Noël dans les albums jeunesse… 🎄🎅

Qu’on soit petits ou grands, feuilleter de jolis albums illustrés est toujours un réel plaisir, une petite parenthèse enchantée. 🌠 En créant cette liste, j’espère donner des idées de lecture aux plus jeunes, aux parents et aux grands-parents, ou tout simplement aux personnes qui comme moi ont conservé leur âme d’enfant et continuent d’apprécier à leur juste valeur les albums jeunesse ⛄. N’hésitez pas à répandre un peu de magie de Noël en me partageant vos meilleures lectures, la liste que je propose étant loin d’être exhaustive. 🎁 D’ailleurs, je pense que je vais actualiser cette liste au fil de mes lectures, donc n’hésitez pas à revenir, il y aura peut-être des nouveautés 😊.

(« Have Yourself a Merry Little Christmas… »  😉)


J.R.R. Tolkien

Prix : 8,40 € (éditions Pocket)  –  Nombre de pages : 160

De 1920 à 1943, J.R.R. Tolkien écrivit des lettres à ses enfants, sous la plume tremblotante du Père Noël. Il y conta les péripéties de ce dernier, toujours accompagné de son fidèle comparse l’Ours Polaire, mais aussi leur quotidien à l’approche des fêtes, comme par exemple les  longs et laborieux préparatifs de Noël sans lesquels la magie n’aurait pas lieu. L’univers fantastique du père du Seigneur des Anneaux est particulièrement reconnaissable et nous emmène dans un monde plein d’aventures et de charme. C’est pourquoi il ne faut pas s’étonner de retrouver au fil des pages des personnages tels que des gobelins, des elfes ou encore des gnomes. 

Ce que j’ai adoré dans ce recueil de lettres, c’est que nous suivons non seulement des personnages fictifs très attachants sur une longue période, mais également l’évolution plus personnelle des enfants de J.R.R. Tolkien, qui forcément grandissaient aussi au fil des ans. C’est un livre empli de nostalgie et d’amour, où derrière les lettres se cache un père aimant faisant tout son possible pour rendre Noël le plus féérique possible à ses enfants, surtout lors des temps de guerre… 

Merveilleusement illustrées par J.R.R. Tolkien lui-même, chacune de ces lettres sont une invitation au rêve et à l’enchantement, à la douceur et à la magie de Noël. Pleines de poésie et de délicatesse, elles nous offrent de beaux moments de lecture à partager en famille. J’aime les déguster tout au long du mois de décembre, et j’espère qu’elles vous plairont autant qu’à moi. En tout cas, ce roman épistolaire est pour ma part devenu un incontournable des fêtes de fin d’année 🎅🏻.


Philippe Corentin

Prix : 5 € (éditions de poche L’Ecole des Loisirs)  –  Nombre de pages : 30

Comment le Père Noël rentre-t-il dans les foyers qui n’ont pas de cheminée ? Comment s’adapte-t-il à notre monde moderne lors de la distribution des cadeaux, le tout sans se faire repérer par les enfants impatients ? Vous saurez tout dans cet album qui explique aux enfants que le Père Noël peut aussi être confronté à des imprévus mais qu’il ne manque pas de ressources pour les résoudre…

Du grand Philippe Corentin, avec un humour bien spécifique, un style impertinent et décalé, mais qui fait toujours mouche au fil des années 🐜 !


Marie Colmont

Prix : 5 € (éditions Père-Castor Flammarion)  –  Nombre de pages : 32

Michka, un jeune ours en peluche, a longtemps été malmené par sa propriétaire, une petite fille aussi odieuse que capricieuse. Un beau jour, il décide de quitter la maison de la petite fille dans l’espoir de vivre des jours meilleurs. Lancé dans l’inconnu à travers la forêt enneigée, il rencontre le Renne de Noël et comprend qu’il a quitté son foyer dans la nuit du 24 au 25 décembre. Il décide de lui venir en aide pour la distribution des cadeaux de Noël. Cependant, le sac de jouets se vide, se vide au point qu’il ne reste plus rien avant même que la tournée ne s’achève. Il y a encore une maison qui n’a pas eu la visite du Renne de Noël. Peut-être est-ce le moment pour Michka de faire une nouvelle bonne action ?

Michka est un conte plein de douceur qui nous réchauffe le cœur et nous touche profondément de par sa bonté. Je me souviens que je regardais le dessin animé lorsque j’étais petite et ce conte m’émouvait beaucoup. C’est une petite histoire pleine de bons sentiments, qui nous rappelle les valeurs essentielles qui découlent des fêtes de fin d’année, telles que le partage, la générosité et l’amour des siens🧸. Cela me rappelle une citation de Charlie Brown : « Ce n’est pas ce qu’il y a en dessous du sapin qui compte, mais ceux qui sont autour de lui »


Antoon Krings

Prix : 14,90 € (éditions Gallimard Jeunesse)  –  Nombre de pages : 84

Durant notre enfance, je pense que nous avons tous lu les aventures de Loulou le Pou ou encore de Mireille l’Abeille ! Alors redécouvrir nos charmantes petites bêtes autour d’histoires de Noël a ravivé mes souvenirs et m’a réchauffé le cœur 💛.

Ce joli album nous conte trois courtes histoires, celles d’Édouard le Loir, de Georges le Rouge-gorge et de Benjamin le Père Noël du jardin. Elles sont très mignonnes, sans prétention, et sauront ravir les petits et les grands enfants tels que moi. J’aime énormément les illustrations elles sont pleines de vie avec leur petit côté vintage qui me fait fondre le cœur ! Cet album est à glisser dans toutes les mains de ceux qui ont envie de passer un moment cocooning et plein de belles valeurs 🐾.


Jill Barklem

Prix : 6,40 € (éditions Gautier-Languereau)  –  Nombre de pages : 30

Les Souris des Quatre Saisons sont une série de livres écrite et illustrée par Jill Barklem. Vous la connaissez peut-être par le biais des courts-métrages. C’est vraiment l’une des séries de livres jeunesse que je préfère au monde Ma maman, qui aime beaucoup Jill Barklem, me les a fait découvrir lorsque j’étais toute petite et c’est donc avec un plaisir incommensurable que je m’y replonge aujourd’hui en tant qu’adulte. Je vais donc vous parler de l’album consacré à la saison de l’Hiver, mais bien évidemment si vous arrivez encore à vous les procurer, je vous recommande de lire toutes les autres saisons et albums annexes tels que « Le Secret de l’Escalier » qui sont géniaux. Pour les plus aventureux, vous pouvez vous procurer les albums en version originale, car ils sont toujours édités.

(Image issue du court-métrage « L’Hiver »)

Dans l’album L’Hiver, nous suivons nos très chères petites souris lors de leurs préparations des fêtes de fin d’année. C’est la première fois depuis des lustres qu’il n’y a pas eu autant de neige au Buisson-aux-Mûres, à tel point que les souris doivent creuser des tunnels dans la neige pour pouvoir sortir de chez elles. Leur vient alors l’idée de réinvestir cette grande quantité de neige pour organiser un grand bal de neige… Au menu de ce projet festif, des mets succulents, beaucoup d’entraide, de l’amour, de l’amitié et de belles valeurs

Qu’est-ce que j’ai pu contempler l’illustration ci-dessus lorsque j’étais enfant ! Elle me faisait rêver, me fascinait ! J’avais moi aussi envie de venir faire la fête avec les petites souris dans ce somptueux palais de glace ! Devenue adulte, je ne m’en lasse toujours pas, bien au contraire je les savoure d’autant plus ☃️.

Se plonger dans les albums de Jill Barklem, c’est entrer dans un univers plein de bons sentiments, c’est choisir de rêver éveillé. J’espère réellement que ces petits albums seront réédités un jour en France, au moins en hommage à Jill Barklem. Ce serait quand même dommage de priver les enfants (et les grands enfants) de ce genre de merveilles 🐭 !


Sven Nordqvist

Prix : 9,90 € (édité aujourd’hui aux éditions Plume de Carotte)  –  Nombre de pages : 26

Je n’ai découvert les aventures de Pettson et Picpus que très récemment et je peux dores et déjà vous dire qu’il s’agit de mon petit coup de cœur de l’année 😍. J’ai vu qu’il existait plusieurs albums contant leurs péripéties. Je suis vraiment ravie car je vais pouvoir prolonger un peu le plaisir en découvrant plus en profondeur ces deux personnages qui m’ont beaucoup émue par leur gentillesse, leurs bonnes intentions et leur authenticité !

