Des canards trop bizarres

CanardsCecil Castellucci & Sarah Varon

Des canards trop bizarres

Coup de coeur– Résumé éditeur –

Gwendoline est une cane vraiment très soignée : elle fait chaque matin ses exercices de gymnastique, nage toujours avec une tasse de thé en équilibre sur la tête et regarde chaque soir les étoiles avant d’aller se coucher. Alors quand Elvis, un canard artiste mal peigné, farfelu et vraiment pas très bien élevé, s’installe dans la maison voisine, elle est loin d’être ravie. Elle l’accueille cependant avec gentillesse et, surprise, se découvre plein de passions communes avec ce drôle de voisin.
Ils deviennent rapidement les meilleurs amis. Tout va pour le mieux jusqu’au jour où ils entendent d’autres canards dire de l’un d’eux : «…vraiment trop bizarre, ce canard »

Prix : 11,50€ (édition Rue de Sèvres)  –  Nombre de pages : 104

– Mon avis –

Lors de la masse critique de mars 2014, j’ai eu la chance de recevoir la bande dessinée Des canards trop bizarres de Cecil Castellucci et Sara Varon.

Premièrement, j’ai été agréablement surprise par rapport aux illustrations de cette œuvre. En effet, les couleurs sont très jolies, très vives et nous font ressentir la fraîcheur et la gaieté qui se dégage de cette bande dessinée. Dès la première page de l’histoire, nous pouvons voir une magnifique illustration représentant la chambre de Gwendoline, ce qui nous permet de plonger dans l’histoire dès le départ. On a vraiment l’impression de se trouver dans la pièce grâce à l’angle de vue et via tous les petits détails tels que la commode et ses petits objets, les paires de chaussures ou encore la table de chevet. Vous l’aurez bien compris, les dessins comportent énormément de petits détails qui permettent au lecteur de mieux identifier le contexte de la bande dessinée et de se plonger dans l’histoire.

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, j’ai vraiment bien aimé! Gwendoline est une cane qui aime vivre sa vie seule, aller à la bibliothèque chercher ses livres préférés seule, faire ses longueurs dans la mare avec une tasse sur la tête seule, faire du patchwork seule, manger sa nourriture pour canard avec de la sauce à la mangue seule… Et j’en passe, pour résumer c’est une cane très solitaire. Mais le jour où Elvis (un canard à l’allure vraiment très étrange et négligée!) déménage dans la petite maison à côté de celle de Gwendoline, c’est toute la vie de cette dernière qui se bouleverse. Pourtant très réticente au départ vis à vis d’Elvis, Gwendoline va au fur et à mesure se lier d’amitié avec ce jeune canard désordonné et complètement original. Mais entre ces deux canards, lequel est vraiment le plus bizarre? Gwendoline avec ses drôles de manières et son étrange habitude de nager avec une tasse sur la tête ou Elvis avec son allure négligée et sa drôle de passion pour les créations artistiques plus folles et délirantes les unes que les autres? C’est lors d’un quiproquo que nos deux amis vont réaliser que ce sont les différences qui nous unissent et font d’une personne quelqu’un d’unique et extraordinaire. Et ce n’est pas parce qu’on est différent que l’on est bizarre, on possède juste notre propre personnalité ce qui nous fait sortir du lot et nous qualifie d’étrange auprès des autres. J’ai trouvé la moralité très belle et profonde, cela peut faire réfléchir sur la notion de l’étrangeté. « Qu’est-ce qui est vraiment étrange? Ce qui est différent de nous est-il étrange? Sommes-nous alors étrange aux yeux des autres? »

Cette histoire est vraiment une belle leçon pour les plus jeunes (à partir de 6/7 ans selon moi) car bien qu’il n’y ait pas beaucoup de texte (et je trouve ça bien car je me dis que s’il y en avait énormément, cela dérouterait les petits et les lasserait sûrement, décidément tout a été pensé dans les moindres détails dans cette bande dessinée!), la moralité est bien présente : il ne faut jamais se contenter des apparences de quelqu’un pour la juger, il faut d’abord la connaître la personne plus personnellement! De plus la présence de chapitres change des bandes dessinées ordinaires ; Pour moi Des canards trop bizarres sort complètement de la banalité des bandes dessinées que l’on peut trouver actuellement en librairie et je tiens à féliciter ses auteurs pour l’originalité de l’histoire et des illustrations! Je tiens à ajouter que plein de petits détails m’ont fait rire comme lorsque Gwendoline prépare un gâteau avec des « faux œufs » et du « sucre de canne ». Les annotations présentes tout le long du livre contribuent aussi au caractère unique de ce livre, finalement aussi unique que ses deux protagonistes haut en couleurs!

Je conseille vivement cette bande dessinée aux enfants qui commencent à découvrir le monde merveilleux de la lecture!

BabelioRue de Sèvres

– Citation –

Dans sa vie d’avant, avant Elvis, Gwendoline était parfaitement heureuse. Maintenant, tout lui semble ennuyeux si elle ne peut pas le partager avec Elvis.

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