Roméo et Juliette

Roméo et Juliette

WILLIAM SHAKESPEARE

Roméo et Juliette

4coeurs

– Résumé éditeur –

Un drame fatal se prépare pour un couple d’amoureux nés sous la pire des étoiles, et rien n’apaisera la haine inexpiable que se vouent leurs nobles familles. Ballet, opéra, chanson, cinéma : les enfants de Vérone ont fait le tour du monde. Juliette est victime de son innocence et de sa pureté ; Roméo, de sa fougue. Autant que la rivalité de leurs parents, c’est le destin qui entraîne leur séparation, un mauvais sort fait de hasards, d’accidents et de malchances. Par la grâce du génie poétique de Shakespeare, Roméo et Juliette incarnent toute la tragédie de la jeunesse révoltée au nom de l’amour contre le conformisme et la stupidité du monde adulte.

Prix : 1,55€ (édition Pocket)  –  Nombre de pages : 160

– Mon avis –

En tant que grande passionnée de littérature, il m’était nécessaire de découvrir les pièces de théâtre de William Shakespeare. J’ai donc commencé par la célèbre tragédie Roméo et Juliette, dont l’histoire a traversé les siècles pour devenir aujourd’hui mythique. Bercée par les notes profondes et dramatiques du ballet « Roméo et Juliette » de Prokofiev, j’ai adoré découvrir le texte original de ce qui constitue l’une des plus belles histoires d’amour de tous les temps.

L’histoire se déroule à Vérone, où depuis déjà plusieurs années, la famille Montaigu et la famille Capulet se vouent à une haine sans merci. Malgré l’exaspération et les punitions de plus en plus sévères du Prince de Vérone, qui souhaiterait que les deux familles se réconcilient, les drames entre les familles s’enchaînent et s’accroissent tout au long de la pièce. Vient le jour où Roméo, fils des Montaigu, et Juliette, fille des Capulet, s’éprennent l’un de l’autre, ponctuant ainsi la portée dramatique de ces conflits familiaux.

J’ai adoré découvrir la plume de Shakespeare, à la fois triste et exaltée, car elle a su me transporter dans l’amour intense et passionné entre Roméo et Juliette, mais aussi dans la haine et l’horreur dans lesquelles les deux familles se sont laissées empêtrer. J’ai relevé dans cette pièce tant de belles citations qui illustrent parfaitement la beauté de l’amour et la sincérité des sentiments entre Roméo et Juliette.

J’ai par contre été fort surprise de la rapidité avec laquelle Roméo et Juliette sont tombés amoureux. Je suis d’accord qu’il s’agit d’un coup de foudre mais tout de même, il y avait un grand manque de crédibilité lors de leur rencontre amoureuse puisque seulement quelques pages avant le dit-coup de foudre, Roméo pleurait et souffrait des rejets de Rosaline, dont il était apparemment éperdument amoureux. Je n’ai donc pas compris comment d’une seconde à l’autre il aurait pu ressentir ce même amour fou pour quelqu’un qu’il ne connaît même pas. Je regrette donc que la rencontre entre Roméo et Juliette ne soit pas plus subtile et travaillée. De même que cet élément majeur de l’histoire fut pour ma part bien trop bref ; je suis vraiment déçue d’être passée à côté.

Néanmoins, cela ne m’a pas gâché mon plaisir de lecture car même si la fameuse scène du bal ne m’a pas émue, ce que nos deux protagonistes nous réservent dans les actes suivants est à la hauteur de tout ce que j’espérais. Cette pièce de théâtre m’a vraiment passionnée à partir du troisième acte. L’amour et la fidélité que Roméo et Juliette se consacrent est tellement beau et puissant. Le fait que ce soit une tragédie rend l’histoire encore plus profonde et émouvante. Je l’ai trouvée très bien ficelée et j’avais vraiment envie de rentrer dans l’histoire pour éviter l’inévitable. Mais que serait une tragédie sans drame, que serait l’histoire de Roméo et Juliette sans leur sort funeste ?

J’ai beaucoup aimé le personnage de Frère Laurence. Je l’ai trouvé tellement dévoué, prêt à aider Juliette quoi qu’il en coûte, prêt à tout donner pour que les deux familles se réconcilient. Je l’ai trouvé très moderne pour l’époque car il ne faut pas oublier son statut d’homme d’église, qui ne lui permet pas tout, qui lui pose des limites à ne pas franchir et qui pourtant sont franchies dans un but purement bienveillant.

En ce qui concerne la fin de la pièce, il est vrai qu’elle peut paraître assez précipitée voire peu crédible mais je l’ai trouvée intéressante et pleine d’espoir. Mais il est tout de même dommage et paradoxal de voir naître la paix par le biais de bains sanglants et de drames inéluctables. Roméo et Juliette est pour moi une pièce qu’il faut avoir lu au moins une fois, tout au moins pour l’écriture et la beauté parfois assez lugubre de ce que l’amour inassouvi peut nous réserver.

– Citations –

L’amour court vers l’amour comme l’écolier hors de la classe ; mais il s’en éloigne avec l’air accablé de l’enfant qui rentre à l’école.

*

ROMÉO. – Restez donc immobile, tandis que je recueillerai l’effet de ma prière. (il l’embrasse sur la bouche.) Vos lèvres ont effacé le péché des miennes.
JULIETTE. – Mes lèvres ont gardé pour elles le péché qu’elles ont pris des vôtres.
ROMÉO. – Vous avez pris le péché de mes lèvres ? Ô reproche charmant ! Alors rendez-moi mon péché. (il l’embrasse encore.)

*

L’amour est une fumée formée des vapeurs de soupirs.

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TAG – L’improbable littéraire

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« Le problème d’un bon livre, c’est qu’on voudrait connaître la fin sans jamais le terminer. » Je trouve cette citation parfaite pour expliquer le côté paradoxal que nous pouvons avoir, nous, littéraires. J’ai beaucoup aimé faire ce tag et je me rends compte qu’il ne faut jamais se fier à nos premières pensées sur un livre. Parfois, on peut être grandement surpris et préférer un livre qui ne rentre pas dans notre zone de confort, ou à l’inverse ne vraiment pas aimer un livre qui avait pourtant toutes les caractéristiques pour nous plaire. Le hasard fait parfois bien les choses et nous mène à de merveilleuses découvertes !

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  1. Un roman qu’on apprécie qui pourtant sort de notre zone de confort

L'Etranger

L’Etranger d’Albert Camus. Mon genre de prédilection, je pense que vous le savez tous en ayant un peu regardé mon blog, c’est la littérature de jeunesse. Et pourtant, je suis une lectrice aux goûts éclectiques, je lis un peu de tout parce-que je pense qu’on peut avoir une zone de confort sans pour autant être fermé aux autres genres littéraires. On peut par exemple apprécier un thriller alors qu’on est plus roman à l’eau de rose. Moi c’est pareil, ce que je préfère par-dessus tout c’est la littérature de jeunesse dans sa globalité, que ce soit du fantastique, de la romance, de l’humour, du girly, de la dystopie etc. quelle que soit la forme (albums, romans, bandes-dessinées…) mais j’adore par moment me plonger dans un bon classique, lire de la poésie etc. L’Etranger est un livre qui m’a vraiment laissée perplexe quand je l’ai refermé mais qui m’a permis de m’interroger sur la condition humaine. Et je l’ai adoré plusieurs semaines après l’avoir lu car j’y pensais encore : c’est là que je me suis dit « Ah oui, quand même ! J’ai lu un livre extraordinaire  ! ».

