Le maître des Livres (Tome 1)

Le maître des Livres

Umiharu Shinohara

Le maître des livres 1

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

À la bibliothèque pour enfant « La rose trémière » vous êtes accueillis et conseillés par Mikoshiba, un bibliothécaire binoclard célèbre pour son caractère bien trempé. Mais contrairement à ce qu’il peut laisser paraître, c’est un professionnel de premier ordre. Aujourd’hui encore, adultes comme enfants perdus dans leur vie viennent à lui en espérant qu’il leur trouvera le livre salvateur. Une histoire passionnante centrée sur la littérature et Mikoshiba, le « sommelier du livre pour enfant ».

Prix : 8,50€ (édition Komikku)  –  Nombre de pages : 192

– Mon avis –

Le maître des livres est un manga très original et fascinant qui aborde le thème de la littérature de manière à transmettre la passion des livres au lecteur. Lors de ma lecture de ce manga, j’ai senti que l’auteur était vraiment passionné et admiratif de ce que la littérature peut apporter dans le quotidien des gens, du pouvoir bénéfique et dépaysant que les histoires peuvent amener dans la vie de chacun ; et c’est cet aspect qui m’a particulièrement plu et qui, à mon sens, a donné tout le cachet à ce manga.

L’histoire débute avec le personnage de Myamoto, un jeune homme à la vie assez désordonnée puisque nous le découvrons sortant d’une soirée où il a bu beaucoup d’alcool pour oublier ses malheurs. En tentant de rentrer chez lui, Myamoto va se trouver face à une bibliothèque pour enfant nommée « La rose trémière », bibliothèque qu’il n’a jusqu’alors jamais vue et qui va l’intriguer par le fait que malgré l’heure tardive, elle soit encore ouverte. Ainsi donc il va s’y réfugier et faire la connaissance de Mikoshiba, un bibliothécaire acariâtre, franc et énigmatique qui ne va donc pas hésiter à le remettre en place dès le départ. 

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Mais peu à peu, Myamoto va trouver ses marques dans cette bibliothèque : il va voir en ce lieu comme une sorte de havre de paix où la littérature peut laisser pleinement s’exprimer tous ses effets ressourçants et libérateurs. De fil en aiguille, nous allons découvrir d’autres personnages pour qui les livres se sont avérés être comme un second souffle, une renaissance de soi et surtout une belle prise de conscience. J’ai adoré la façon dont ce manga nous narre le quotidien de manière réaliste mais sans omettre le rêve et la spontanéité, bases-mêmes de ce premier tome prometteur. La littérature est vraiment mise à l’honneur et ne peut que passionner tout accro à la lecture.

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Tous les personnages ont leurs caractéristiques propres et sont attachants à leur façon. Le personnage de Mikoshiba m’a beaucoup plu bien qu’il soit peu sympathique et toujours très mystérieux. Malgré que nous ayons pu nous immiscer dans un flashback sur son enfance, on ne sait pas grand chose sur lui bien que cela fut suffisant pour me permettre de mieux l’apprécier et le comprendre. J’ai trouvé le personnel de la bibliothèque très amusant et chaleureux. Cela donne envie d’aller à la bibliothèque et d’être aussi bien conseillés qu’à « La rose trémière » !

« Le rôle d’un bibliothécaire est de donner envie aux gens de lire…ainsi que de trouver les livres qui pourraient plaire aux gens ! C’est parce qu’il y a des bibliothécaires capables de ça que l’on se rend dans les bibliothèques ! »

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J’ai également adoré le fait que dans un livre, nous plongeons par petits fragments dans d’autres livres comme par exemple Le prince heureux d’Oscar Wilde ou encore L’île au trésor de Stevenson. Nous n’avons donc pas affaire à des livres fictifs mais bien réels. En plus de nous donner envie de continuer cette série de manga, cela nous donne envie de nous plonger dans les classiques de la littérature de jeunesse. 

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Ce manga est une incitation à la lecture, une invitation à voyager dans les mondes infinis et extrêmement riches des histoires. Il nous montre les bienfaits que peut nous apporter la littérature et tout cela se fait en douceur, en humour et en légèreté. Et le fait que ce soit présenté comme une histoire dépourvue de fantastique nous rapproche encore plus des personnages puisqu’ils pourraient être nous. J’ai adoré ce premier tome tellement frais et addictif ! Que demander de plus mis à part la suite ? 

