Lili à Chantalouette

Lili à Chantalouette

Paulette Blonay & Al. G.

Lili à Chantalouette

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Monsieur Minet fait embaucher Lili par ses amies Dalila et Lakmé, directrices du très chic collège de jeunes filles Chantalouette. Chargée d’assister les professeurs et de surveiller les élèves, des jeunes filles de son âge, Lili s’aperçoit que sa cousine Julia est interne dans l’établissement. Cette dernière met tout en oeuvre pour faire renvoyer Lili et n’hésite pas pour cela à se liguer avec plusieurs de ses camarades. Mais Lili sympathise avec l’autre surveillante, l’excentrique anglaise Pam-Pam, et fait appel à Dan, son camarade américain, qui se déguise en jardinier simplet pour lui venir en aide incognito !

Prix : Offre de lancement à 1,99€ (éditions Hachette)  –  Nombre de pages : 48

– Mon avis –

Je ne connaissais pas cette bande-dessinée d’antan mais grâce aux éditions Hachette qui en sortent une collection prestige, j’ai pu me lancer dans ce tome datant de 1962 Lili à Chantalouette. Je ne suis pas du tout déçue par cette bande-dessinée que j’ai adoré ! Bien qu’elle soit ancienne, je l’ai trouvée très actuelle par les thèmes évoqués et son histoire.

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Cela fait trois semaines que Lili cherche un travail, en vain. Elle va alors aller confier ses soucis à Monsieur Minet qui n’est autre que son tuteur. Celui-ci a alors l’idée de la faire embaucher dans le collège très distingué Chantalouette dans lequel il exerce la profession de professeur de philosophie. Monsieur Minet étant très proche des deux sœurs tenant ce collège d’élite, Lili ne tarde pas à décrocher l’emploi de surveillante-assistante. Malheureusement pour elle, son horrible cousine Julia se trouve également à Chantalouette. Cette dernière est très jalouse de Lili et va tout faire pour la faire virer, à l’aide de ses amies et de son abominable mère la Comtesse de St-Herbu. C’est alors que, du bonheur d’avoir trouvé un emploi stable, Lili va passer au cauchemar des coups montés de sa cousine. Mais heureusement pour elle, ses amis sont là pour l’aider et rétablir la vérité au sein du collège Chantalouette.

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J’ai adoré Lili à Chantalouette. Cette bande-dessinée m’a fait tellement rire ! J’ai trouvé les vacheries de Julia extrêmement bien pensées mais « à malin, malin et demi ». J’ai aimé la personnalité de Lili vraiment très drôle, intelligente, sympathique et astucieuse : on peut facilement s’identifier à elle et on aimerait l’aider afin de contrer les plans diaboliques de Julia. Quant aux autres personnages, ils m’ont dans l’ensemble tous plu. J’ai aimé la gentillesse et la lucidité de Pam-Pam comme l’ingéniosité et la générosité de Dan. Il y a aussi Monsieur Minet qui m’a fait rire à un point ! Il se laisse manipuler facilement mais finit vite par réaliser qu’il s’est fait embobiner. Et c’est sa naïveté et sa crédulité qui lui donnent tout son aspect comique. De plus, il est un personnage à part entière, on dirait qu’il a son monde à lui. Et aussi, mention spéciale à Rarahu le perroquet de Lili avec ses répliques toujours cocasses et perspicaces ! L’histoire est pleine de rebondissements et emplie d’humour et de vitalité. De plus, les dialogues sont très bien rédigés, il y a vraiment de quoi lire et passer un agréable moment avec ce premier tome. 

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Pour ce qui est des dessins de cette bande-dessinée, ils sont vraiment très beaux, colorés – du moins une page sur deux – et travaillés. Et j’ai vraiment beaucoup aimé ce petit côté vintage avec une page sur deux en noir et blanc. J’avoue qu’au début cela m’a surprise, je m’étais même demandé si ce n’était pas une erreur d’impression. Mais on s’y habitue au fil de la lecture et cela donne tout le côté authentique à la bande-dessinée. 