Dans cet album, nous suivons Pettson, accompagné de son adorable chat Picpus, dans leurs préparations des fêtes de Noël. Cependant, à un jour du réveillon de Noël, Pettson se fait une entorse et il lui est impossible d’aller chercher un sapin dans la forêt, ni même d’aller acheter de quoi préparer le repas de Noël Mais alors comment faire pour tout de même fêter Noël comme il se doit ? Pour le savoir, je vous laisse découvrir ce sublime album, qui nous rappelle que ce qui compte vraiment, c’est ce qu’on apporte humainement et non matériellement, et que malgré les soucis et tracas de la vie, la magie de Noël opérera toujours grâce aux bonnes actions menées par chacun d’entre nous. Tant qu’il y a du partage et de l’entraide, l’impossible devient possible !

En plus de l’histoire, j’ai beaucoup aimé les illustrations, avec leur coup de crayon assez vintage et chaleureux. Je tiens à rajouter que cet album fourmille de détails, c’est un vrai régal pour les yeux. On trouve plein d’objets et de petits personnages cachés au fil des pages, j’ai adoré prendre le temps d’observer chacun des éléments composant les illustrations

L’Inoubliable Noël de Pettson et Picpus l’est tout autant pour nous, lecteurs ! Je ne peux donc que vous recommander cette lecture à 200% si vous souhaitez passer un agréable moment empli de magie et de belles valeurs en cette période de Noël 🎄!


Parce que ma wishlist d’albums de Noël déborde, j’ai décidé de vous partager quelques titres qui me font particulièrement de l’œil en cette fin d’année ! N’hésitez pas à me dire si vous les avez déjà lus et ce que vous en avez pensé ! 😊

   

 

   


Et vous, quels sont vos albums de Noël préférés ?🎄 En connaissez-vous certains parmi ceux que je viens de citer ? Je partagerai vos suggestions d’albums sur cette publication. Je pense qu’il peut être intéressant de procéder ainsi ! N’hésitez pas à échanger vos petits coups de cœur noëlistiques avec moi ! 🎅 Sur ce, bonnes fêtes de fin d’année à tous ! 🎉

(Que la fête commence !)

Un thé à l’eau de parapluie

Karen Hottois & Chloé Malard

– Résumé éditeur –

C’est quand le temps est gris qu’Elmo aime faire un thé. Un thé à l’eau de parapluie. Un album à siroter pour entrer tout en douceur dans l’Automne…

Prix : 10,90€ (éditions Seuil jeunesse)  –  Nombre de pages : 32

– Mon avis –

Elmo le Blaireau est toujours un peu attristé lorsque la saison de l’Automne pointe le bout de son nez. Comment peut-il faire face à ce ciel qui se grise, aux températures qui rafraîchissent et à la fine pluie glacée qui forme de grandes flaques d’eau dehors alors que quelques temps auparavant il prenait le soleil sur une plage dorée et se délectait d’onctueuses crèmes glacées ? Réponse : en partageant un thé à l’eau de parapluie avec ses bons vieux amis.

Elmo est l’inventeur de cette recette du bonheur, qu’il se plaît à prodiguer à son voisinage, parmi lesquels ses deux compères la Belette et l’Ecureuil, qui ont eux aussi un peu le cafard en temps de saison froide… Ce thé à l’eau de parapluie, breuvage réalisé avec amour et minutie, va leur rappeler ô combien l’Automne est une saison aussi belle que l’été, si ce n’est plus encore puisqu’elle est particulièrement propice aux rassemblements. En effet, s’il fait froid dehors, cela ne fait que renforcer la chaleur humaine qui se dégage des doux et confortables foyers grâce aux moments d’échanges et de partage avec les êtres qui nous sont chers.

J’ai passé un délicieux moment de lecture avec ce mignon petit album jeunesse. J’ai tout d’abord envie de parler des illustrations de Chloé Malard car je les trouve particulièrement magnifiques. Avec leurs traits délicats et intuitifs ainsi que leurs teintes pastel, je trouve qu’elles contribuent à renforcer la poésie et la douceur de la narration. Elles ajoutent à l’histoire une ambiance douillette et cosy, qui nous enveloppe d’une tendre sensation de bien-être dès les premières pages. Elles apportent également de l’authenticité de par leur pureté et leur spontanéité. Le récit, mené de main de maître par Karen Hottois, est très beau car empli de belles valeurs et de bons sentiments. Quand j’ai refermé cet album, je n’ai eu qu’une envie, le relire, parce qu’on se sent tellement bien avec tous ces petits animaux au grand cœur… On a envie d’entrer dans le livre pour s’inviter à leur tablée, on a envie de se remémorer les bons moments passés et d’en partager de nouveaux en leur compagnie, on a tout simplement envie de savourer avec eux ce fameux thé à l’eau de parapluie…

Je tiens à remercier Babelio et les éditions Seuil jeunesse pour cette très belle découverte, qui m’a réchauffé le cœur grâce à sa bienveillance et à sa sensibilité graphique et textuelle. Quiconque déclare ne pas aimer l’Automne se verra très vite changer d’avis en lisant Un thé à l’eau de parapluie. Comme Elmo, je pense qu’au fil des années, je me suis mise à apprécier de plus en plus l’Automne, grâce à tous ces « petits riens », tels que les rayons de soleil qui apparaissent après la pluie, le plaid moelleux dans lequel je m’emmitoufle, rapidement rejoint par mon amour de chat et ses ronronnements tellement reposants, ou encore le bon repas chaud partagé avec mes proches, vous savez, celui qui s’éternise tard dans la nuit avec une délectation sans pareille. Ces « petits riens », que je devrais plutôt de qualifier de « grands tout », sont plus chers que tout l’or du monde. Et parmi eux, j’ajoute désormais la lecture de cet album, qui m’a une fois de plus remémoré l’amour que je porte à cette magnifique saison, certes synonyme de l’arrivée du froid et de la pluie, mais surtout synonyme de réconfort et de bons moments passés au creux de chaleureux foyers.

– Citations –

Elmo pense aussi que c’est chaud et doux. Il a même envie de dire « Je t’aime » à l’été, à la pluie d’automne, à la belette, à l’écureuil. Et à ses chats terribles. Mais Elmo ne dit rien et ressert ses amis.

*

Et lorsqu’il verse l’eau bouillante dans leurs tasses, ses invités sentent les vacances couler.

*

« Venez, propose Elmo, on va se mouiller ! […] – Comme ça, on sera trempés, renchérit l’escargot, après on aura froid et tu nous referas un thé ! »

 

 

Pepper et Carrot – Potions d’envol (tome 1)

David Revoy

– Résumé éditeur –

Dans le monde magique de Hereva, Pepper est une apprentie-sorcière. Elle vit avec son chat prénommé Carrot. Ils ont une spécialité : rater les potions magiques ! Pepper et Carrot est une série d’histoires courtes au cœur d’un univers de fantasy fun et décalé fait d’incantations, de créatures, de magie… mais surtout d’humour !

Prix : 10,95€ (éditions Glénat)  –  Nombre de pages : 72

– Mon avis –

Pepper est une jeune sorcière au caractère bien trempé, qui vit seule avec son chat Carrot, très maladroit mais attendrissant malgré lui. Dans cette série de BD jeunesse actuellement composée de trois tomes, nous suivons le quotidien coloré de ce duo de choc, l’avancée de l’apprentissage de Pepper, de ses potions et de ses incantations magiques, au passage pas toujours très brillantes, mais aussi de ses relations tumultueuses avec ses marraines et les autres jeunes sorcières.

Cette série m’a charmée de A à Z, autant par ses sublimes graphismes teintés de magie que son scénario complètement farfelu et décalé ! J’ai passé un agréable moment en compagnie de Pepper et Carrot. Les situations cocasses m’ont fait sourire à de maintes reprises, de plus j’ai trouvé les personnages très expressifs et attachants, ce qui nous immerge dès le départ dans leurs folles aventures ! Mention spéciale pour Carrot que j’ai trouvé adorablement drôle !

Pepper et Carrot est vraiment une bande dessinée joyeuse, fun et pleine de peps, et qui, à mon sens, renouvelle avec brio l’univers de la fantasy jeunesse en BD. J’en reprendrais bien un tome ! Je n’ai que trois mots à ajouter : vivement la suite !