  1. Un roman qu’on n’a pas aimé étant dans notre zone de confort

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Meilleures ennemies d’Alexa Young. Tout était réuni pour être dans mes critères : un roman jeunesse comprenant une histoire typiquement girly avec de l’amitié (et son contraire), de la mode, de la jalousie, de l’humour – enfin une histoire de nana quoi. Tout était réuni pour que je passe une lecture détente et sans prise de tête. Mais pour moi, ce livre a battu des records au niveau des clichés et de « l’immoralité ». Entre une dispute – dont on ne sait la cause ? – qui éclate entre deux meilleures amies qui s’adorent et qui passent en un clin d’œil de meilleures amies aux pires ennemies du monde, des comportements énervants à souhait et des placements de produits tout le long que cela en devient désespérant… Non, ça ne l’a pas fait avec moi. Peut-être que cela plaira plus aux jeunes adolescentes.

  1. Un personnage qu’on pensait détester et que finalement…

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Honey dans la saga Les Filles au Chocolat. Pour moi, c’était tout simplement une peste qui ne pensait qu’à être agressive sans raison particulière et qui voulait monopoliser toute l’attention. Je ne pouvais vraiment pas la supporter ! Et pourtant au fil des tomes, elle nous dévoile sa fragilité et on se rend compte que ce n’est pas une mauvaise personne. Elle ne sait juste pas comment exprimer ses maux. On prend peu à peu conscience de ses failles, on voit tout ce qu’elle a subi et continue de subir et tout de suite on se sent plus proche d’elle. De l’agacement profond (j’avais vraiment envie de la frapper à certains moments), je suis passée à de l’affection et de la compréhension pour finalement l’apprécier. Elle est clairement remontée dans mon estime et fait partie des meilleurs personnages de la saga.

  1. Un personnage qu’on pensait apprécier et que finalement…

La vie est un conte de filles

Crow dans la duologie La vie est un conte de filles de Sophia Bennett. Je l’ai trouvée irrespectueuse et insupportable. Tout le monde se plie en quatre pour qu’elle puisse vivre son rêve mais aucune reconnaissance, même pas un merci, même pas de paroles tout simplement. Elle ne répond même pas, elle ne fait que hausser les épaules et franchement je me suis demandée pourquoi elle avait autant de soutien. Je ne vois pas comment on peut s’attacher à elle. Ce n’est pas parce qu’on a un lourd passé qu’on doit oublier les bonnes manières et les remerciements.

  1. Un roman que l’on a acheté pour sa couverture et qui est devenu un véritable coup de cœur

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Pourrie gâtée de Kate Brian. J’ai eu un gros coup de cœur pour l’objet-livre avec sa couverture girly et pailletée. J’avais tout de même lu le résumé qui me paraissait sympathique, mais avec une autre couverture je ne l’aurais peut-être pas forcément acheté. Et quelle surprise lors de ma lecture ! C’est simple, je n’ai pas réussi à décrocher de ce roman une seule fois. Je ressentais le besoin d’y retourner à chaque fois que je devais le poser. J’ai trouvé ce roman bien plus profond que ce qu’il laissait paraître. Si vous aimez les lectures jeunesse, girly, qui sortent de l’ordinaire avec un fond approfondi et moins enfantin, je vous le conseille fois mille.

  1. Un roman dont on n’a pas aimé le résumé mais qui au final nous a grandement surpris

Le pays où l'on n'arrive jamais

Le Pays où l’on n’arrive jamais d’André Dhôtel. Disons que le résumé n’est pas ce qui a de plus palpitant. En fait, c’est un résumé très vague, qui laisse peu de place aux suppositions, et donc je ne m’attendais à trouver grand-chose d’extraordinaire dans ce petit livre, je me suis dit que ça serait une histoire de retrouvailles certes sympathique mais simple. Mais quand j’ai commencé ma lecture, quelle surprise ! J’ai clairement été happée par l’histoire. Pas moyen de quitter Gaspard et le mystérieux fugitif. Cela allait de rebondissements en rebondissements, j’avais le cœur qui battait à cent à l’heure, j’étais énervée, heureuse, triste, toutes les émotions y passaient. Et que de poésie dans ce roman, j’étais transportée au long de l’histoire et particulièrement lorsqu’il y avait le cheval-pie : quand je fermais les yeux j’avais l’impression d’être sur le dos de ce cheval, galopant dans ces bois aux aspects féériques et irréels. C’est ça la magie de la vraie littérature, nous faire voyager même en restant au lit.

  1. Un roman qu’on ne sait pas pourquoi on l’a acheté mais qu’on a tout bonnement adoré

La fille de papier

La fille de papier de Guillaume Musso. Pour tout dire, il s’agit du tout premier Musso que j’ai lu. J’étais encore une adolescente, j’avais entendu parler de cet auteur sans forcément connaître le genre de romans qu’il écrivait. Un jour alors que j’étais à un salon du livre, j’ai vu sur un stand une belle édition limitée de La fille de papier avec une ambiance romantique et cocooning. Il n’en restait qu’un seul, je ne pouvais pas le laisser, c’était un achat purement pulsionnel. Et dès lors de ma lecture, j’ai eu un véritable coup de cœur pour ce roman, alors je suis vraiment bien contente d’avoir une édition limitée aussi superbe. Et je suis aussi contente car cela m’a fait découvrir un des auteurs qui aujourd’hui fait partie de mes favoris.

  1. Un livre dont étonnamment on a préféré l’adaptation

Bilbo le Hobbit

Bilbo le Hobbit de J.R.R. Tolkien. J’ai adoré le livre comme le film mais pour moi le film était plus complet que le livre. Il y a eu beaucoup de rajouts dans l’adaptation et j’ai trouvé que cela apportait un gros plus à l’histoire. Par exemple dans le roman, il manquait la présence de Legolas et de Tauriel, et donc forcément il n’y avait pas la romance entre Tauriel et Kili étant donné que Tauriel n’existait pas. De plus, j’ai trouvé le personnage de Thorin Ecu-de-Chêne bien plus approfondi dans le film. C’est mon personnage préféré et donc le fait qu’il soit plus présent et plus charismatique, c’était que du bonheur.

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Je remercie Les Dégustations Littéraires d’avoir pensé à moi pour ce tag pas forcément simple au premier abord mais très sympathique à réaliser ! N’hésitez-pas à le reprendre, je trouve ça chouette de pouvoir comparer ses réponses avec d’autres lecteurs et par conséquent découvrir de nouveaux livres !

La Bibliothécaire

La Bibliothécaire

Gudule

La Bibliothécaire

Heart– Résumé éditeur –

Pourquoi la vielle dame qui habite en face de chez Guillaume écrit-elle très tard la nuit? Quelle est cette jeune fille qui ne sort de chez elle qu’à le nuit tombée? Pour résoudre ces mystères, Guillaume se lance dans un fantastique voyage au pays des livres et de l’écriture.