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L’objet-livre en lui-même est somptueux avec son dos en tissu travaillé et sa merveilleuse première de couverture avec un effet usé. Tout prête à une autre époque tout en gardant un dynamisme pour le moins actuel et extrêmement bien pensé. 

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J’ai clairement adoré et adhéré à l’humour de Lili et c’est pour cela que je me suis procuré le second tome Lili au music-hall paru aux éditions Hachette. Je vous recommande vivement de découvrir cette superbe bande-dessinée car elle en vaut réellement le détour ! C’est frais, drôle, sympathique mais aussi plein d’innocence. Je m’explique. Malgré tous les mauvais coups que Julia a fait à Lili, j’ai trouvé que c’était « bon enfant ». Comment dire ? Contrairement au monde d’aujourd’hui où la vulgarité et la haine règnent, j’ai trouvé cette bande dessinée « saine » dans le sens où les sournoiseries de Julia restaient certes injustifiées et pas sympas du tout mais sans but de détruire Lili : pas de violence, de persécution ou de vulgarité par exemple.

J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette bande-dessinée pleine de justesse, de gaieté et de fantaisie !

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– Citation –

Les élèves sont devant la grille d’entrée du collège Chantalouette et réalisent que le vent a décroché une lettre là où il était écrit « Collège de jeunes filles ». Il manque désormais le I de « filles ».

Une collégienne – Oh, regardez !… Le vent a décroché une lettre !

Lili – Si on remplaçait ce I par un O, ce serait très drôle…

Rarahu – …Et très juste !

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Dom Juan

Dom Juan

Molière

Dom Juan

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

« L’hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus » : voilà comment Dom Juan se justifie auprès de son valet Sganarelle, scandalisé de voir son maître tromper tout le monde autour de lui, des femmes les plus naïves qu’il séduit sans vergogne aux hommes les plus nobles qu’il mène par le bout du nez sans se démonter. De fait, Dom Juan n’a qu’une ambition : jouir de tous les plaisirs, sans jamais céder aux sirènes de la morale. Il lui faut toutes les voluptés et il les obtient facilement en manipulant ses victimes avec des mots trompeurs. Seule la mort pourrait l’arrêter : n’est-ce pas elle justement qui vient le chercher, lorsque la statue du commandeur s’anime sous ses yeux ?

Débauché fameux ou épicurien averti, Dom Juan a suscité tous les débats, toutes les polémiques, toutes les analyses et, encore une fois, c’est Molière que l’on applaudit, lui qui n’a pas son pareil pour désigner et railler, mi-amer, mi-goguenard, les travers de la société.

Prix : 1,55€ (édition Pocket, collection Classiques)  –  Nombre de pages : 190

– Mon avis –

Ce que j’apprécie lorsque je lis une pièce de Molière, c’est la façon dont il mélange tragédie et comédie. Et dans Dom Juan, ce mélange des genres est intelligemment saupoudré de fantastique.

Dom Juan est un libertin qui s’assume : il n’éprouve aucune honte à séduire chaque femme qui se présente à lui et ne se fait pas prier pour se moquer ouvertement du monde. À ses yeux, rester avec une seule femme est impensable. Il veut pouvoir jouir de tous les plaisirs sans jamais se plier aux aspects moraux. À ses côtés son brave valet Sganarelle – confident et compagnon de longue date, toujours là pour aider notre protagoniste aux mœurs légères, bien que celui-ci ne soit pas toujours bienveillant à son égard.

Dans cette pièce de théâtre, j’ai beaucoup aimé le duo Dom Juan/Sganarelle. Leur relation étonnante rend la pièce plus attrayante et comique. Sganarelle ne cesse de critiquer son maître et pourtant on sent qu’il éprouve une grande admiration envers lui. Il le révulse et pourtant ne peut s’empêcher de l’imiter. Toutes les situations de cette pièce sont paradoxales et c’est ce qui m’a le plus plu.

La fin surprend par sa furtivité, sa brutalité et sa tragédie mais à la fois on s’y attend de la part de Molière. Je trouve d’ailleurs qu’elle apporte une certaine moralité à la pièce. Dom Juan est une pièce de théâtre qui m’a marquée et fait partie d’un de mes classiques favoris.