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– Citations –

Ce n’est pas toi qui choisis les livres… Mais les livres qui te choisissent.

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Quel est le problème des livres pour enfants ? Tu te crois suffisamment adulte pour avoir le droit de considérer comme stupide la lecture des livres pour enfants ?!

*

Arriver à trouver le livre qui nous plaît parmi tout ce choix…C’est comme une sorte de chasse au trésor. A quoi cela sert d’enlever ce plaisir aux enfants ?

*

On parle souvent de « livres pour enfants » ou de « livres pour adultes ». Mais la réalité est qu’il n’y a pas d’âge pour apprécier un livre.

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Chi, une vie de chat (Tome 1)

Chi (tome1)

Konami Kanata

Chi, une vie de chat (tome 1)

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Que faire quand on est un mignon petit chaton et que d’un coup, on se retrouve tout seul ? Pleurer ? Ne rien faire ? Attendre ? Non, il y a plus drôle que ça : découvrir le monde ! Du jardin public à la maison, des chaussures au vétérinaire, des balles rebondissantes aux plantes d’appartement… La vie de chat est pleine de joies et de surprises. Et avec Chi, elle l’est encore plus ! Miaaaa…

Prix : 10,75€ (édition Glénat)  –  Nombre de pages : 168

– Mon avis –

Chi est une petite chatte toute mignonne mais un peu maladroite. Lors d’une promenade avec sa maman, elle s’égare et se voit confrontée aux dangers de la nature. Mais heureusement, Yohei, un petit garçon, la trouve à temps et décide de la ramener chez lui. La famille de Yohei ne peut faire autrement qu’adopter cette jolie petite boule de poils. Ainsi, nous allons suivre les aventures de Chi et sa nouvelle famille au fil des pages.

J’ai vraiment adoré ce manga nous présentant ce mignon petit chaton ainsi que ses tranches de vies. Konami Kanata a bien compris comment s’y prendre avec ses lecteurs pour qu’ils tombent sous le charme de Chi : une petite bouille adorable avec des yeux remplis d’étoiles, des émotions démesurées rendant les péripéties de Chi encore plus attachantes et des scénettes tendres qui ne provoquent chez nous que de l’affection et de bons sentiments.

J’ai beaucoup aimé les illustrations, très mignonnes, colorées et pleines de tendresse. Ce que je reproche à ce manga est le manque de texte. Les paroles manquent cruellement au manga, il y en a bien trop peu. Je déconseille donc ce manga à ceux qui s’attendent à lire une véritable histoire. Chi est bien plus un manga visuel que littéraire, et donc il se lit bien trop vite à mon goût, laissant le lecteur sur sa faim.

– Citations –

chi_sweethome

 Ze veux rentrer à ma maison !

*

Elle est où, Maman ?
Elle est où, la maison ?
Miaw ! Maman ! Maman !


– Un peu de moi –

J’ai trouvé Chi tellement mignonne qu’il me fallait un petit objet en rapport avec ce manga. J’aime beaucoup avoir des objets dérivés de mes lectures favorites : objets en tous genre Harry Potter, posters Maliki, papeterie Chi, cartes peintes à la main par des illustratrices jeunesse, badges, tote bags et marques-pages… Alors lorsque j’ai trouvé ce petit porte clé adorable ainsi qu’un carnet avec le stylo assorti, vous vous doutez bien que j’ai sauté sur l’occasion. C’est tellement chou qu’on ne peut faire autrement!

20121117140455Porte-clé Chi fidèle aux superbes illustrations de son manga éponyme.


Stylo et carnet Chi

Petit carnet Chi et son stylo assorti tout mignon.

Trois sœurs jumelles (Tome 1)

Trois soeurs jumelles

Lee-Jong Eun

Trois soeurs jumelles (tome 1)

Heart

– Résumé éditeur –

Shi, Hwa et Long sont sœurs. Elles ont quelque chose de spécial : ce sont des triplees. Après avoir perdu leur mère, elles sont confiées chacune à une famille différente. Ainsi, Shi vit à New York depuis ses 7 ans, Mong au Japon et Hwa reste en Corée. A 16 ans, elles vont se retrouver toutes les trois en Corée après 9 ans de séparation. Qu’est devenu leur père ? et pourquoi ont-elles été séparées ?