Prix : 4,95€ (édition le Livre de Poche Jeunesse)  –  Nombre de pages : 192

– Mon avis –

J’ai un avis vraiment mitigé quant à ce roman. L’histoire est dans l’ensemble intéressante, avec de bonnes idées et beaucoup d’imagination de la part de l’auteure, mais tout cela est trop peu voire trop mal exploité. Malgré un résumé appâtant, on réalise dès notre lecture que l’histoire est sens dessus dessous, sans réelle intrigue et beaucoup trop brève.

Chaque nuit, un adolescent prénommé Guillaume aperçoit dans l’immeuble face au sien une vieille dame qui ne cesse d’écrire. Et dès lors qu’elle termine d’écrire, une jolie jeune fille sort de l’immeuble en courant. Où ? On ne sait pas. Guillaume ne peut donc s’empêcher de se demander ce qu’il se trame et de s’interroger sur l’endroit où elle pourrait bien se rendre. Jusqu’au jour où sa curiosité va le mener à suivre cette mystérieuse et belle inconnue, devenue le centre de ses pensées. A travers diverses aventures, Guillaume, accompagné de son meilleur ami Doudou, va explorer le monde riche et merveilleux de la littérature.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé l’histoire sympathique : j’ai bien aimé la manière dont Gudule aborde le thème de la littérature. On voit que lorsqu’elle a écrit ce roman, elle a vraiment voulu transmettre sa passion des livres aux plus jeunes et cet aspect m’a énormément plu. De même que j’ai vraiment adoré survoler de grands classiques littéraires, passant ainsi d’Alice au Pays des Merveilles aux Misérables jusqu’au Petit Prince. Je trouve cela ingénieux de faire découvrir de grands classiques aux jeunes lecteurs – qui ne s’y intéresseraient pas forcément d’eux-mêmes – à travers un petit roman jeunesse. J’ai par exemple moi-même eu envie de relire le Petit Prince avec ce livre. De plus, il y a plusieurs passages qui sortent du lot et nous amènent à nous interroger quant aux bienfaits des livres dans notre vie, notamment quand le Petit Prince explique à Guillaume que les livres nous permettent de vivre et revivre des moments que l’on a adorés à notre guise grâce à la relecture.

Néanmoins, il y a beaucoup trop de failles dans ce roman qui m’ont empêchée de l’apprécier entièrement. J’ai trouvé cette histoire peu crédible. Certes, il s’agit de fantastique et forcément il ne faut pas s’attendre à ce que ce soit plausible. Mais l’histoire s’enchaîne trop vite et part un peu dans tous les sens, elle est sans véritable structure puisqu’il n’y a pas forcément de liens entre chaque aventure. Les personnages m’ont paru peu développés ce qui ne nous permet malheureusement pas de nous attacher pleinement à eux. J’ai trouvé sympathiques Guillaume et Doudou mais c’est tout, en aucun cas je ne me suis retrouvée en eux ou m’y suis identifiée, ne serait-ce qu’une fois. Ce manque d’attache naît du manque de descriptions. Et je pense que des personnages qui nous semblent lointains ne peuvent pas nous marquer pendant notre lecture. C’est un livre qui une fois lu, est vite oublié.

Beaucoup d’éléments m’ont dérangée lors de ma lecture notamment divers clichés comme celui de l’adolescent qui ne sait pas DU TOUT écrire. D’accord, aujourd’hui beaucoup de jeunes se fichent éperdument de l’orthographe et malheureusement rares sont ceux qui ont un réel bon niveau en grammaire, mais de là « ha èkrir kome sa »… Pas un mot sans faute, même sur les prénoms, il ne faudrait pas prendre les jeunes pour des ânes non plus. Après, le cliché de l’ami noir qui rappe à chacune de ses paroles, ça va au début mais ça devient très vite fatiguant « d’aaa-voiiir affaiiiiire à quelqu’unnn qui paaaar-leee touuuu-jouuurs en veeeers, YO ». Enfin, vous voyez le genre… Une fois, à la rigueur mais bon, toutes les deux pages… C’est un humour sympathique aux premiers abords mais qui devient vite lourd. Idem quand l’auteure n’assimile pas la bande-dessinée à de la vraie littérature. D’accord, il n’y a pas autant de texte que dans un roman et cela laisse moins place à l’imagination étant donné qu’il y a des images, mais il y a aussi de belles pépites en bandes-dessinées. Je pense que tous ces petits éléments une fois assemblés nuisent à l’histoire et c’est bien dommage.

Cependant j’aime beaucoup les thèmes qui ressortent de ce roman tels que l’amour, l’amitié et l’imagination. Et j’ai apprécié le fait que les jeunes peuvent se retrouver à travers Guillaume qui ne s’intéresse pas beaucoup à ses cours, et qui comme lui, peuvent évoluer au fil des pages et comprendre l’importance des mots et des livres dans la vie.

Je pense donc que c’est un livre qui plaira aux plus jeunes et pourra leur permettre d’avoir le goût de la lecture, ou du moins leur donner une meilleure image des livres, de leur montrer la littérature sous un angle différent, un angle qu’ils n’auraient jamais envisagé auparavant. Il est juste dommage qu’une fois fini, ce livre nous laisse un goût d’inachevé.

– Citations –

« Je déteste les livres où les gens meurent.
– C’est parce que tu ne les ouvres pas à la bonne page, dit le Petit Prince.
– Comment ça ?
– Ce qu’il y a de bien dans les histoires, c’est qu’on peut toujours revenir en arrière.
– Que veux-tu dire?
– C’est l’avantage qu’ont les livres sur la vie réelle. Dans la vie réelle, quand un drame arrive, on se dit : « Comme j’aimerais retourner dans le passé, profiter du bonheur d’avant ! » La lecture nous donne cette possibilité : il suffit de reprendre les chapitres précédents, et on revit les moments que l’on aime chaque fois qu’on le désire. »

*

Ce qu’il y a de bien, avec la parole, c’est qu’elle n’a ni orthographe ni ponctuation.

*

J’ai respiré ses cheveux. Ils sentaient la vanille, la cannelle, la violette. Ce parfum-là, c’était le parfum du bonheur.

*

Le temps est moins cruel qu’on ne le pense. Derrière ses stigmates, les êtres ne changent pas. De beaux meubles, même sous plusieurs couches de peinture, conservent leur grâce. Il suffit de les gratter pour les retrouver intacts. Les gens, c’est pareil…

 Gudule, La bibliothécaire

La potion magique de Georges Bouillon

La potion magique de Georges Bouillon

Roald Dahl

La potion magique de Georges Bouillon

4coeurs– Résumé éditeur –

La plupart des grands-mères sont d’adorables vieilles dames, gentilles et serviables. Hélas, ce n’est pas le cas de la grand-mère de Georges ! Grincheuse, égoïste, elle ressemble à une sorcière et elle a des goûts bizarres : elle aime se régaler de limaces, de chenilles… Un jour, alors qu’elle vient une fois de plus de le terroriser, Georges décide de lui préparer une potion magique. Une potion aux effets surprenants … et durables !