– Citations –

L’hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices à la mode passent pour vertus.

*

SGANARELLE : A-t-on jamais rien vu de plus impertinent ? Un père venir faire des remontrances à son fils, et lui dire de corriger ses actions, de se ressouvenir de sa naissance, de mener une vie d’honnête homme, et cent autres sottises de pareille nature !

*

DOM JUAN : Mon cœur est à toutes les belles, et c’est à elles à le prendre tour à tour, et à le garder tant qu’elles le pourront.

*

L’endurcissement au péché traîne une mort funeste, et les grâces du Ciel que l’on renvoie ouvrent un chemin à sa foudre.

Sourire d’Enfer (tome 1 et 2)

Pyjama Party - Love love love

Véronique Grisseaux & Ted Bastien

Sourire d'Enfer - Pyjama party (tome 1) Sourire d'Enfer - Love love love (tome 2)

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

* Tome 1 * Moi, c’est Charlotte, j’ai 13 ans… Maria, c’est ma copine (hypra, méga sympa). Tancrède, c’est mon chien (Il pue, mais il est tellement gentil !). Arnaud, lui, c’est mon amoureux (Enfin, j’aimerais bien !). Il y a aussi Nina (Beurk !!! la fille que je déteste le plus au monde!)… Ah ! J’oubliais… mon appareil… Mais bon, vous savez de quoi je parle, vous faites partie du club, non ?! Alors, suivez- moi, je vous emmène dans mes délires. Yahoo ! C’est partiii !!!

* Tome 2 * Salut ! C’est moi Charlotte… la fille que l’on surnomme « Sourire d’enfer » à cause de cette horreur d’appareil orthodontique (Oui je sais, vous aussi ça vous agace, hein !!!!)… Maria, Arnaud, Grégoire et cette peste de Nina sont tous réunis dans cet album pour de nouvelles aventures… Délirantes, complètement loufoques… et super romantiques… Waouh !!!! Bon, je vous laisse, je dois rejoindre Arnaud mon amoureux… Venez avec moi… Il vous suffit d’ouvrir cet album… et un, deux, trois… Yeaaaah !!!!

Prix : 8,40€ (édition Jungle Kids)  –  Nombre de pages : 32 (Tome 1 et 2)

– Mon avis –

* Tome 1 * Sourire d’Enfer est une bande dessinée sympathique qui met en scène les péripéties de Charlotte, jeune adolescente dotée d’un appareil dentaire réceptif à l’électricité et donc lui causant souvent bien des soucis.

Dans ce premier tome, nous suivons sa vie ainsi que celle de ses amis(es), de ses amours mais aussi de son ennemie mortelle : Nina.

Pyjama Party se compose de trois petites histoires distinctes et respecte parfaitement le dessin animé. J‘ai retrouvé dans ce tome l’humour et la vitalité qui me faisaient tant apprécier cette série étant plus jeune.

Je suis certaine que les plus jeunes l’apprécieront pour ses histoires propres à l’adolescence. Le seul bémol étant que cette bande dessinée est bien trop courte ! 

* Tome 2 * La nostalgie des anciens dessins animés m’a encore frappée de plein fouet et je n’ai pu m’empêcher de lire ce second tome de Sourire d’Enfer intitulé Love love love. Dans la même lignée que le tome un, il nous dévoile la vie de Charlotte et de ses amis(es) tout en étant basé un peu plus sur l’amour. 

Je suis certaine qu’il fera sourire les jeunes filles par ses aventures très sympathiques et entraînantes. Ce tome deux m’a vraiment plu et enthousiasmée : ce fut un joli plongeon au cœur de l’enfance.