– Citations –

– Premièrement, il me faudrait des perles de brume de nuages noirs… et quelques baies rouges de la forêt maléfique. Puis quelques coquilles d’œufs de Phoenix de la vallée des Volcans. Et enfin quelques gouttes de lait d’une jeune Dragonvache. Ça y est, Carrot, je pense qu’on a tout.

*

– Pepper, tu fais honte à Chaosah.
– Cayenne a raison ; une sorcière de Chaosah digne de ce nom doit inspirer la peur, l’obéissance et le respect.
et toi, tu offres des cupcakes et du thé même à nos démons

TAG – De A à Z

Aujourd’hui, je reviens avec un tag et pas des moindres puisqu’il comprend vingt-six questions  livresques, soit une pour chacune des lettres de l’alphabet 😊 C’est un sacré challenge qui m’attend mais c’est là tout l’intérêt de ce tag 😁 ! Merci à Aurélia de Ma Lecturothèque car c’est grâce à elle que je l’ai découvert ! So…

A pour « auteur ». Quel est l’auteur que tu as le plus lu ?

C’est sans conteste J.K. Rowling avec sa saga Harry Potter, très chère à mon cœur ! De plus, il y a tous les livres dérivés qu’il ne faut pas oublier de compter, comme ceux issus de la collection « La Bibliothèque de Poudlard » tels que Les Contes de Beedle le Barde, Le Quidditch à travers les Âges ou encore Les Animaux Fantastiques !

B pour « best ». Quelle est pour toi la meilleure suite de série ?

Si je vous dis Harry Potter ? Comment ça je n’ai pas le droit de citer toujours le même livre 😂 ? Alors je vais changer de registre et vous parler d’une bande dessinée : Johan et Pirlouit de Peyo ! Même si vous n’avez pas lu leurs aventures, vous  connaissez sûrement de visu nos deux héros au grand cœur ! Peyo a croqué et scénarisé leurs joyeuses petites aventures de 1954 à 1970, et Alain Maury et Yvan Delporte ont pris le relai un peu avant le XXIème siècle. C’est une série qui n’est pas assez connue aujourd’hui, à mon grand désarroi, mais qui vaut vraiment le détour ! C’est drôle, intelligent, intrigant, pétillant… Tout est fait pour qu’on passe un bon moment ! Les personnages sont attachants, ont des caractères bien trempés mais sont tellement bienveillants. En bref, c’est un petit coup de cœur, et je trouve que les tomes sont vraiment de mieux en mieux ! Plus j’avance et plus j’adore ! Pour la petite histoire, c’est dans la bande dessinée Johan et Pirlouit que les célèbres petits êtres bleus ont vu le jour. Le succès des Schtroumpfs a été tel que Peyo a continué de les intégrer dans les aventures de Johan et Pirlouit au fil des tomes, au point de leur consacrer leur propre série en 1963.

C pour « current ». Quelle est ta lecture en cours ?

Ceux qui me connaissent bien savent que j’aime beaucoup lire des récits autobiographiques ou inspirés d’une histoire vraie. Donc vous ne serez pas étonnés de ma lecture en cours, qui est Moi, Boy de Roald Dahl, un roman qui raconte l’enfance et l’adolescence de l’auteur. J’aime beaucoup cette lecture qui me permet d’en savoir plus sur Roald Dahl, que j’apprécie particulièrement ! Accompagné de photographies, ce petit ouvrage est un indispensable pour tout fan de l’auteur 😊.

D pour « drink ». Quelle est la boisson qui accompagne tes lectures ?

J’accompagne mes lectures d’une bonne coupe de champagne ! Je plaisante bien entendu, même si j’aime beaucoup le champagne 😂. En réalité, je ne bois pas spécialement quand je lis. La lecture est une activité qui me coupe vraiment de tout et il m’est difficile de manger ou de boire en même temps. Par contre, j’aime beaucoup manger des Anis de Flavigny lorsque je lis un livre 😊.

(« À la tienne, vieux frère. » 🥂)

E pour « ebook ». Es-tu plutôt ebook ou livre papier ?

Sans hésitation, à 100% livre papier ! Rien ne vaut le plaisir de tourner de vraies pages, de sentir le papier glisser sous ses doigts, et d’apprécier les effluves propres au livre. Mon pseudo n’est pas anodin, je ne commence pas la lecture d’un livre sans en avoir littéralement savouré son parfum. J’aime les livres pour l’histoire qu’ils contiennent, c’est à dire l’histoire propre à l’auteur. Mais j’aime également les livres pour l’histoire qu’ils ont à raconter en tant que passeurs d’époques. C’est tout de même plus appréciable d’avoir dans les mains un livre qui a du vécu que d’avoir une liseuse.  Il y a assez de numérique autour de nous pour que ce dernier s’empare aussi de notre précieux patrimoine culturel. C’est beau un livre, ça a une âme, un charme indicible, chose qu’un écran numérique ne pourra jamais nous offrir. Pourquoi voudrais-je perdre ce plaisir de l’objet-livre ? Pourquoi dénaturer l’essence-même de la littérature ? Le livre-papier me permet de vivre ma passion de la littérature dans sa complétude et de faire de moi une lectrice comblée, et comme vous l’aurez compris, je ne changerais ça pour rien au monde 😊.

F pour « fictif ». Quel personnage fictif aurais-tu aimé rencontrer ?

Il y a tellement de personnages fictifs que j’aurais aimé rencontrer que c’est difficile de répondre à cette question. Je pense que si vraiment je devais choisir, j’aurais aimé rencontrer John Keating, le professeur de lettres du Cercle des Poètes DisparusC’est un personnage que j’admire beaucoup parce qu’il ose aller à l’encontre du conformisme et  qu’il respire la passion. En allant à l’encontre du prestigieux mais austère Collège Welton, il permet à ses étudiants de s’ouvrir à l’amour de la vie et de la liberté. Il leur apprend à penser par eux-mêmes, à se forger leur propre opinion, bref à ne pas suivre les autres comme des moutons. Il les sensibilise à la beauté du langage et plus largement à la beauté de chaque instant de la vie. Il leur donne la possibilité de pleinement s’écouter, de s’affranchir des barrières dressées notamment par leur environnement, et de croire en leurs rêves les plus profonds. « Carpe diem ; cueillez dès maintenant les roses de la vie ; car le temps jamais ne suspend son vol ; et cette fleur qui s’épanouit aujourd’hui, demain sera flétrie ». S’il y avait plus de Keating sur Terre, le monde se porterait tellement mieux !

(« On ne lit pas ni écrit de la poésie parce que c’est joli, on lit et écrit de la poésie car on fait partie de l’humanité, et que l’humanité est faite de passions. »)

G pour « glad ». À quel roman es-tu finalement contente d’avoir laissé une chance ?

Je suis vraiment contente d’avoir laissé une chance à L’Etranger d’Albert Camus, qui est d’ailleurs devenu l’un de mes écrivains préférés. C’est un livre qui de prime abord ne me donnait pas forcément envie, mais qui m’a vraiment impactée dans ma vie de lectrice par les nombreuses remises en question qu’il a suscité sur la condition humaine et la société. Encore aujourd’hui, je suis perplexe et secouée. Et c’est ce que j’adore dans la littérature :  l’impact qu’elle peut avoir sur nos vies. Un livre qui nous marque autant, c’est forcément qu’il est très fort 😊. Si ce roman étrange et surprenant vous intéresse, je vous invite à retrouver ma chronique, disponible sur ce blog 😊

H pour « hidden ». Quel livre considères-tu comme un joyau caché ?