Prix : 6,70€ (éditions Folio Junior)  –  Nombre de pages : 128

– Mon avis –

Premières incursions dans l’univers de Roald Dahl. Je n’ai effectivement jamais lu de livre de cet auteur durant mon enfance, bien qu’il soit considéré comme un auteur classique de la littérature de jeunesse. Néanmoins, comme une grande majorité, j’ai vu plusieurs adaptations cinématographiques de ses romans, notamment les plus connus tels que Charlie et la chocolaterie ou encore James et la grosse pêche. Et donc je connais plus ou moins la fantaisie et l’imagination que pouvait avoir Roald Dahl.

Mais afin de vraiment découvrir cet auteur, j’ai voulu commencer avec un livre dont je ne connaissais rien et donc auquel je ne savais pas à quoi m’attendre. C’est par hasard que je me suis plongée dans La potion magique de Georges Bouillon.

Georges est un petit garçon de huit ans qui ne supporte plus sa Grand-Mère maternelle, surnommée Grandma, puisque cette dernière profite de l’absence de ses parents pour l’importuner. Mais Georges refuse de se laisser martyriser par Grandma – qui se révèle en plus de ça être une très méchante sorcière – et de ce fait, décide de lui concocter une potion avec tout ce qu’il trouve dans sa maison. Ainsi, il espère la transformer, la rendre meilleure ou tant pis ce qu’il lui adviendra. De cette potion vont naître des effets spectaculaires et surprenants, au point de donner des idées à Monsieur Gros Bouillon, le père de Georges, qui espère reproduire cette potion à l’aide de son fils afin de la commercialiser et changer le monde.

Qu’est-ce que j’ai ri ! En fait, je me suis amusée tout au long de cette histoire rocambolesque : qu’est-ce que c’était pétillant et drôle ! L’écriture de Roald Dahl est vraiment à mourir de rire. Impossible de rester de marbre. L’histoire est déjà très originale en soi, mais alors la façon de la raconter l’est encore plus. La manière dont on parle de la Grand-Mère est juste trop drôle. On n’est pas du tout dans une écriture vulgaire étant donné que c’est un livre destiné à des enfants, mais les paroles sont vraiment crues et décapantes. Et croyez-moi, c’est bien plus drôle que des insultes ! Quelques exemples : « Je vais lui préparer une nouvelle potion, une potion si forte, si violente et si fantastique qu’elle la guérira complètement ou lui fera sauter la cervelle ! », « Pas d’hésitation, pas de question, pas d’embrouillamini pour savoir si un produit secouerait ou non la vieille. », « Georges ne voulait pas rester avec un cadavre sous le bras », « Le premier qu’il trouva fut un grand paquet de superblanc pour machines à laver automatiques : ‘’La saleté s’en va comme par magie.’’ Grandma était-elle ou non automatique ? En tout cas, c’était sûrement une vieille femme sale. », ou encore Georges ajoutant de la nourriture pour canaris dans sa potion : « Ça fera chanter la vieille perruche ! » Je n’en cite pas plus afin que vous découvriez le reste par vous-mêmes.

Dès les premières lignes, les voix des personnages se sont tout de suite imposées à moi : je me suis imaginée leurs voix de manière presque instinctive tellement le ton est donné, tellement l’humour est présent dès le départ. Et je trouve que c’est une qualité vraiment nécessaire à un écrivain – donner le ton – que Roald Dahl exploite avec une authenticité et un humour vraiment singulier.

Pour ma part, ce petit roman est une très belle découverte – pour son histoire comme pour son auteur – et me donne très envie de continuer à découvrir l’œuvre de Roald Dahl.

La potion magique de Georges Bouillon

– Citations –

Georges n’y pouvait rien, il détestait Grandma. C’était une vieille femme grincheuse et égoïste qui avait des dents jaunâtres et une petite bouche toute ridée comme le derrière d’un chien.

*

Le premier qu’il trouva fut un grand paquet de superblanc pour machines à laver automatiques : « La saleté s’en va comme par magie. » Grandma était-elle ou non automatique ? En tout cas, c’était sûrement une vieille femme sale.

*

Et une cuillerée pour Grandma !
Allons, avale-moi ça !
C’est bon, n’est-ce pas ?
Va-t-elle éclater ? Exploser ?
S’envoler par-dessus les toits ?
S’évanouir dans la fumée ?
Pétiller comme du Coca ?
Qui sait ? En tout cas, pas moi !
Ma chère, chère Grand-maman,
Si tu savais ce qui t’attend…

*

Grandir est une sale manie des enfants.

*

Hourra ! Cornes à la sorcière,
Vive la chaudière !
Hourra ! Cornes à la potion,
Vive le chaudron !
Pétille, clapote, barbouille,
Siffle, crachote, gargouille !
Fais tes prières, Grand-mère !

Illustration Georges Bouillon par Quentin BlakeIllustration par Quentin Blake

 

L’Etranger

L'EtrangerAlbert Camus

L'Etranger

4coeurs– Résumé éditeur –

« Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français… »

Prix : 5,90€  (éditions Gallimard, collection Folio)  –  Nombre de pages : 191

– Mon avis –

Etrange roman qu’est L’Etranger d’Albert Camus. J’ai un peu de mal à mettre des mots sur ce que j’ai ressenti au cours de ma lecture tellement elle me fit passer par des palettes d’émotions totalement différentes et même contradictoires. C’est un livre qui nous laisse comme une saveur étrange, un ressenti totalement déconcertant : en fait, tout est étrange dans ce roman et ce du début à la fin.

Dans un premier temps, ce n’est pas un livre que j’ai aimé une fois que je l’avais refermé. En réalité, je me suis même demandé quel était son réel intérêt et pourquoi y’avait-il tant d’engouement face à ce roman. Mais après de mûres réflexions, j’ai commencé à l’apprécier et à comprendre son impact dans l’histoire littéraire : c’est un livre auquel je repensais après l’avoir reposé, sur lequel je m’interrogeais beaucoup. Je me suis énormément questionnée sur le monde qui m’entourait et c’est de là que j’ai compris pourquoi Camus a eu le prix Nobel.

« Aujourd’hui, Maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. »
Dès le début, je me suis sentie proche du narrateur et personnage principal Meursault, alors même que je m’y sentais complètement étrangère au vu de son absence de sentiments, sa façon de parler et d’annoncer la mort de sa mère qui était tellement dénuée d’émotions. Les mots qu’il emploie, l’absence d’affection et de certitude dans ses paroles m’ont fait comprendre que ce narrateur n’était pas comme nous. Mais je n’ai pas réussi à le détester bien que ses comportements relevaient de l’inacceptable comme par exemple lorsqu’il fumait devant le corps de sa mère entreposé dans une salle ou encore qu’il allait rire devant un film de Fernandel le lendemain de son enterrement. Tous les éléments qui se succèdent dans ce roman paraissent tellement insensés, inappropriés face aux situations présentées que ça en devient déroutant. le narrateur semble accorder plus d’importance à des événements inutiles tels que ses voyages en autocar, les réactions de son patron ou encore l’apparence des personnes qui descendent du tramway le soir. On est face à un personnage vide, qui clairement nous sidère par ses actes, qui nous donne l’impression de se ficher de tout. Bref, on se trouve face à un personnage auquel on ne peut se retrouver, auquel tout nous dissocie. Mais doit-on toujours s’identifier à un personnage dans un livre ? Je ne pense pas car c’est justement cette non-identification qui fait la force de ce roman.