– Citation –

– Je vais faire de la télé… En direct !
– Ah ! Ouais, tu vas faire de la télé-réalité : J’ai 14 ans et je suis une peste avec mes frères… !
– Ah ! Ah ! Très drôle !!!! Tu sais que toi tu devrais participer à l’émission : Je suis le roi de l’humour mais je ne fais rire que mon chien ! (T.2)

Sourire d'Enfer

La Métamorphose

La Métamorphose--Kafka

Franz Kafka

La métamorphose

Heart

– Résumé éditeur –

Lorsque Gregor Samsa s’éveille, un matin, après des rêves agités, il est bel et bien métamorphosé. Doté d’une épaisse carapace d’où s’échappent de pitoyables petites pattes ! Lugubre cocasserie ? Hélas, ultime défense contre ceux, qui, certes, ne sont pas des monstres mais de vulgaires parasites… Les siens. Père, mère, sœur, dont l’ambition est de l’éliminer après avoir contribué à l’étouffer…

Prix : 2,50€ (édition Gallimard, collection Folio classique)  –  Nombre de pages : 144

– Mon avis –

La Métamorphose est un roman poignant qui traite de la psychologie humaine. Un matin, Gregor Samsa se réveille dans la peau d’un énorme cafard répugnant. Mais son seul souci lorsqu’il réalise qu’il a pris l’apparence d’une blatte est de se demander comment il va se rendre à son travail. Il n’est pas choqué par sa métamorphose soudaine et reste obnubilé par la réaction que pourrait avoir son patron s’il n’allait pas travailler.

J’ai l’impression d’avoir été présente lors des scènes décrites dans ce roman tellement elles étaient racontées avec perfection et concision. Franz Kafka a une plume qui nous plonge dès le départ dans son récit mêlant horreur et absurdité.

Je suis vraiment mitigée quant à ce roman. Je ne peux pas dire que je ne l’ai pas aimé parce-qu’il était vraiment très original – je n’en avais jamais lu de tel auparavant et c’est vraiment cette excentricité des thèmes qui m’a plu. J’ai aimé les métaphores dont faisait part Franz Kafka : la représentation de l’homme renfermé sur lui-même et obsédé par le travail symbolisé par le cafard – en effet, petit à petit Gregor se comporte vraiment comme un animal, ce n’est plus une simple apparence – et donc également l’idée de rejet de sa propre famille à cause de son ignoble corps et de sa passivité face aux événements. Alors nous vient la réflexion  « Qui est le plus animal entre Gregor et sa famille? »

Mais pour ma part, l’histoire fut trop répétitive. Les descriptions répugnantes telles que « Il lui coulait des lèvres un liquide brunâtre qui se répandait sur la serrure, puis s’égouttait sur le tapis » nous permettent certes de s’immiscer dans la peau de Gregor et d’accentuer le mal-être et l’horreur qui se dégagent du récit – mais il y en a beaucoup trop ! De plus, la fin n’a rien d’exceptionnel, on la devine dès même le début du récit : un homme transformé, rejeté et qui finit par mourir. C’est un coup bien trop classique, on sent ce qui va se passer et j’aurais préféré être surprise sur la conclusion.

Malgré tout, La Métamorphose n’en reste pas moins un bon roman avec une très belle écriture triste et extrêmement glauque. Mais je n’ai malheureusement pas su saisir et apprécier le message qui est ressorti de ce roman.

– Citations –

Était-il une bête, pour être à ce point ému par la musique ? Il avait le sentiment d’apercevoir le chemin conduisant à la nourriture inconnue dont il avait le désir. Il était résolu à s’avancer jusqu’à sa sœur, à tirer sur sa jupe et à lui suggérer par là de bien vouloir venir dans sa chambre avec son violon, car personne ici ne méritait qu’elle jouât comme lui entendait le mériter. Il ne la laisserait plus sortir de sa chambre, du moins tant qu’il vivrait ; son apparence effrayante le servirait, pour la première fois ; il serait en même temps à toutes les portes de sa chambre, crachant comme un chat à la figure des agresseurs ; mais il ne faudrait pas que sa sœur restât par contrainte, elle demeurerait de son plein gré auprès de lui.

*

Comment saisir la clef ? S’il n’avait pas de vraies dents, il possédait en revanche des mâchoires très robustes et il arriva effectivement à remuer la clef en négligeant le mal qu’il pouvait se faire ; il lui coulait des lèvres un liquide brunâtre qui se répandait sur la serrure, puis s’égouttait sur le tapis.