Prix : Inconnu (édition Saphira)  –  Nombre de pages : 168

– Mon avis –

Pour être claire, ce manga me laisse perplexe, comme avec un goût d’inachevé. L’histoire tient la route et peut même paraître très intéressante. En effet, ici il s’agit de triplées qui ne se sont pas revues depuis leur plus jeune âge et qui vont se retrouver toutes les trois en Corée après 9 ans de séparation suite au décès de leur mère. Dans ce tome, nous allons partir à la rencontre de chacune des trois sœurs dans leur nouvelle vie depuis leur séparation tout en suivant leurs interrogations personnelles : Qu’est devenu notre père? Pourquoi nous-a t-il amenées dans une nouvelle famille ? De même pourquoi nous avoir séparées moi et mes sœurs?

Puis à peine nous prenons connaissance de leur nouvelle vie que hop, on change complètement d’univers : c’est déjà le grand départ pour les retrouvailles. Je trouve ça assez bref et décevant de ne pas plus approfondir leurs vies en dehors de leur famille d’origine. Sachant qu’un manga comporte un grand nombre de tomes, l’auteure aurait pu expliciter un petit peu leurs nouvelles vies, sans forcément trop en faire car ça pourrait vite devenir lassant… mais tout au moins qu’on est le temps de souffler entre deux pages car tout ce cumul d’informations pèse lourd pour ce premier tome. Trop d’un coup. On a pas assez le temps de connaître chacune des sœurs avec toute cette brièveté.

En dehors de ça, j’ai eu un peu de mal au début à identifier les personnages. On passe d’une sœur  à une autre sans forcément que ce soit dit. On ne sait pas trop qui est qui et je pense que le but de ce manga à la base est de se détendre et non de réfléchir à qui sont les personnages. Qui est Hwa, Shi ou Mong? C’est vraiment dommage. De plus (erreur d’imprimerie?), les bulles sont parfois coupées à cause de la reliure et donc illisibles. Libre cours à votre imagination pour compléter les paroles des personnages!

Quant au titre (mais là non plus ce n’est pas la faute de l’auteure mais plutôt du traducteur), il est assez mal choisi car je m’attendais à avoir trois sœurs jumelles ( 2 x 2 x 2 ) mais pas des triplées. Mais là encore ce n’est que du détail.

Je vais quand même terminer par une note positive, c’est un manga sympathique avec de très belles illustrations. L’humour est bien présent et malgré les petits défauts dont regorge ce manga, je suis certaine qu’il plaira à beaucoup de personnes pour son côté à la fois décalé, humoristique, alliant tristesse et nostalgie.

Wolf Girl & Black Prince (Tome 1)

Wolf

Hatta Ayuko

Wolf Girl & Black Prince 1

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Erika Shinohara, vaniteuse élève de seconde, fait croire à tout le monde qu’elle vit une histoire d’amour sulfureuse et passionnée. Pourtant, à l’âge de 16 ans, Erika n’a même jamais eu de copain. Sommée d’apporter une preuve de son idylle, elle prend en photo un beau jeune homme croisé dans la rue qu’elle présente comme son petit ami. Malheureusement, celui-ci s’avère être un élève de son lycée dont la sournoiserie n’a d’égale que sa grande beauté. Erika se retrouve alors piégée par Sata, ce dangereux manipulateur qui ne taira son mensonge que si elle devient son esclave…

Prix : 6,80€ (édition Kurokawa)  –  Nombre de pages : 160

– Mon avis –

Lors de la masse critique de Juin 2014, j’ai reçu le manga Wolf Girl & Black Prince.