Mais tantôt Meursault nous apparaît antipathique, tantôt on ressent… je ne dirais pas de la peine mais presque, du moins on s’interroge vraiment sur son cas et personnellement je n’ai pas réussi à le détester. On est face à un personnage qui semble se contenter de ce que la vie lui offre. le roman est marqué par des descriptions de plaisirs simples comme fumer une cigarette, partir se baigner en pleine mer, profiter de la fraicheur du soir et de l’amour. « J’avais laissé ma fenêtre ouverte et c’était bon de sentir la nuit d’été couler sur nos corps bruns. » Et même dès lors les dernières pages, j’étais encore sans voix d’autant de je-m’en-foutisme, d’un personnage qui puise son bonheur là où je n’en vois aucun à puiser… ! C’est dingue, je n’attendais vraiment rien de ce roman et je pense que c’est l’une de mes lectures qui me marque le plus.

Je suis restée perplexe et à la fois secouée. Il y a des livres comme ça qu’on commence à apprécier une fois que le message qu’il tente de nous transmettre prend tout son sens. Et ce fut le cas pour L’Etranger. J’aime les livres qui nous font réfléchir et celui-ci m’a particulièrement fait réfléchir par rapport à ce que la société nous impose, par rapport à la condition humaine. Ce qui découle clairement de ce roman, c’est que la société remet en question ce qui la remet en question. C’est assez déstabilisant voire révoltant car quand on ne se conforme pas aux normes de la société, cette dernière tente de nous exclure complètement du monde. Ce livre, malgré sa publication en 1942, n’a pas fini de susciter des réactions chez ses lecteurs et je trouve que plus l’on avance dans le temps et plus ce livre s’adapte à la société. Albert Camus disait de Meursault « qu’il est condamné parce qu’il ne joue pas le jeu ». Il est apparu comme un monstre au sein de la société puisqu’il a dénoncé l’hypocrisie et le jeu social. Il disait également que « dans notre société, tout homme qui ne pleure pas à l’enterrement de sa mère risque d’être condamné à mort. » La société attend que la personne qui perd sa mère rentre dans un système de manifestation de sentiments or Meursault refuse de rentrer dans le système. Et c’est bien de là que naissent tous ses problèmes puisqu’il est absent de ce qu’on attend socialement de lui. On a assimilé son crime avec son absence sociale, on a lié deux éléments sans lien direct pour mieux s’acharner contre lui.

Un livre aux abords et à l’écriture simples mais qui en réalité nous amène à une vraie remise en question du monde qui nous entoure et même de nos propres agissements. En effet, que veut dire « mère décédée » avec « sentiments distingués » ?

– Citations –

Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile: « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.
*
On se fait toujours des idées exagérées de ce qu’on ne connaît pas.
*

Il m’a semblé que mon image restait sérieuse, alors même que j’essayais de lui sourire.

*

Ce qui m’attendait alors, c’était toujours un sommeil léger et sans rêves. Et pourtant quelque chose était changé puisque, avec l’attente du lendemain, c’est ma cellule que j’ai retrouvée. Comme si les chemins familiers tracés dans les ciels d’été pouvaient mener aussi bien aux prisons qu’aux sommeils innocents.

*

J’ai secoué la sueur et le soleil. J’ai compris que j’avais détruit l’équilibre du jour, le silence exceptionnel d’une plage où j’avais été heureux. Alors, j’ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s’enfonçaient sans qu’il y parût. Et c’était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur. 

Le maître des Livres (Tome 1)

Le maître des Livres

Umiharu Shinohara

Le maître des livres 1

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

À la bibliothèque pour enfant « La rose trémière » vous êtes accueillis et conseillés par Mikoshiba, un bibliothécaire binoclard célèbre pour son caractère bien trempé. Mais contrairement à ce qu’il peut laisser paraître, c’est un professionnel de premier ordre. Aujourd’hui encore, adultes comme enfants perdus dans leur vie viennent à lui en espérant qu’il leur trouvera le livre salvateur. Une histoire passionnante centrée sur la littérature et Mikoshiba, le « sommelier du livre pour enfant ».

Prix : 8,50€ (édition Komikku)  –  Nombre de pages : 192

– Mon avis –

Le maître des livres est un manga très original et fascinant qui aborde le thème de la littérature de manière à transmettre la passion des livres au lecteur. Lors de ma lecture de ce manga, j’ai senti que l’auteur était vraiment passionné et admiratif de ce que la littérature peut apporter dans le quotidien des gens, du pouvoir bénéfique et dépaysant que les histoires peuvent amener dans la vie de chacun ; et c’est cet aspect qui m’a particulièrement plu et qui, à mon sens, a donné tout le cachet à ce manga.

L’histoire débute avec le personnage de Myamoto, un jeune homme à la vie assez désordonnée puisque nous le découvrons sortant d’une soirée où il a bu beaucoup d’alcool pour oublier ses malheurs. En tentant de rentrer chez lui, Myamoto va se trouver face à une bibliothèque pour enfant nommée « La rose trémière », bibliothèque qu’il n’a jusqu’alors jamais vue et qui va l’intriguer par le fait que malgré l’heure tardive, elle soit encore ouverte. Ainsi donc il va s’y réfugier et faire la connaissance de Mikoshiba, un bibliothécaire acariâtre, franc et énigmatique qui ne va donc pas hésiter à le remettre en place dès le départ. 

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Mais peu à peu, Myamoto va trouver ses marques dans cette bibliothèque : il va voir en ce lieu comme une sorte de havre de paix où la littérature peut laisser pleinement s’exprimer tous ses effets ressourçants et libérateurs. De fil en aiguille, nous allons découvrir d’autres personnages pour qui les livres se sont avérés être comme un second souffle, une renaissance de soi et surtout une belle prise de conscience. J’ai adoré la façon dont ce manga nous narre le quotidien de manière réaliste mais sans omettre le rêve et la spontanéité, bases-mêmes de ce premier tome prometteur. La littérature est vraiment mise à l’honneur et ne peut que passionner tout accro à la lecture.

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Tous les personnages ont leurs caractéristiques propres et sont attachants à leur façon. Le personnage de Mikoshiba m’a beaucoup plu bien qu’il soit peu sympathique et toujours très mystérieux. Malgré que nous ayons pu nous immiscer dans un flashback sur son enfance, on ne sait pas grand chose sur lui bien que cela fut suffisant pour me permettre de mieux l’apprécier et le comprendre. J’ai trouvé le personnel de la bibliothèque très amusant et chaleureux. Cela donne envie d’aller à la bibliothèque et d’être aussi bien conseillés qu’à « La rose trémière » !