Ofelia est un roman graphique scénarisé et illustré par Giulio Macaione. Je trouve qu’il est trop peu connu alors qu’il mérite vraiment d’avoir plus d’écho. Pour vous dire, il n’est aujourd’hui plus édité et c’est tellement dommage… Mais vous pouvez encore le trouver d’occasion à des prix raisonnables. Pour la petite histoire, Ofelia est une jeune femme pleine d’originalité et d’imagination. Elle s’est créé un monde onirique dans lequel son chat et son ombre parlent. Mais en entremêlant son univers avec le monde réel, elle peine à les distinguer et à trouver un juste équilibre, au point d’en délaisser son petit ami Oscar. À trop s’enfermer dans son monde, elle a fini par poser une barrière entre eux mettant alors leur amour en péril. En parallèle, une intrigue se met en place par rapport à la maison dans laquelle Ofelia vit avec son cousin et son compagnon. Cette maison a appartenu à sa grand-mère et possède des tas de souvenirs mais aussi des tas de secrets : avant de mourir, la grand-mère d’Ofelia fit la demande qu’une des pièces reste définitivement fermée à clés. Mais quel secret cette pièce renferme-t-elle ? Et pourquoi un énigmatique étudiant anglais arrive et sème le trouble au sein de la maison ? 😏 Outre les dessins magnifiques, j’ai vraiment adoré cette histoire, qui m’a totalement transportée dans un univers teinté de nostalgie et d’onirisme. Les thématiques abordées sont fortes, puisqu’il est question d’amour de soi et d’autrui mais aussi d’acceptation des différences. Le deuil occupe aussi une grande place dans ce roman graphique, et on voit à quel point les passions artistiques peuvent devenir de véritables exutoires. Ofelia est donc pour moi un sacré joyau caché !

« Je suis le genre de fille qu’on regarde avec curiosité, mais qu’on n’approche pas. Petite, on n’arrêtait pas de se moquer de moi. Avec le temps, j’ai appris à vivre seule… à me réfugier dans mon monde. C’est peut-être pour cette raison que je me suis mise à dessiner. L’art est devenu ma plus grande passion. »

I pour « important ». Un moment important dans ta vie de lectrice.

Je pense que comme tout un chacun, l’apprentissage de la lecture est un moment important dans notre vie de lecteur. J’ai appris à lire avec l’album Zékéyé et le Serpent Python  de Nathalie Dieterlé. Je me souviens encore de la fierté et du bonheur que j’ai éprouvé la première fois que j’ai su déchiffrer les mots seule, de manière complètement autonome. Ca avait vraiment quelque-chose de magique, j’ai tout de suite su que je ne faisais qu’une avec le monde de la littérature, que ce n’était que le début d’une très belle aventure ! Pour votre plus grand plaisir, voici une liste non-exhaustive des premiers livres que j’ai lus et qui m’ont donné envie de continuer à découvrir toujours plus d’histoires 😊.

J pour « juste ». Le roman que tu viens juste de terminer.

Je viens de terminer Gatsby le Magnifique de F. Scott Fitzgerald. J’avais déjà vu l’adaptation cinématographique récente (avec Léonardo DiCaprio) que j’avais beaucoup aimée. Et le livre m’a également conquise. L’histoire se déroule durant les Années Folles sur l’Île de Long Island. Un homme, Jay Gatsby, intrigue par son passé trouble et ses luxueuses fêtes hebdomadaires où tout le monde, sans exception, est invité. Nick, un jeune et modeste écrivain, qui s’avère être son voisin, va se lier d’amitié avec cet homme peu commode, mais plus sensible qu’il ne le laisse paraître, hanté par son passé. De fil en aiguille, les histoires de chaque personnage présent dans le livre vont s’imbriquer et se révéler fatales. J’ai beaucoup aimé les personnages de Nick et Gatsby, que j’ai trouvés authentiques et pourvus de belles valeurs. J’ai aimé voir l’évolution de leur amitié. Nick m’a particulièrement plu car il va clairement à l’encontre de cette société d’hypocrites, fondée uniquement sur l’argent, l’intérêt et les ragots. Pour le plaisir je vous laisse une citation de Nick, que j’ai beaucoup appréciée : « Quand j’étais plus jeune, ce qui veut dire plus vulnérable, mon père me donna un conseil que je ne cesse de retourner dans mon esprit :
– Quand tu auras envie de critiquer quelqu’un, songe que tout le monde n’a pas joui des mêmes avantages que toi. »

 

 

 

 

K pour « kinds ». Le genre de roman que tu ne liras jamais.

Même s’il y a des genres que je préfère, comme la littérature de jeunesse ou les classiques, j’ai des goûts assez éclectiques et je suis ouverte à d’autres genres d’histoires. Mais s’il y a bien des livres qui ne m’attirent pas du tout et vers lesquels je sais que je ne me tournerai jamais, ce sont les Harlequin… Ca me refroidit complètement 🥶.

(Ma réaction à la vue des couvertures ou des résumés Harlequin…)

L pour « long ». Le roman le plus long que tu aies lu.

Il s’agit sans grande surprise d’Harry Potter de J.K. Rowling ! Pour donner un petit exemple, La Coupe de Feu fait 770 pages et L’Ordre du Phénix 1031 pages 😯 !

M pour « major ». Le roman qui t’a causé une panne livresque.

J’ai beau chercher mais je ne vois pas, car quand j’ai des pannes livresques, elles ne sont généralement pas liées aux livres en eux-mêmes. C’est juste qu’à ce moment-là je ne suis pas dans le bon mood pour lire 🤔… Bien-sûr, il y a des livres que je n’ai pas trop appréciés et qui m’ont freinée dans mon rythme de lecture, mais ils n’ont jamais été la cause-même d’une panne de lecture. De toute façon, quand un livre ne me plaît vraiment pas, le problème est vite réglé puisque je choisis d’en lire un autre ☺️.

N pour « nombre ». Le nombre de bibliothèques que tu possèdes.

Je possède pour le moment deux meubles bibliothèque. Mais je garde dans le coin de ma tête l’idée d’aménager un coin lecture avec une banquette près de la fenêtre, un peu comme la photographie ci-dessous 😍 ! C’est mon petit rêve de lectrice ☺️.

O pour « one ». Un roman que tu as lu plusieurs fois.

J’ai directement pensé au troisième tome de la série Secrets de filles écrite par Jacqueline Wilson. Je ne compte même plus le nombre de fois où je l’ai lu, relu et re-relu durant mon adolescence ! Des quatre tomes de cette saga, c’est vraiment celui qui m’a le plus marquée, notamment parce qu’il aborde des thématiques qui devaient très certainement beaucoup me parler à l’époque, comme les premières sorties entre amies et les premiers moments d’indépendance, et qu’il y a beaucoup de péripéties et d’humour. De plus, je me souviens qu’Ellie, le personnage principal, adore dessiner. Et forcément, je me reconnaissais en elle puisque le dessin est une autre de mes passions 😄.

P pour « place ». Quel est ton endroit préféré pour lire ?

Etant donné que je lis essentiellement le soir,  je dirais mon lit 😊.

Q pour « quote ». Une citation d’un livre qui t’a plu.

Des citations qui me plaisent, il y en a à foison. Je suis très sensible aux mots, à la façon dont ils s’enchevêtrent, ainsi qu’aux réflexions et aux impressions des auteurs. Souvent, les mots font écho à notre propre vie, notre propre façon d’être et de penser, et c’est ce que je trouve fantastique quand je lis un livre. J’ai donc choisi les mots de mon poète favori, à savoir Baudelaire, qui a reflété en quelques vers mon état d’esprit :

« Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. » (« Enivrez-vous », XXXIII, Le Spleen de Paris)

Je vous invite vraiment à vous pencher sur ses poèmes, qui sont d’une beauté inouïe 🥰.

Choisir une seule citation, c’était compliqué ! C’est pourquoi je tenais vraiment à vous en partager une deuxième, qui n’est pas issue d’un livre mais qui a été écrite par Ernest Hemingway. C’est une citation qui m’inspire au quotidien et m’aide à aller de l’avant 😊 !

« Il n’y a rien de noble à être supérieur à vos semblables. La vraie noblesse est d’être supérieur à celui que vous avez été auparavant. » 

R pour « regret ». As-tu un regret en tant que lectrice ?

Le seul regret que je peux avoir en tant que lectrice, c’est de ne pas lire assez 😁. J’essaie de pallier ce problème en consacrant de plus en plus mon temps libre à la lecture 😊.

S pour « série ». Quelle série de romans as-tu commencé et n’as-tu pas finie ?