*

Rejeter la couverture, rien de plus simple ; il n’avait qu’à se gonfler un peu, elle tomba toute seule. Mais la suite des opérations était plus délicate, surtout parce qu’il était excessivement large. Il aurait eu besoin de bras et de mains pour se redresser ; or, au lieu de cela, il n’avait que ces nombreuses petites pattes sans cesse animées des mouvements les plus divers et de surcroît impossibles à maîtriser. Voulait-il en plier une, elle n’avait rien de plus pressé que de s’étendre ; et s’il parvenait enfin à exécuter avec cette patte ce qu’il voulait, les autres pendant ce temps avaient quartier libre et travaillaient toutes dans une extrême et douloureuse excitation. « Surtout, ne pas rester inutilement au lit », se dit Gregor.

Le ravissement de Lol V. Stein

Le ravissement de Lol V. Stein

Marguerite Duras

Le ravissement de Lol V Stein

1 coeur

– Résumé éditeur –

L’histoire de Lol Valérie Stein commence au moment précis où les dernières venues franchissent la porte de la salle de bal du casino municipal de T. Beach. Elle se poursuit jusqu’à l’aurore qui trouve Lol V. Stein profondément changée. Une fois le bal terminé, la nuit finie, une fois rassurés les proches de Lol V. Stein sur son état, cette histoire s’éteint, sommeille, semblerait-il durant dix ans. Lol V. Stein se marie, quitte sa ville natale, S. Tahla, a des enfants, paraît confiante dans le déroulement de sa vie et se montre heureuse, gaie. Après la période de dix ans la séparant maintenant de la nuit du bal, Lol V. Stein revient habiter à S. Tahla où une situation est offerte à son mari. Elle y retrouve une amie d’enfance qu’elle avait oubliée, Tatiana Karl, celle qui tout au long de la nuit du bal de T. Beach était restée auprès d’elle, ce qu’elle avait également oublié. L’histoire de Lol V. Stein reprend alors pour durer quelques semaines.

Prix : 5,80€ (édition Gallimard, collection Folio)  –  Nombre de pages : 190

– Mon avis –

Que dire mis à part que je n’ai pas du tout aimé ce roman? Jusqu’à la page 75, on ne sait même pas qui est le narrateur alors qu’il paraît avoir un lien vraiment privilégié avec Lol V. Stein. Je n’ai pas trouvé ce détail énigmatique mais plutôt très dérangeant. Avoir quelques moments de l’histoire flous et mystérieux aurait pu ajouter du suspense, des sortes de questions auxquelles nous brûlions d’envie d’avoir une réponse. Mais le problème dans Le ravissement de Lol V. Stein, c’est que tout le livre est flou ! On n’apprend rien sur Lol, on aimerait en savoir plus sur elle mais jusqu’à la fin elle restera un mystère pour le lecteur.

Je suis allée jusqu’à me demander l’intérêt réel de ce roman. Et dire qu’on fait étudier ça à des collégiens ou lycéens, il ne faut pas s’étonner que la littérature a mauvaise réputation auprès de la jeunesse. Je me dis que si moi-même étant une férue de livres, cela ne me donne vraiment pas envie de lire d’autres œuvres, que doit ressentir quelqu’un qui n’apprécie pas trop lire à la base? Fort heureusement, tous les romans ne sont pas comme ça et c’est tant mieux – sinon qui serait là pour lire? 

En bref, une histoire qui n’a pas d’intérêt en soi, un roman qu’on finit de lire en se disant « Mais tout ça pour quoi hein ? » – parce qu’au final tout est dit dans le résumé, au final durant 190 pages on n’est pas plus avancé.

L’histoire – une femme qui tombe dans la folie depuis que son mari l’a abandonnée lors d’un bal – m’a donné envie de lire Le ravissement de Lol V. Stein, mais cette lassitude présente tout au long des pages m’a véritablement calmée net. Et le thème du triangle amoureux ne m’a pas forcément enthousiasmée non plus ! Comme vous vous en doutez, je ne suis pas adepte du nouveau roman et donc je ne le relirai pas.