« Le rôle d’un bibliothécaire est de donner envie aux gens de lire…ainsi que de trouver les livres qui pourraient plaire aux gens ! C’est parce qu’il y a des bibliothécaires capables de ça que l’on se rend dans les bibliothèques ! »

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J’ai également adoré le fait que dans un livre, nous plongeons par petits fragments dans d’autres livres comme par exemple Le prince heureux d’Oscar Wilde ou encore L’île au trésor de Stevenson. Nous n’avons donc pas affaire à des livres fictifs mais bien réels. En plus de nous donner envie de continuer cette série de manga, cela nous donne envie de nous plonger dans les classiques de la littérature de jeunesse. 

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Ce manga est une incitation à la lecture, une invitation à voyager dans les mondes infinis et extrêmement riches des histoires. Il nous montre les bienfaits que peut nous apporter la littérature et tout cela se fait en douceur, en humour et en légèreté. Et le fait que ce soit présenté comme une histoire dépourvue de fantastique nous rapproche encore plus des personnages puisqu’ils pourraient être nous. J’ai adoré ce premier tome tellement frais et addictif ! Que demander de plus mis à part la suite ? 

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– Citations –

Ce n’est pas toi qui choisis les livres… Mais les livres qui te choisissent.

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Quel est le problème des livres pour enfants ? Tu te crois suffisamment adulte pour avoir le droit de considérer comme stupide la lecture des livres pour enfants ?!

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Arriver à trouver le livre qui nous plaît parmi tout ce choix…C’est comme une sorte de chasse au trésor. A quoi cela sert d’enlever ce plaisir aux enfants ?

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On parle souvent de « livres pour enfants » ou de « livres pour adultes ». Mais la réalité est qu’il n’y a pas d’âge pour apprécier un livre.

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Ernest & Rebecca – Mon copain est un microbe (Tome 1)

Ernest & Rebecca (T.1) Mon copain est un microbe

Guillaume Bianco & Antonello Dalena

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Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Je m’appelle Rebecca. J’ai six ans bientôt et demi et je suis souvent malade. En plus, mon papa et ma maman veulent se séparer et ça me rend triste. Heureusement Ernest est là pour me remonter le moral. Ernest, c’est un super microbe et un super copain ! Je l’ai attrapé un jour de pluie. Ensemble, on rigole bien…

Prix : 10,60€ (édition Le Lombard)  –  Nombre de pages : 48

– Mon avis –

Cette bande-dessinée est pour moi un véritable coup de cœur. Nous suivons Rebecca, une petite fille de six ans qui n’a pas forcément la vie facile. Elle tombe sans cesse malade et ses parents sont sur le point de divorcer. Mais malgré tout c’est une petite fille pleine de joie, d’espoir et d’énergie. Un jour pluvieux, alors qu’elle s’est éclipsée de chez elle pour aller chasser les grenouilles, elle va faire la rencontre d’un microbe drôle et très sûr de lui, nommé Ernest.

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De leur rencontre saugrenue va naître une amitié très forte et hors du commun. Alors que ses parents ne s’entendent plus et qu’il règne une ambiance pesante au sein de la maison, Rebecca va trouver en Ernest plus qu’un compagnon : il va très vite devenir pour elle un ami très cher, une sorte de confident. J’ai adoré voir leur amitié se développer au fil des pages et la consolation qu’Ernest a pu apporter à Rebecca au quotidien. Ils s’entendent tellement bien ensemble qu’elle va tout faire pour conserver son microbe coûte que coûte… au point d’en faire voir de toutes les couleurs à son médecin le Dr Fakbert. Le pauvre quand même mais c’est tellement drôle ! 

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Les maladies sont traitées avec beaucoup d’humour ce qui peut permettre aux plus jeunes lecteurs de les prendre avec plus de légèreté et donc d’être moins angoissé à l’idée d’avoir une grippe ou tout autre virus. J’ai trouvé le passage de la  jalousie d’Ernest très drôle : d’autres microbes sont venus rendre visite à Rebecca et Ernest a eu peur qu’ils prennent sa place au point de faire une crise. « C’est pas croyable ! Je m’absente cinq minutes et tous les parasites du coin viennent frapper à ta fenêtre !!! » Ça m’a beaucoup amusée comme de nombreux autres passages que je vous laisse découvrir par vous-mêmes.

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C’est une bande dessinée qui m’a fait beaucoup rire tout comme à la fois m’a beaucoup émue, que ce soit par les bêtises causées par notre duo de choc ou encore le thème difficile de la séparation qui à elle-même constitue un virus destructeur de famille. D’ailleurs j’ai beaucoup aimé la façon dont Rebecca, avec l’aide d’Ernest, va user de diverses techniques pour que ses parents se réconcilient. Sous sa carapace humoristique et pleine de tendresse, Ernest & Rebecca traite donc des sujets difficiles comme la manière dont l’enfant voit la séparation de ses parents, le vide que cela peut lui laisser dans le cœur mais qui n’est pas forcément vu par les parents qui délaissent souvent le ressenti de l’enfant, puisqu’ils passent leur temps à se disputer. Mais tout cela est traité avec ingéniosité et à l’aide de nombreux passages comiques et attendrissants, ce qui nous fait au final passer un moment très divertissant. Je recommande vivement cette bande-dessinée !

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– Citations –

Papa est parti passer la nuit chez son frère qui est aussi mon tonton… J’étais triste et je me sentais toute bizarre… Ce soir-là, mon arrière-goût de mayonnaise dans la bouche manquait cruellement de ketchup…

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Un papa et une maman, c’est comme le ketchup et la mayonnaise… C’est meilleur les deux ensemble…

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Alors si tu es un papa responsable, va faire des bisous à maman et remets-toi avec elle… Signé « Rebecca la gangster ».

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Les chefs-d’oeuvre Disney

Les chefs-d'oeuvre Disney

Walt Disney (Réécrit par Emmanuelle Caussé)

Les chefs-d'oeuvre Disney

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Redécouvrez la magie de Disney grâce à ce superbe recueil d’histoires ! De merveilleuses illustrations vous permettront de partager en famille et de revivre avec émotion les plus beaux chefs-d’oeuvre de votre enfance : Le Livre de la Jungle, Bambi, Blanche-Neige, Peter Pan, Alice au Pays des Merveilles, Pinocchio, Le Roi Lion, Aladdin et Les Aristochats.

Prix : 24,99€ (édition Hachette Jeunesse)  –  Nombre de pages : 304

– Mon avis –

Magnifique, féerique, somptueux. Ce sont les mots qui me viennent à l’esprit pour qualifier ce merveilleux ouvrage empli de magie. Les chefs-d’œuvre Disney est le petit bijou que tout fan de l’univers de Disney se doit d’avoir.

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Tout d’abord parce qu’il s’agit d’un livre exceptionnel : c’est aussi bien un plaisir pour les yeux que pour le toucher. La première et la quatrième de couverture sont sublimes et possèdent d’incroyables reliefs dorés, une couleur enchanteresse entre le bleu et le violet et des dorures rappelant les anciens livres. Pour ce qui est des pages, elles sont toutes finement dorées et correspondent parfaitement à l’état d’esprit onirique qu’émane Disney. L’intérieur du livre reproduit le papier des livres d’antan avec son aspect « parchemin ». C’est véritablement un objet de collection et donc il est à mettre dans les mains des plus soigneux.