Tout d’abord, je tenais à préciser que c’est le premier manga que j’ai lu et je n’ai pas du tout été déçue ! En effet, ce premier tome a un résumé bien accrocheur et cela donne envie de le lire pour en savoir plus. Erika Shinohara est une élève de seconde, un peu trop obsédée par la volonté d’être populaire et de ne pas se retrouver seule comme elle le dit si bien. A l’âge de 16 ans, elle n’a jamais eu de copain contrairement à toutes ses amies qui sont en couple ou ont déjà connu l’amour. Erika va alors s’embarquer dans une drôle d’aventure  : la peur de se faire rejeter et de se retrouver sans amis dans son bahut va l’emmener à commettre une énorme erreur, celle de faire croire qu’elle a un copain alors que c’est complètement faux. Ceci dit, ses amies n’en sont pas moins naïves et vont commencer à douter de l’existence du copain imaginaire d’Erika. Pour parfaire et prouver la réalité de son idylle, elle va prendre en photo un bel inconnu dans la rue en le faisant passer pour son copain. Enfin, inconnu..c’est ce qu’elle pense en tout cas ! Car il s’agit de Sata, un élève dans la classe de la meilleure amie d’Erika. Sata est un peu la coqueluche du lycée, le beau gosse qui fait rêver toutes les filles et plutôt dans le genre irrésistiblement mystérieux. C’est là que les choses se corsent : afin de toujours être crédible auprès de ses amies, Erika va aller directement trouver Sata afin de lui raconter toute la vérité et lui demander s’il serait possible qu’il joue le jeu d’être son copain afin que sa réputation ne soit pas détruite. Il va alors accepter mais à une condition : qu’Erika soit son chien. Elle va alors être piégée et manipulée, s’entraînant dans de folles péripéties d’une part masochistes, sans même pouvoir se rebeller si elle tient vraiment à sa réputation.

On peut dire que Ayuko Hatta a vraiment énormément d’imagination en ce qui concerne l’histoire rocambolesque de son manga. Au premier abord, je pensais vraiment lire un manga banal avec une histoire un peu gamine à la limite vulgaire et sans but précis que de divertir les pré-ados en manque d’amour. Il est vrai que lorsqu’on commence la lecture avec des phrases du type « Mon copain a voulu m’attacher les mains en pleine action » ou encore « Les garçons sont bêtes, ils veulent tous faire comme dans les pornos » on se demande clairement comment l’histoire va pouvoir nous tenir en haleine jusqu’au bout. Mais ce n’est comme ça qu’au début des premières pages (peut-être est-ce une technique d’approche afin que le lecteur soit attiré et ait envie de lire la suite, qui sait ahah), le reste de l’histoire étant beaucoup plus léger et porté sur l’humour. J’ai été obligée de le lire d’une traite, comme quoi, il y a quelque chose qui nous tient vraiment dans ce manga. Il y a là un vrai potentiel grâce à l’humour que l’auteur utilise à travers les dialogues de ses personnages et grâce à la qualité des dessins. J’ai vraiment peu apprécié le personnage d’Erika dans le chapitre 1. Je l’ai trouvée vraiment trop superficielle, trop portée sur ce que pensent les autres d’elles et ce n’est pas une personnalité qui me ravit forcément. Mais dans le reste des chapitres, elle s’est dévoilée beaucoup plus mature, humaine et sensible, ce qui m’a fait changer d’avis sur elle. Un des personnages que j’ai le plus aimé est Sata. Bien qu’il soit quelque part un peu psychopathe et déjanté, je pense qu’il ne dévoile pas toutes ses facettes. Au fond il est plus sensible et fragile qu’il n’en a l’air et j’ai beaucoup aimé ce côté mystérieux. J’ai bien aimé San, la meilleure amie d’Erika, qui est beaucoup plus censée qu’elle et qui n’est pas portée sur ce que les autres pensent d’elle.

J’ai bien aimé les petites références qui nous en apprennent un peu plus sur le Japon comme les Chinsukô qui sont des biscuits d’Okinawa ou encore le Shîsâ qui est un animal légendaire d’Okinawa ressemblant à un tigre et qui est censé protéger les maisons.

Pour conclure, je tiens à dire que ce manga est frais, divertissant et se lit parfaitement dans un hamac ou encore les pieds dans le sable. Il est léger et bourré d’humour, j’ai beaucoup ri. Ce pour quoi je recommande Wolf Girl & Black Prince à tous les amateurs de mangas qui aiment la légèreté et la sympathie. Pour la peine, la fin m’a intriguée et je n’ai pu m’empêcher d’acheter la suite de ce manga, que je me ferai un plaisir de lire sur la plage! Merci à Babelio de m’avoir fait découvrir ce manga drôle et pétillant de bonne humeur.

BabelioKurokawa

– Citations –

Que ferais-tu si ta nana était en danger ? Tu t’avouerais vaincu comme aujourd’hui ? Un homme a sa fierté, quand il aime une femme… Il va la secourir même s’il risque de perdre, il n’agit pas comme un lâche !

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Arrête de faire l’idiote, tu ne croyais tout de même pas que j’allais t’aider gratuitement ? Si tu deviens mon chien… J’accepterai de jouer cette ridicule farce avec toi !