– Citations –

Je crois qu’elle devait trouver là, dans la monotonie de la pluie, cet ailleurs, uniforme, fade et sublime, plus adorable en son âme qu’aucun autre moment de sa vie présente, cet ailleurs qu’elle cherchait depuis son retour à S. Tahla.

*

Que cachait cette revenante tranquille d’un amour si grand, si fort, disait-on, qu’elle en avait comme perdu la raison ?

*

Par des voies contraires ils sont arrivés au même résultat que Lol V. Stein, eux, à force de faire, de dire, d’essayer, de se tromper, de s’en aller et de revenir, de mentir, de perdre, de gagner, d’avancer, de revenir encore, et elle, Lol, à force de rien.

J’ai vendu ma bagnole à un Polonais

J'ai vendu ma bagnole à un Polonais

Pierre Gagnon

J'ai vendu ma bagnole a un polonais

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

« Aujourd’hui encore, je n’arrive toujours pas à m’expliquer comment il a fait son compte, mais voilà : après avoir émis une longue onomatopée, il s’est essuyé les mains sur sa chemise avant de retourner derrière le volant. J’ai alors entendu un léger clic et elle a démarré… Je ne suis jamais parvenu à couper le contact. » Pas facile de vendre sa vieille bagnole. On a beau expliquer que c’est une Allemande, avec 300 000 kilomètres au compteur, autant espérer un miracle. Ou un Polonais… C’est vrai qu’il a une dégaine bizarre, mais ce Polonais-là est providentiel ! Avec Pierre Gagnon, on finit toujours par choisir le meilleur côté de ce que la vie nous réserve. Ses héros ont leurs fêlures, leur grain de folie, mais ils réussissent ce petit miracle : nous consoler de nos propres fragilités humaines.

Prix : 12€ (éditions Autrement)  –  Nombre de pages : 153

– Mon avis –

J’ai vendu ma bagnole à un Polonais, c’est un voyage au cœur de l’enfance comme de la vieillesse, un voyage au cœur de la tendresse comme des maux de l’humanité. À travers treize nouvelles emplies aussi bien d’humour que de drames, Pierre Gagnon nous livre l’histoire de personnages atypiques, attachants et sans prétention.

À la base, ce livre m’intéressait uniquement pour son titre loufoque et étant donné que je suis d’origine polonaise j’avais réellement envie de découvrir de quoi il pouvait traiter. Je m’attendais donc à un roman décalé mais j’ai été surprise de voir qu’en réalité il s’agissait d’un recueil de nouvelles. Je ne suis pas adepte des nouvelles car lorsque j’en lis, je ne m’attache pas aux personnages par manque de temps – tout est rapide et m’empêche de m’identifier ou d’éprouver de l’empathie pour les protagonistes. Or là, dans ce recueil tout est différent : on se sent directement lié au narrateur et aux personnages, on est quelque part proche d’eux à notre manière.

J’ai aimé la plume drôle et insolente de Pierre Gagnon. On ne peut s’empêcher de sourire lorsqu’on lit ce livre, même les moments dramatiques sont traités avec une légèreté qu’on ne peut qu’admirer.

Chaque nouvelle est  unique, spontanée et touchante. J’ai adoré l’histoire « La minoune » qui m’a vraiment peinée par sa finalité tout comme j’ai beaucoup ri sur l’histoire « Ce sont des choses qui arrivent » avec ce personnage tellement saugrenu et ses répliques excellemment drôles !

Dans J’ai vendu ma bagnole à un Polonais, le quotidien est sublimé et pourtant n’en reste pas moins banal. Chacune des nouvelles de ce recueil a ce petit quelque chose qui fait que la vie paraît plus belle et que chaque instant mérite d’être plus amplement savouré.

– Citations –

Il m’a remis une enveloppe tachée de graisse. J’ai fait le Joe confiant et j’ai même pas compté le fric. De toute manière, au nombre qu’ils étaient, si le compte n’y était pas, c’est moi qui passais pour malhonnête.