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En dehors de l’objet-livre, les histoires – à savoir Le Livre de la Jungle, Bambi, Blanche-Neige, Peter Pan, Alice au Pays des Merveilles, Pinocchio, Le Roi Lion, Aladdin et Les Aristochats – sont parfaitement racontées, en harmonie totale avec les dessins animés. Les dessins sont d’une qualité extraordinaire. Ils reprennent les images des films tout en sublimant les couleurs et la fantaisie qu’on a pu y trouver. De plus, étant donné que cet ouvrage est d’une taille et d’un poids plutôt imposants, les dessins prennent une plus grande ampleur et nous plongent d’autant plus dans la merveille des films.

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J’ai tout adoré dans ce livre mais j’ai vraiment eu un coup de cœur pour les histoires de Pinocchio, de Blanche-Neige et d’Alice au Pays des Merveilles qui font partie de mes Disney préférés. Je n’ai donc pas pu rester de marbre face à tous ces dessins finement travaillés.

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J’ai aussi beaucoup aimé Aladdin notamment la vue qui nous est offerte d’Agrabah : on peut profiter de chaque détail, chose qui n’est pas forcément possible de faire en regardant un film puisque les images ne sont pas fixes et changent donc très rapidement.

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De même que j’ai adoré qu’il y ait pour chaque histoire une transition avec un superbe dessin de l’histoire qui va suivre. Ils sont si magnifiés que c’est impossible de ne pas faire « waw » quand on les voit.

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C’est un plongeon au cœur de l’enfance et du rêve que nous offre Les chefs-d’œuvre Disney et je ne peux que le conseiller pour tous ceux qui adorent Disney, ont su garder leur âme d’enfant et sont sensibles par tant de poésie, de rêve et de magie.

– Citations –

Papa, papa ! Je vis vraiment ! s’écria-t-il. Ça y est, je suis un véritable petit garçon ! (Pinocchio)

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Pour trouver un lapin blanc, j’irais par ici, à moins que je n’aille par là. Quoi qu’il en soit, tu arriveras toujours quelque part ! (Le chat du Cheshire dans Alice au pays des Merveilles)

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Mon enfant, où que tu sois, n’oublie pas d’être toujours aux aguets. Le danger vient des hommes, méfie-toi d’eux ! (La maman de Bambi)

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Vous êtes belle, Majesté, mais il existe en ce royaume une jeune fille aux lèvres rouges comme le sang et au teint blanc comme la neige, dont la beauté surpasse la vôtre… (Le miroir magique dans Blanche-Neige et les Sept Nains)

Cœur Mandarine

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Cathy Cassidy

Coeur Mandarine

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Je m’appelle : Summer Tanberry. Mon âge : 13 ans. Je suis : Perfectionniste. Mon style : Leggings et robes à la mode. J’aime : La danse, la danse, la danse. Je rêve : De devenir danseuse professionnelle. Mon problème : J’ai l’impression que tout m’échappe au moment où je voudrais tout contrôler… 

Prix : 14,90 (édition Nathan)  –  Nombre de pages : 288

– Mon avis –

J’étais très impatiente de lire ce troisième tome et je n’ai pas été du tout déçue. Bien que dès le départ Summer m’a paru hautaine, ennuyeuse et complètement prétentieuse, mon avis a vite changé au fil de ma lecture. C’est une fille qui souffre, qui ne se confie pas car elle voudrait que les gens remarquent directement qu’elle ne va pas bien. Elle ne se confie pas ou très peu et a des difficultés à dire ce qu’elle ressent.

Dans ce roman, Cathy Cassidy traite une fois de plus un sujet difficile, celui de l’anorexie. Mais ce n’est pas abordé de façon trash : elle y va petit à petit, avec un langage simple mais franc, ce qui nous amène non pas à être choqué mais touché. Plus on tourne les pages et plus on sent l’aspect dramatique de la situation, qui ne cesse de s’aggraver. On voudrait s’immiscer dans le roman pour pouvoir aider Summer : on aimerait lui dire de se réveiller et de se remettre sur le droit chemin mais malheureusement les faits s’accumulent sans que nous puissions réagir ; chaque pas qu’elle fait la mène tout droit dans le mur. Ça en est limite énervant de ne pouvoir rien faire quand on voit ce qu’elle s’inflige – tous ses régimes alimentaires qui l’affaiblissent et la rendent maigre au point d’en voir les os – et il n’y a pas que physiquement qu’elle se détruit, intérieurement elle se sent d’une infériorité sans égale, elle se sous-estime sans cesse. Elle est détruite et a l’impression que personne n’est là pour la soutenir alors que tout le monde se fait du souci pour son état de santé. Tout le monde est là pour elle sauf que sa maladie l’empêche de s’en rendre compte.

Dans ce tome, j’ai beaucoup aimé le fait que Tommy soit aussi important dans l’histoire. Je dirai même qu’il est un personnage essentiel à la construction de ce roman. C’est un personnage très sympathique, pour qui on ne peut que ressentir de l’empathie et plein de bons sentiments. Il est attentionné, gentil et malheureusement la fille qu’il aime le prend pour un idiot. En effet, Summer se souvient de l’école primaire où Tommy lui demandait d’être son amoureux pour ensuite se moquer d’elle. Sauf que depuis leur plus tendre enfance, Tommy a changé : il a grandi et surtout il a mûri. Et c’est là le grand problème avec Summer, c’est qu’elle n’arrive pas à casser la barrière entre l’enfance et l’adolescence ; tout comme elle n’arrive pas à voir sa maladie telle qu’elle est, c’est-à-dire horriblement destructrice. Elle pense que Tommy est encore là juste pour la ridiculiser et lui faire des blagues. Lorsqu’il la flatte et la complimente, elle croit qu’il n’en pense pas un mot et qu’il dit tout ça de façon ironique alors qu’il est l’un des personnages les plus soucieux envers Summer – il est une sorte de pilier qui l’empêche de chuter.

Je vous conseille vraiment ce roman. Loin de sa couverture girly, c’est un roman plus profond et travaillé que nous propose Cathy Cassidy. C’est ce qui fait vraiment l’originalité de ce roman et nous donne envie de continuer à lire la suite. De plus, cela illustre bien ce tome qui pour moi fait partie des meilleurs : l’habit ne fait pas le moine ou encore il ne faut jamais juger l’apparence extérieure d’une personne (on ne réalise pas à quel point certaines personnes jouent un rôle pour ne pas montrer leurs faiblesses) – un roman a l’aspect très enfantin peut cacher une très grande faille, des séquelles incurables tout comme Summer peut laisser la première fois qu’on la voit un aspect très superficiel et énervant alors qu’au fond elle est détruite et ne nous envoie rien d’autre qu’un appel au secours.

– Citations –

Son baiser a un goût de carotte, de mandarine et d’espoir, et je souris.