Miss La Gaffe de Meg Cabot est une petite série de romans en trois tomes, d’une autrice que j’adore, notamment parce qu’elle a écrit l’une de mes séries chouchou, à savoir Journal d’une Princesse. Et pourtant, c’est une série de romans chick-lit que je n’ai pas terminée car j’ai tout simplement décidé de l’abandonner. La chick-lit est un genre que j’ai longtemps lu durant mon adolescence, et même si aujourd’hui je m’en suis un peu plus éloignée, Meg Cabot, Sophie Kinsella ou encore Isabel Wolff conservent une grande place dans mon cœur de lectrice ! Avec Miss La Gaffe, ça a gaffé. Disons que ça a bien fonctionné avec le premier tome puisque je l’ai adoré. Je l’ai trouvé tellement drôle et rafraîchissant ! J’ai enchaîné avec la suite et ça l’a beaucoup moins fait, surtout à partir de la seconde moitié du tome. J’ai décidé de ne pas continuer ma lecture car à mes yeux l’histoire commençait à partir dans tous les sens. C’est le cas de toute chick-lit qui se respecte me direz-vous ! Mais ce ne sont pas les histoires rocambolesques qui m’ont posé souci, loin de là. Non, c’est vraiment le fait que les événements qui se déroulaient devenaient presque déplacés, en totale opposition avec ce à quoi les personnages m’avaient habituée jusque-là. Je n’ai pas compris la tournure prise par Meg Cabot, car pour moi elle était en inadéquation avec ce que je pouvais m’imaginer. En tout cas, même si j’ai fait le choix de ne pas la finir, je vous conseille cette série si vous aimez la chick-lit. Le premier tome vaut  à lui seul le coup de se lancer, et qui sait, peut-être que la suite vous plaira. Pour le coup, c’est peut-être moi qui suis trop fermée.

T pour « trois ». Tes trois livres préférés de tous les temps.

 

 

 

 

 

 

Trois petites merveilles 🥰. Je ne vais pas vous présenter Harry Potter car je pense qu’aujourd’hui, tout le monde connaît très bien cet univers, ni même Le Cercle des Poètes Disparus car j’en ai parlé plus au dessus. Mais je vais vous parler un peu du Pays où l’on n’arrive jamais d’André Dhôtel, moins connu et non pas moins savoureux. Il s’agit d’un roman de littérature de jeunesse paru au XXème siècle, qui a tout simplement été un  coup de cœur totalement inattendu. En effet, le résumé est très vague, et la couverture à mon sens ne met pas assez en valeur ce petit chef-d’œuvre, ce qui fait que je ne m’attendais vraiment pas à aimer autant ! Je vais donc essayer de vous donner envie de découvrir ce roman magnifique ! Le jeune Gaspard est fils de marchands forain. Il vit chez sa tante qui tient une auberge dans un village des Ardennes. Sa vie n’est pas forcément enthousiasmante puisqu’il effectue quotidiennement des tâches ingrates. Jusqu’au jour où il rencontre un enfant fugitif, qui, avant d’être arrêté, lui confie s’être échappé pour  retrouver le pays de sa mère, un pays où les forêts de chênes et de bouleaux côtoient les palmiers et la mer. Intrigué et même hanté par ces révélations autour d’un pays qui semble tout droit sorti d’un monde imaginaire, le jeune Gaspard décide de partir à la poursuite de son nouvel ami et de l’aider à retrouver ce Pays où l’on n’arrive jamais. Sur la route, il fera des rencontres extraordinaires et vivra des périples fabuleux. Plus on avance dans la lecture du roman, et plus on s’éloigne du réalisme pour atteindre le merveilleux. Ce roman, c’est une ode à la vie et à la nature, c’est la quête d’un monde meilleur, tout simplement d’un monde vu avec les yeux d’un enfant. Je l’ai trouvé particulièrement magique et plein d’espoir. J’ai eu l’impression de voyager auprès de Gaspard et d’être moi aussi sur le dos de son merveilleux et énigmatique cheval-pie, qui disparaissait aussi vite qu’il apparaissait. C’est un livre d’aventure plein de poésie et de rebondissements, qui nous mène à l’évasion et à l’émerveillement, et rien que pour ça je ne peux que vous le conseiller, surtout si vous avez gardé votre âme d’enfant !

U pour « unapologetic ». Un livre dont tu n’as pas honte d’être fan.

Les Chroniques de Pepperwood ? Enfin ça, c’est si elles existaient vraiment. Seuls les fans de New Girl auront la référence 😂. Plus sérieusement, je n’ai honte d’aucune de mes lectures. Je pense qu’il n’y a pas de raison d’être gênés de ce qu’on aime lire. Lisons ce qui nous plaît sans aucun scrupules 😈 ! 

(Allez, juste pour le plaisir parce que cette série c’est la base 😂.)

V pour « very ». Un roman dont tu attends la suite avec énormément d’impatience.

Honnêtement, je n’attends plus de suites car les sagas romanesques que je lis sont déjà terminées. De plus, je lis essentiellement des one-shots. À la rigueur, si j’attendais une suite, ce serait pour Eleanor & Park de Rainbow Rowell. La fin m’a laissée sur ma faim 😭. Sinon, dans les sagas romanesques que j’ai commencées et qui sont déjà finies – du moins je pense -, j’ai hâte de continuer ma découverte des tomes de L’Epreuve de James Dashner. Moi qui ne suis pas forcément axée dystopie, celle-ci me plaît vraiment beaucoup ! Elle me tient vraiment en haleine ! Les films comme les livres sont au top !

W pour « worst ». Quelle est ta pire habitude de lecture ?

J’ai tendance à trop accélérer mon rythme de lecture aux passages particulièrement haletants. Alors je ne sais pas s’il s’agit d’une mauvaise habitude car quelque part je vis l’histoire intensément ! Mais c’est vrai que parfois, j’essaie de me canaliser pour ne pas rater des éléments narratifs à cause de mon emballement 😁.

(Quand l’intrigue s’emballe, je suis un peu comme Vif-Argent 😂 .)

X pour le X désigne l’emplacement. Le 27ème livre de ta bibliothèque.

Il s’agit du roman La Guerre des boutons de Louis Pergaud. Je pense que ce roman haut-en-couleurs est connu de tous, notamment par le biais des nombreuses adaptations cinématographiques. Deux village rivaux, Longeverne et Velrans, qui voient leurs enfants s’affronter dans des batailles endiablées. On suit dans ce roman les péripéties de tous ces enfants, leurs bêtises, leur vie à l’école et en dehors de l’école, là où les guérillas et la rançon des boutons commencent… C’est une lecture vraiment très drôle et sans pareille, avec une narration, un langage et des réflexions authentiques, qui en font tout le charme ! Je vous recommande vraiment ce roman qui nous replonge dans l’enfance du début du XXème siècle, et nous offre des moments de purs fous rire 😂 ! 

Y. Ton dernier livre acheté.

Il s’agit de La Goûteuse d’Hitler de Rosella Postorino. Un livre recommandé par ma libraire lorsque je lui ai dit adorer les romans à caractère autobiographique ! Celui-ci est inspiré d’une histoire vraie, et j’ai vraiment très hâte de le lire ! Nous sommes en 1943, Hitler s’est reclus dans son quartier général en Prusse-Orientale car il craint que l’on attente à sa vie. Devenu paranoïaque, il fait recruter des goûteuses, à qui on ordonne tous les jours d’avaler une cuillerée des repas qui lui sont destinés. Je n’en sais pas tellement plus mais ça m’intéresse beaucoup car il y a apparemment beaucoup de thématiques traitées en parallèle. De plus, d’un point de vue historique, le sujet des goûteuses est quand même assez intrigant. J’ai envie d’en savoir plus sur la vie de ces femmes, qui n’avaient pas d’autres choix que de goûter ces plats, et qui en s’exécutant essayaient de survivre, tout en étant pleinement conscientes qu’elles pouvaient mourir à tout moment.

Z pour Zzzz. Le livre qui t’a volé du sommeil.

L’Appel de l’ange de Guillaume Musso est un livre qui m’a volé du sommeil puisque j’ai pour ainsi dire passé une nuit blanche afin de le terminer ! Il faut dire qu’il y avait tellement d’action, d’intrigue et de retournements de situation que je ne pouvais pas m’arrêter en cours de route ! C’était juste haletant et passionnant !

Ce tag était un sacré challenge, mais j’ai réussi à le relever 💪 ! J’espère que vous aimerez lire mes réponses autant que moi j’ai aimé les écrire ! N’hésitez pas à le reprendre s’il vous intéresse et à m’en faire part, je serais curieuse de voir ce que ça donne de votre côté ☺️ ! 