*

Un peu d’affection eût été le bon antidote, mais personne ne semblait disposé à lui en fournir une dose. En élèves modèles que nous tentions d’être, nous nous comportions comme de parfaits dyslexiques : là où il avait écrit « sauvez-moi », nous nous bornions à lire « allez vous faire foutre ».

*

Après, il a plus jamais été le même. Plus de couilles, disaient ses ennemis. Plus de cœur, concédaient ses amis. Plus rien, moi je dirais.

*

Ça me fait tout drôle de crever. Ce doit être l’effet du Démérol. Trois fois que l’ambulancier me demande mon nom. Bientôt j’essaie Beethoven.

Un amour vintage

Un amour vintage

Isabel Wolff

Un amour vintage (GF)

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Phoebe s’est enfin lancée! La voilà heureuse propriétaire d’une boutique de vêtements vintage. Et pas n’importe lesquels: des sacs dont les poches renferment des secrets, des accessoires de stars, des robes acidulées qui feraient sourire n’importe qui! Car Phoebe en a bien besoin: elle vient de perdre sa meilleure amie et de rompre ses fiançailles. Entre l’immense joie d’avoir réussi son projet et ses déboires personnels, son cœur balance. Jusqu’à sa rencontre avec Thérèse, une Française qui la choisit comme confidente pour lui raconter l’histoire de son mystérieux manteau bleu. Entre ces deux femmes que tout oppose, se tisse peu à peu une amitié faite de connivences et de ressemblances troublantes…

Prix : 20,50€ (édition JC Lattès)  –  Nombre de pages : 410

Il existe également à prix moindre en édition Pocket (7,70€) mais je trouve affreuse et lugubre la nouvelle édition (celle de 2010). Ça ne se marie pas du tout à l’univers de l’histoire qui plus est que l’ancienne version était si jolie, pourquoi tout renouveler?

– Mon avis –

Phoebe est une jeune femme qui a récemment ouvert sa boutique de vêtements vintage. Des jolies robes – qu’elle nomme « cupcake » pour leurs sublimes couleurs pastel rappelant ces délicieux gâteaux – aux prom-dresses somptueuses, elle croule sous des articles de mode les plus anciens et sublimes. Que du bonheur pour une passionnée de vintage et de la mode au temps de Coco Chanel ! Mais la vie de Phoebe n’est pas aussi belle qu’elle n’y paraît, en tous les cas pas entièrement. Sa meilleure amie vient de mourir et la tristesse l’empare. Mais la rencontre de Thérèse, une très vieille française, va donner du baume au cœur à notre petite anglaise. Tout d’abord, Thérèse va faire appel à Phoebe afin de lui vendre d’anciens vêtements dont un mystérieux manteau bleu d’enfant, mais très vite elles vont se lier d’amitié et des secrets vont être révélés. Quelle est donc la véritable histoire de ce mystérieux manteau bleu? Et qu’est-ce qui l’unit autant à Phoebe?

J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce roman ! Isabel Wolff excelle vraiment dans la littérature féminine – chacun de ses romans est frais, léger et bourré d’humour. Mais dans Un amour vintage, tout est différent de d’habitude – plus triste et profond, il ne s’agit pas que de simple chick lit’. Elle a su innover par rapport à tous ses autres livres et aller au-delà de tout ce qu’elle a pu écrire auparavant. Ce roman est juste surprenant : il a réussi à me faire passer par des tas d’émotions totalement différentes. Autrement dit, si vous vous attendez à de la chick lit’ pure et dure, sachez que vous ne sortirez pas les mouchoirs que pour rire mais surtout pour verser une larme. 

Les thèmes de ce roman sont la nostalgie, l’amitié, la mode, les chagrins et les remords, les amours finissantes comme débutantes – et c’est bien là ce qui fait le charme d’Un amour vintage. Toutes ces thématiques entremêlées ont le don de créer quelque chose d’unique chez le lecteur, une sorte d’attachement entre nous-même et le protagoniste et son entourage.