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Ça fait bizarre de se voir grandir en accéléré… les gamines sages dans leurs uniformes impeccables sont devenues des ados branchées. Au lieu de parler de poupées et de chevaux, on préfère maintenant discuter de musique, de maquillage et de qui craque pour qui. On rit, on mâche du chewing-gum et on se remet du gloss dans les couloirs entre les cours, mais je me demande combien de filles aimeraient, comme moi, revenir en arrière, vers une époque plus simple où on n’avait pas à se soucier de soutiens-gorge, de règles et de garçons, où on pouvait jouer aux princesses ou manger une barre de chocolat sans penser aux calories. Parfois, j’ai l’impression de devoir jouer un rôle. On se parfume avec du déodorant à la fraise, on admire les groupes à la mode et on joue les grandes, en espérant que personne ne verra qu’au fond, on est toutes un peu perdues. A moins que je ne sois la seule à avoir cette impression? C’est tellement dur de grandir.

*

– Ne pleure pas, me dit Tommy. Il n’en vaut pas la peine.
– Je sais, je chuchote.
Mais ce n’est pas à cause de Zack que je pleure; c’est parce que tout est en train de changer et se dérobe devant moi… la vie bien organisée que j’imaginais, mes espoirs, mes rêves, ma confiance en moi. C’est comme un pull troué : on tire un peu sur un fil, et tout se détricote.

*

C’est comme si grandir était une espèce de maladie qui se répand à toute vitesse, comme le virus de la grippe en hiver, et qui chamboule tout. Pour l’instant, je me sens immunisée. Je me contente de contempler l’épidémie, horrifiée par les dégâts qu’elle peut causer. Parfois, j’aimerais pouvoir arrêter le temps, retourner à l’époque où j’avais neuf ou dix ans et où tout était beaucoup plus simple.

Les filles au chocolat

Cœur Guimauve

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Cathy Cassidy

Coeur Guimauve

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Je m’appelle : Skye Tanberry. Mon âge : 12 ans. Je suis : Sentimentale et passionnée. Mon style : Chapeaux et robes vintage. J’aime : Les histoires romantiques, l’astrologie. Je rêve : D’être aussi populaire que ma sœur jumelle. Mon problème : Je ne suis pas faire pour les garçons d’aujourd’hui…

Prix : 14,90€ (édition Nathan)  –  Nombre de pages : 297

– Mon avis –

J’ai passé un merveilleux moment de lecture grâce à Cœur Guimauve ! J’avais déjà adoré le premier tome Cœur Cerise mais j’avais beaucoup moins apprécié l’héroïne Cherry qui me paraissait vraiment trop naïve malgré qu’elle soit un peu plus âgée que les jumelles Tanberry. Alors que dans ce second tome, le personnage de Skye m’a ravie : je l’ai trouvée tellement attachante, pour faire court je l’ai complètement adorée.

Dans ce second tome, nous suivons précisément Skye, une jeune fille rêveuse et un peu tête en l’air, raffolant de guimauve et surtout passionnée de vintage et de tout ce qui touche à l’ancien temps, aussi bien vêtements que meubles, histoires ou accessoires – ce qui n’entraîne que de l’incompréhension de la part de ses proches au vu de sa façon de s’habiller atypique. Et en parallèle, nous suivons sa sœur jumelle Summer, qui est beaucoup plus appréciée que Skye, que ce soit à l’école ou partout où qu’elle aille : c’est elle qui attire les garçons (même le meilleur ami de Skye avoue craquer pour sa sœur), elle que les amis de Skye vont voir pour des conseils, elle qui est une merveilleuse et talentueuse danseuse de ballet et qui à présent a toujours réussi ce qu’elle a entrepris. Skye est donc très malheureuse d’être si peu remarquée et délaissée.

Bien qu’elles soient jumelles et qu’elles s’adorent, elles ont donc des caractères et des personnalités bien différentes et distinctes, ce qui a le don de peiner Skye. Bien-sûr, se démarquer de sa jumelle n’est pas un problème, bien au contraire puisqu’elle n’aime pas forcément lui ressembler – elle ne voudrait pas qu’on pense qu’elle vit à travers elle. Mais le fait de se différencier de sa sœur lui donne l’impression de s’éloigner peu à peu d’elle. Cette situation la rend triste et elle refuse de vivre dans son ombre. De ce fait, Skye souffre beaucoup et se renferme sur elle-même au point de s’inventer un monde propre à elle et de vivre dans l’imaginaire. Mais comment faire pour sortir des rêves et recommencer à croire en soi lorsque l’imaginaire s’avère être plus réconfortant et magnifique que la réalité ?

Ce second tome m’a vraiment touchée. J’ai adoré voir l’évolution de la relation entre les deux jumelles. La façon dont Cathy Cassidy nous aborde cette relation donne une impression de vécu – on dirait qu’elle a vraiment été à la place de Skye étant petite, ce qui a donné un réalisme étonnant au récit et renforcé mon empathie envers ce personnage. J’ai eu de la peine pour Skye et je pense que beaucoup de jeunes filles pourront se reconnaître à travers elle. Cathy Cassidy traite des sujets difficiles – surtout pour des jeunes filles – tels que l’acceptation de soi, le fait de grandir, de changer… mais les magnifie avec son écriture simple mais pas simpliste. Et c’est ça qui est magique avec cette auteure, c’est qu’elle a le don de rendre quelque chose de simple en quelque chose de très fort, de très émouvant. Je vous conseille particulièrement ce second tome qui à mes yeux est l’un des meilleurs de la saga avec Cœur Vanille.

– Citations –

Je la regardais pour savoir ce que je ressentais ; si elle souriait, je souriais aussi. Si elle pleurait, j’essuyais ses larmes, je la prenais dans mes bras et j’attendais que le chagrin qui me serrait la poitrine s’efface. Ça peut paraître niais, mais quand elle souffrait, je souffrais aussi. Je pensais que les choses ne changeraient jamais. Et pourtant…

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Moi, je ne suis pas d’accord: la guimauve est tout sauf fade. C’est doux, léger et mousseux, comme un petit morceau de paradis.

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Je n’ai pas envie de rester là. Je veux un monde où le soleil brille, où l’air sent le feu de bois et où un garçon aux yeux rieurs m’accroche des fleurs sauvages dans les cheveux et me fait tournoyer sous les arbres jusqu’à en perdre haleine.
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Je préfère largement mon monde à la réalité. Le passé est un lieu sombre, doux et sucré comme de la guimauve.

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Le monde de mes rêves est si doux et si réconfortant, comme les Chamallows… et comme avec les Chamallows, il est difficile de s’arrêter une fois qu’on y a goûté.

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Ma boîte est remplie de chocolats au lait en forme de cœur recouverts d’un glaçage en sucre filé qui ressemble à un flocon de neige. J’en croque un. De la guimauve sucrée fond sur ma langue, douce, vanillée et légèrement collante. J’en ai le souffle coupé. Soudain, ma tristesse semble vouloir s’envoler.

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La salle brille dans la nuit et on entend la musique dehors. Un flocon parfait vient se poser sur la manche de mon manteau, puis un autre, et soudain on dirait que quelqu’un a éventré un oreiller de plumes dans le ciel d’un noir d’encre.
– C’est magnifique !
J’aimerais rester là dans le noir, sous les flocons qui tourbillonnent doucement.