TAG – Le top 3 des séries

Sélectionner seulement trois sagas littéraires, c’est vraiment un challenge très compliqué ! Et ça l’est d’autant plus quand le tag n’impose pas de genre littéraire précis. S’il s’était porté uniquement sur les bandes dessinées, j’aurais pu vous citer la splendide et pétillante Lou ! de Julien Neel,  le malicieux Cédric de Laudec et Cauvin, la douce et curieuse Cerise des Carnets éponymes de Joris Chamblain et Aurélie Neyret ou encore les espiègles Tom-Tom et Nana de l’incroyable et fantasque Bernadette Després. En ce qui concerne les romans, j’aurais pu vous parler des merveilleux Souvenirs d’Enfance de Marcel Pagnol, qui résonnent encore en moi comme le doux chant des cigales une journée de plein été… J’aurais pu vous évoquer les Terres du Milieu de Tolkien, vous parler longuement de cet univers qui colore mon quotidien de fantaisie et d’onirisme et me réconforte, un peu à la manière d’un plaid et d’un chocolat chaud durant une soirée d’Hiver… Dans un tout autre registre, j’aurais pu vous raconter les péripéties du jeune Thomas dans la saga dystopique L’Epreuve de James Dashner, plus connue sous le nom du « Labyrinthe ». En bref, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup à raconter en ce qui concerne les séries littéraires, et n’en choisir que trois relève de l’impossible ! Un peu comme Babelio qui nous demande de ne choisir que 6 livres à emporter sur une île déserte 😉.

Alors je ne vais pas vous mentir, mais pour ce tag, j’ai un peu triché 😝. J’ai décidé de vous présenter le top 3 des séries qui ont marqué à la fois mon enfance et mon adolescence. Et croyez-moi, là encore ça n’a pas été facile ! Comme vous le savez, je suis restée une éternelle enfant, et les trois séries que je vais vous présenter ont donc une place très chère à mon cœur.  Alors c’est partiiii pour un petit retour en arrière ! 

Et j’ai nommé à la première place du podium…

Harry Potter de J.K. Rowling ! Comment ne pas mettre la saga Harry Potter dans ce top 3 ? J’ai découvert ces merveilleux livres bien après les films. J’avais 6 ans quand j’ai vu le premier film au cinéma 😱… J’ai tout d’abord été une fan de l’univers grâce à l’adaptation cinématographique et étant donné mon immense coup de cœur pour cette retranscription de la saga à l’écran, j’hésitais à me lancer dans la lecture des tomes par peur que mes attentes de lectrice soient trop élevées. Grossière erreur, films comme livres sont de véritables chefs-d’œuvre ! Harry Potter, c’est un univers empli de magie, qui me fait rêver et m’emmène loin de notre triste monde de Moldus. Jamais rien ne détrônera cette saga, qui à mes yeux est la meilleure de tous les temps !

(Moi quand j’enchaîne les chapitres de Harry Potter)

Les Filles au Chocolat de Cathy Cassidy – C’est une saga en dix tomes que j’ai adoré suivre. De tome en tome, on découvre plus profondément un personnage de la famille Tanberry. C’est une série gourmande et pleine de vie, qui m’a fait rire, m’a profondément touchée. J’ai eu la réelle impression de faire partie des livres, d’être moi aussi un personnage. Même si c’est une série que j’ai lue en étant adolescente, qui a accompagné mes vacances d’été, et quand j’y repense, j’ai des souvenirs de soleil et de plage… Vous pouvez retrouver sur mon blog les chroniques des trois premiers tomes si cette saga vous intéresse Cœur Cerise, Cœur Guimauve et Cœur Mandarine. Les sujets abordés sont forts et importants, mais sous la plume de Cathy Cassidy, ils sont toujours brillamment traités avec douceur et légèreté, sans pour autant être dévalués.

Ce qui est bon à savoir, c’est que cette saga existe aussi sous le format bande-dessinée. Je vous laisse la bande-annonce du tome 4 au format BD 😊

Meg Cabot - La grande Nouvelle

Journal d’une Princesse de Meg Cabot – Journal d’une Princesse est une saga en onze tomes. Onze tomes de purs fous rires et en même temps de nostalgie car j’ai grandi avec Mia Thermopolis au fil des tomes. C’est avec un grand plaisir que je compte les relire dans les temps qui viennent. Les thématiques abordées sont drôles et touchantes… On retrouve les grands classiques comme l’amour et l’amitié, mais aussi la famille et l’avenir. C’est la première saga que j’ai lue et elle m’a vraiment donné le goût de la lecture, alors merci Meg Cabot ! Je vous conseille au passage les deux films qui sont sortis avec Anne Hathaway dans le rôle de la princesse, si vous avez envie de rire et de vous changer les idées c’est juste parfait 😂 !

giphy (4)

Je remercie Loryl d’avoir pensé à moi pour ce tag. Ce sont des livres qui comptent beaucoup pour moi, qui ont marqué les plus belles périodes d’une vie, et ça me tenait à cœur de pouvoir vous en parler 😊. Et vous, quel serait votre top 3 ?

Pandora

Pandora Titre

Victoria Turnbull

Pandora Victoria Turnbull

4coeurs

– Résumé éditeur –

Pandora vit seule dans un monde en ruine. Personne ne lui rend jamais visite, alors elle s’occupe comme elle peut. Le jour où un oiseau tombe devant sa porte, le monde de Pandora commence doucement à changer…

Prix : 12,90€ (éditions Les Arènes)  –  Nombre de pages : 32

– Mon avis –

Pandora est une jeune renarde qui vit seule dans un monde en ruine. Pour combler cette solitude qui la pèse, elle déniche et répare les objets composant toutes les vastes décombres de ce monde. Dotés d’une seconde vie, ces derniers agrémentent avec charme sa demeure faite de bric et de broc, mais surtout d’amour. Un beau jour, Pandora retrouve un oiseau blessé devant chez elle, et de leur amitié vont naître les plus belles choses…

Ce petit album jeunesse est une très belle découverte et je tiens dans un premier temps à remercier Babelio ainsi que les éditions Les Arènes de me l’avoir envoyé, sans quoi je ne l’aurais peut-être jamais connu. L’objet-livre en tant que tel a été minutieusement travaillé et c’est ce qui m’a attirée en premier. La couverture, toute douce, est en tissu soyeux, ce qui permet de réhausser d’une somptueuse touche de nacre les détails des objets que Pandora raccommode. Les illustrations, à l’image de la narration, sont vraiment très douces, notamment parce qu’elles ont la particularité d’avoir été réalisées au crayon et à l’aquarelle, une technique graphique que j’affectionne particulièrement. J’aime beaucoup les teintes rétro utilisées par Victoria Turnbull, assez passées mais toutefois lumineuses, car elles ajoutent à la fois de l’innocence et de la nostalgie à l’histoire.

J’ai trouvé l’histoire tendre et touchante, bien qu’un peu trop courte à mon goût, ce qui ne m’a pas permis de m’immerger complètement dans l’univers. Même s’il s’agit d’un album jeunesse, j’aurais voulu encore plus de pages, encore plus de texte. Mais c’est justement la preuve que j’ai apprécié l’histoire. Je pense que Pandora est avant tout un album contemplatif, où la lecture des images prend le pas sur la lecture du texte, où seuls les yeux rêveurs sont en mesure de déceler la magie des non-dits. C’est un album qui malgré sa brièveté, nous livre de très beaux et profonds messages sur l’amitié et l’espoir, mais aussi sur la joie supplantant la tristesse. Au fil des pages, la réparation matérielle fait écho à la réparation affective, et nous révèle avec sensibilité que même ce qui semble irrémédiable peut être pansé avec un peu d’amour et d’optimisme. J’ai trouvé les mots finement choisis, en accord parfait avec chacune des illustrations, donnant dans l’ensemble un album éminemment poétique, empli de bons sentiments et d’espoir. Je ne peux que conseiller la lecture de Pandora car elle est pleine de tendresse et nous réchauffe le cœur.

BabelioEditions Les Arènes

– Citation –

Jour après jour,
le monde reprit
peu à peu
des couleurs.

Pandora photo

Chiisako Garden

Chiisako Garden

Yuki Kodama

Chiisako Garden Yuki Kodama

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

La petite Luna vient d’emménager avec sa famille dans une charmante maison avec un joli jardin. Et c’est dans ce carré de verdure préservé qu’elle fait la connaissance d’un petit être, avec qui elle se lie très vite d’amitié. Mais Luna est la seule à voir son minuscule ami, ce qui ne manquera pas de créer des tensions avec ses parents… Et si vous preniez le temps de tendre l’oreille ? Vous entendriez peut-être le murmure d’une de ces mystérieuses créatures lilliputiennes qui ne se dévoilent qu’a un tout petit nombre d’entre nous… Avec ce recueil de cinq nouvelles, Yuki Kodama vous emmène dans un monde plein de fantaisie et de douceur !

Prix : 8€ (éditions Vega)  –  Nombre de pages : 183

– Mon avis –

Chiisako Garden est un manga composé de cinq histoires, dont certaines sont indépendantes les unes des autres et d’autres intimement imbriquées. Toutefois, elles conservent le point commun de mettre en scène des Chiisakos, qui sont de minuscules êtres que seuls les cœurs purs, c’est-à-dire les enfants mais aussi les personnes qui ne sont jamais tombées amoureuses, peuvent voir.

J’ai tellement aimé ces courts récits de vie, qui abordent avec délicatesse et sensibilité des thématiques universelles telles que les relations familiales, amicales et amoureuses, mais aussi des sujets plus spécifiques comme le processus créatif, l’écriture mais aussi le cas des hikikomoris, que j’ai pour ma part complètement découvert.

Même s’il s’agit d’un one-shot composé de plusieurs historiettes, je me suis facilement attachée aux personnages. de plus, on retrouve Ten, le Chiisako que vous voyez en gros plan sur la couverture, dans plusieurs d’entre elles, ce qui renforce notre attachement. Certains récits sont plus percutants, notamment le quatrième et le cinquième qui sont encore ancrés dans ma tête.

Loin d’être enfantin, je pense que ce manga s’adresse aussi et surtout aux adultes qui ont su conserver leur part d’imagination. J’ai besoin de ce genre de lecture, où la nature est mise à l’honneur, et où le merveilleux côtoie notre monde. Ça fait tellement de bien, je ne peux que vous recommander Chiisako Garden si comme moi vous êtes sensibles à la poésie des simples instants de vie.

– Citation –

Après tout, on peut être un auteur de fantasy sans être magicien, n’est-ce pas ? Alors on peut écrire sur l’amour sans avoir jamais aimé.

Chiisako

Les Aventures Complètes de Pierre Lapin

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Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Les quatre histoires de Beatrix Potter mettant en scène Pierre Lapin sont réunies en un seul et même livre, permettant ainsi de suivre ses péripéties de manière chronologique. Après ses équipées de jeunesse dans le jardin de Monsieur MacGregor, Pierre devient un respectable jardinier faisant parfois cadeau d’un chou ou deux à ses joyeux et insouciants parents, sa sueur Flopsaut et son mari, Jeannot Lapin. Ces derniers n’ont pas de chance avec leur progéniture… La première famille, « les petits Flopsaut », est victime des effets soporifiques de la laitue et tombe entre les mains du redouté Monsieur MacGregor. Dans L’aventure de Monsieur Tod, une seconde portée est enlevée par Ernest Blaireau… Pierre est appelé à la rescousse ! Chaque histoire est reproduite intégralement, accompagnée de ses illustrations originales.

Prix : 14,90€ (éditions Gallimard)  –  Nombre de pages : 92

– Mon avis –

Les Contes de Beatrix Potter sont une véritable petite gourmandise littéraire et graphique. C’est le genre de lecture qui fait vraiment du bien car elle nous replonge tout droit dans notre enfance et nous immerge dans un joyeux cocon champêtre et ensoleillé.

Pierre Lapin et le rougegorge

Dans ce joli album, nous avons quatre histoires mettant en scène Pierre Lapin, l’un des plus célèbres héros anthropomorphiques de la littérature de jeunesse. Nous suivons ses péripéties de façon chronologique, ce qui m’a vraiment plu car on s’attache d’autant plus aux personnages et à l’univers. On commence l’aventure lorsqu’il n’est que lapereau, têtu et insouciant, bravant les interdits en s’introduisant dans le jardin du terrible Monsieur MacGregor, – qui a pour rappel transformé son père en pâté -, et on termine ce livre lorsqu’il est adulte, plus réfléchi et responsable, venant à son tour en aide à son très cher cousin Jeannot, qui autrefois était un peu son modèle et son mentor.

Pierre et Jeannot

Ces historiettes accompagnées des jolies illustrations d’origine sont vraiment très belles, drôles, pleines de douceur, de charme et de spontanéité, et toujours avec une morale, jamais trop prononcée. J’ai adoré plonger dans l’univers bucolique et enthousiaste aux odeurs de fleurs et au goût de légumes solaires de Beatrix Potter, et c’est avec un grand plaisir que j’y retournerai, pour découvrir d’autres personnages et approfondir cet univers réconfortant empli de belles valeurs.

Pierre Lapin et les oignons

– Citations –

Le jardin de Monsieur MacGregor est rempli de légumes – des légumes frais, verts, exquis. Pierre n’en a jamais vu autant. Il mange des haricots, il mange des laitues, enfin, il mange des radis. C’est un peu dur, les radis, mais si appétissant ! Pierre en mange trop, il se sent mal au cœur. « Si seulement je trouvais un peu de persil », se dit-il. « C’est très recommandé le persil en cas d’indigestion ! »

*

Pierre courut sans s’arrêter ni même jeter un coup d’œil derrière lui jusqu’au grand sapin où il habitait. Il était si fatigué qu’il se laissa tomber sur le sable douillet qui recouvrait le sol du terrier et ferma les yeux.

Les Aventures Complètes de Pierre Lapin Beatrix Potter

 

À Rebours

A Rebours titre

J.K. Huysmans

À Rebours J.K. Huysmans

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

La Bible de l’esprit décadent et de la  » charogne  » 1900. À travers le personnage de des Esseintes, Huysmans n’a pas seulement résumé, immortalisé les torpeurs, les langueurs, les névroses vénéneuses et perverses du siècle finissant. Des Esseintes est aussi un héros kierkegaardien, à la fois grotesque et pathétique, une des plus fortes figures de l’angoisse qu’ait laissées notre littérature. Fils spirituel de René et de la génération du mal du siècle, il annonce à bien des égards le Bardamu de Céline et le Roquentin de La Nausée.

Prix : 8,50€ (éditions Gallimard)  –  Nombre de pages : 430

– Mon avis –

À Rebours, c’est le premier grand succès de Huysmans. Ce roman nous surprend d’emblée parce qu’il manque clairement d’intrigue. Il nous propose de suivre la vie de l’un des plus grands décadents de la littérature française, à savoir… roulements de tambours… j’ai nommé le duc « fin de race » Jean Floressas des Esseintes.

Dès les premières lignes de la notice, le ton est donné au lecteur : le duc Jean Floressas des Esseintes est l’ultime descendant d’une lignée affaiblie, marquée par « les vices d’un tempérament appauvri », et ébranlée par les « unions consanguines » et « l’effémination des mâles » qui s’est accrue au fil des générations. Il est présenté comme une rognure, la dernière miette d’une ancienne famille aristocratique nullement digne de respect. Avant même de m’avancer sur la narration à proprement parler, je souhaiterais me pencher un peu sur le personnage de des Esseintes, si singulier et énigmatique qu’on pourrait lui consacrer un mémoire. C’est un personnage qui a grandi dans la solitude, et qui trouve un certain refuge dans ses pensées torturées, ce qui explique en partie ses névroses ultérieures. Ses parents n’ont jamais été là pour lui, et quand ils l’étaient, ils ne parlaient guère ou alors échangeaient des paroles détachées et impersonnelles, nourrissant l’atmosphère froide et oppressante qui régnait entre eux. Il est un personnage profondément incompris, aux portes de la marginalité, qu’il n’hésite pas à grand ouvrir, finalement empreint d’une complaisance vis-à-vis de son exclusion.

La vie de des Esseintes est sans saveur. De plus, elle n’est ponctuée que d’échecs perpétuels. Il s’ennuie ferme, isolé dans sa vaste demeure. C’est pourquoi il décide un beau jour de rechercher l’inédit et l’exclusif sous toutes ses coutures, au point de se livrer à toutes sortes d’expériences les plus excentriques, fantasques et inimaginables possibles, tant sur le plan physiologique qu’intellectuel : expériences artistiques, livresques, humaines, florales, olfactives, androgynes et j’en passe. L’expérience de la tortue est l’une des plus célèbres du roman. Des Esseintes acquiert une tortue pour pouvoir mettre en valeur la vivacité des teintes d’un tapis d’Orient. Par les mouvements et les teintes foncées de la tortue, il pense rehausser les couleurs du tapis. Néanmoins, des Esseintes est loin d’être satisfait du rendu de la tortue sur le tapis. Il estime que ce dernier n’est pas assez valorisé, et même qu’il est enlaidi, avec cette tortue « couleur tête-de-nègre », dont « le ton de Sienne crue de [la] carapace salissait les reflets du tapis sans les activer ». Pour parfaire l’alliance des tons et atteindre une jouissance visuelle inédite, il décide dans un premier temps de recouvrir la cuirasse de la tortue d’or. Malgré tout, cela ne lui convient toujours pas. Pour obtenir une parfaite alchimie, il décide alors de sertir la carapace de l’animal d’une multitude de joyaux, sélectionnés avec minutie : « Le choix des pierres l’arrêta ; le diamant est devenu singulièrement commun depuis que tous les commerçants en portent au petit doigt ; les émeraudes et les rubis de l’Orient sont moins avilis, lancent de rutilantes flammes, mais ils rappellent par trop ces yeux verts et rouges de certains omnibus qui arborent des fanaux de ces deux couleurs, le long des tempes ; quant aux topazes, brûlées ou crues, ce sont des pierres à bon marché, chères à la petite bourgeoisie qui veut serrer des écrins dans une armoire à glace ; […] Décidément aucune de ces pierreries ne contentait des Esseintes. » Cette expérience nous montre ô combien des Esseintes est obsédé par la perfection, et ô combien cette obsession et ce constant désir d’anormalité vont finir par le ronger… Il cherche les combines les plus improbables dans l’espoir de pouvoir aller au-delà de la perception d’un simple être humain. Mais ce désir est vain, car la réalité finit toujours par reprendre ses droits, qu’importe les extravagances de des Esseintes.

Par le biais de ces artifices, des Esseintes cultive ses névroses, qui lui permettent de conserver sa singularité et sa grandeur. Il s’est créé un monde si artificiel qu’il est proche de la surnature. Cependant, il n’est pas un surhomme, et quoi qu’il fasse, l’échec reste prédominant. Pour ma part, je trouve l’expérience de la tortue décisive dans l’histoire, car elle marque la fragilité du personnage, son caractère altérable, mais également le début d’une succession d’échecs qui vont le mener lentement à sa perte. Sa quête de sens et de sensations est un fiasco qui l’éclipse lentement vers sa destruction… Epuisé, il est victime d’un corps qui ne lui répond plus. À Rebours, c’est une peinture du corps qui se dégrade, c’est un paysage de chair en lambeaux, un désagrègement éparse d’une carapace qui s’est fissurée au fil des excès. Plus qu’une succession d’échecs expérimentaux, c’est un échec de vie qui nous est raconté dans ce roman. Des Esseintes est un éternel insatisfait, mais aussi un éternel raté. Il est toujours dans le « presque », jamais dans le « plein ». Il s’est enfermé dans un cercle vicieux qui n’est plus de son ressort, et qui lui a désagrégé irrévocablement le corps et l’esprit.

Ce roman nous offre une expérience littéraire unique, une expérience folle, comme nous n’en aurons jamais d’autre. En tout cas, c’est une lecture qui ne laisse pas de marbre, que notre avis soit positif ou négatif. L’écriture huysmansienne est nihiliste à souhait, et à l’image de des Esseintes, esthétisante et poussée à l’extrême. Au demeurant, ne peut-on pas voir dans ce roman une intrusion de Huysmans homme ? Lui qui a toujours vécu dans l’ombre de son maître Emile Zola, comme des Esseintes a vécu dans l’ombre des véritables artistes, ne s’est-il pas finalement projeté dans son personnage, au moins en partie ?

– Citations –

Bien souvent, des Esseintes avait médité sur cet inquiétant problème, écrire un roman concentré en quelques phrases qui contiendraient le suc cohobé des centaines de pages toujours employées à établir le milieu, à dessiner les caractères, à entasser à l’appui les observations et les menus faits. Alors les mots choisis seraient tellement impermutables qu’il suppléeraient à tous les autres ; l’adjectif posé d’une si ingénieuse et d’une si définitive façon qu’ils ne pourrait être légalement dépossédé de sa place, ouvrirait pendant des semaines entières, sur son sens, tout à la fois précis et multiple, constaterait le présent, reconstruirait le passé, devinerait l’avenir d’âmes des personnages, révélés par les lueurs de cette épithète unique.

*

En effet, lorsque l’époque où un homme de talent est obligé de vivre, est plate et bête, l’artiste est, à son insu même, hanté par la nostalgie d’un autre siècle.

*

[…] il ne vivait guère que la nuit, pensant qu’on était mieux chez soi, plus seul, et que l’esprit ne s’excitait et ne crépitait réellement qu’au contact voisin de l’ombre ; il trouvait aussi une jouissance particulière à se tenir dans une chambre largement éclairée, seule éveillée et debout, au milieu des maisons enténébrées et endormies, une sorte de jouissance où il entrait peut-être une pointe de vanité, une satisfaction toute singulière, que connaissent les travailleurs attardés alors que, soulevant les rideaux des fenêtres, ils s’aperçoivent autour d’eux que tout est éteint, que tout est muet, que tout est mort.

*

Après les fleurs factices singeant les véritables fleurs, il voulait des fleurs naturelles imitant des fleurs fausses.

A Rebours image

 

Journal d’un enfant de Lune

 

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Joris Chamblain et Anne-Lise Nalin

Journal d'un enfant de lune Joris ChamblainCoup de coeur– Résumé éditeur –

Morgane a seize ans. Elle vient d’emménager dans une nouvelle maison, avec ses parents et son petit frère. Tandis qu’elle déballe ses cartons, elle retrouve un journal intime caché derrière un radiateur. C’est celui de Maxime, un jeune homme de dix-sept ans, qui y raconte son étrange maladie qui l’empêche de vivre à la lumière du jour. C’est un enfant de la lune…

Prix : 15,95€ (éditions Kennes) –  Nombre de pages : 56

– Mon avis –

Après la saga Les Carnets de Cerise, que j’ai adorée, je découvre une autre bande-dessinée de Joris Chamblain, qui me tenait particulièrement à cœur de par ses thématiques fortes. En effet, sont abordés avec douceur et émotion le syndrome du Xeroderma Pigmentosum et la difficulté quotidienne à laquelle sont confrontées les personnes qui en sont atteintes. Cette maladie rare empêche l’exposition au soleil sous peine de développer des cancers cutanés.

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J’ai vraiment beaucoup aimé cette bande-dessinée, qui m’a aidée à mieux comprendre cette maladie, mais aussi à réaliser combien la vie se doit d’être pleinement savourée. Ici, nous suivons une jeune fille de seize ans nommée Morgane, qui emménage avec ses parents dans une nouvelle maison. Dans sa nouvelle chambre, elle trouve par hasard un journal, tenu par Maxime, un jeune homme de dix-sept ans, atteint de cette dure maladie. Emue par son récit, la jeune fille décide de se lancer à la recherche de Maxime… Je ne vous en dit pas plus pour que vous puissiez découvrir cette histoire bouleversante par vous-mêmes !

Encore une fois, Joris Chamblain a su me toucher : ses mots sont simples et justes ce qui a le don de les rendre particulièrement forts. Les personnages sont touchants, sincères, et on ne peut que les apprécier. Mention spéciale pour les sublimes illustrations d’Anne-Lise Nalin qui s’accordent parfaitement au récit et magnifient les moments narrés. Une très belle lecture et de très beaux récits de vie, qui nous sensibilisent à une maladie méconnue.

– Citations –

C’est fou ce qu’un regard peut faire mal, quand votre corps est différent.

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Edith Piaf chantait « La vie en rose ». Elle n’a pas la moindre idée de ce que ça fait de réellement voir la vie en rose, à cause de ce foutu masque.

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Ne pas pouvoir admirer le ciel bleu. Ne pas savoir la couleur des yeux de la jolie fille qui traverse la rue. Et déguiser le regard écœuré et distant des passants derrière cette couleur si « chaleureuse »…

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Et moi j’étais devenu aux yeux de mon papa une œuvre d’art vivante que l’on protégerait de l’outrage du temps.

Journal d'un enfant de lune JC