L’importance des vêtements au sein de ce roman ajoute tout le côté chick lit’ à l’histoire. J’ai adoré le fait que Phoebe trouve que chaque vêtement vintage a un secret à nous raconter. Et c’est ce qui accentue notre envie de savoir ce que raconte ce fameux manteau bleu. Une sorte d’addiction se développe au point qu’on ne quitte plus ce livre une fois qu’on l’a commencé !

En ce qui concerne la fin de ce roman, elle reste triste, les cœurs les plus sensibles s’abstenir! On a clairement envie de pleurer tellement on s’y prend, on voudrait changer le cours des choses hélas… Ce roman est très beau et a une certaine portée poétique. J’aime vraiment ce qu’écrit Isabel Wolff et je compte lire encore tous ses autres livres. Mais alors en ce qui concerne Un amour vintage, elle s’est vraiment surpassée, il s’agit de loin mon préféré! Il est génial et je ne peux que le recommander, même à ceux qui ne sont pas habitués à ce genre de lecture. Ne vous faites pas prier, lisez-le et vous ne serez pas déçus !

– Citations –

Parce qu’en achetant un vêtement vintage, on n’achète pas seulement du tissu et du fil – on achète un morceau du passé d’un être.

*

Maman éclata de rire, et fut soudain d’une beauté lumineuse. Voilà le seul lifting dont elle avait besoin, un sourire !

Chi, une vie de chat (Tome 1)

Chi (tome1)

Konami Kanata

Chi, une vie de chat (tome 1)

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Que faire quand on est un mignon petit chaton et que d’un coup, on se retrouve tout seul ? Pleurer ? Ne rien faire ? Attendre ? Non, il y a plus drôle que ça : découvrir le monde ! Du jardin public à la maison, des chaussures au vétérinaire, des balles rebondissantes aux plantes d’appartement… La vie de chat est pleine de joies et de surprises. Et avec Chi, elle l’est encore plus ! Miaaaa…

Prix : 10,75€ (édition Glénat)  –  Nombre de pages : 168

– Mon avis –

Chi est une petite chatte toute mignonne mais un peu maladroite. Lors d’une promenade avec sa maman, elle s’égare et se voit confrontée aux dangers de la nature. Mais heureusement, Yohei, un petit garçon, la trouve à temps et décide de la ramener chez lui. La famille de Yohei ne peut faire autrement qu’adopter cette jolie petite boule de poils. Ainsi, nous allons suivre les aventures de Chi et sa nouvelle famille au fil des pages.

J’ai vraiment adoré ce manga nous présentant ce mignon petit chaton ainsi que ses tranches de vies. Konami Kanata a bien compris comment s’y prendre avec ses lecteurs pour qu’ils tombent sous le charme de Chi : une petite bouille adorable avec des yeux remplis d’étoiles, des émotions démesurées rendant les péripéties de Chi encore plus attachantes et des scénettes tendres qui ne provoquent chez nous que de l’affection et de bons sentiments.

J’ai beaucoup aimé les illustrations, très mignonnes, colorées et pleines de tendresse. Ce que je reproche à ce manga est le manque de texte. Les paroles manquent cruellement au manga, il y en a bien trop peu. Je déconseille donc ce manga à ceux qui s’attendent à lire une véritable histoire. Chi est bien plus un manga visuel que littéraire, et donc il se lit bien trop vite à mon goût, laissant le lecteur sur sa faim.

– Citations –

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 Ze veux rentrer à ma maison !

*

Elle est où, Maman ?
Elle est où, la maison ?
Miaw ! Maman ! Maman !


– Un peu de moi –

J’ai trouvé Chi tellement mignonne qu’il me fallait un petit objet en rapport avec ce manga. J’aime beaucoup avoir des objets dérivés de mes lectures favorites : objets en tous genre Harry Potter, posters Maliki, papeterie Chi, cartes peintes à la main par des illustratrices jeunesse, badges, tote bags et marques-pages… Alors lorsque j’ai trouvé ce petit porte clé adorable ainsi qu’un carnet avec le stylo assorti, vous vous doutez bien que j’ai sauté sur l’occasion. C’est tellement chou qu’on ne peut faire autrement!

20121117140455Porte-clé Chi fidèle aux superbes illustrations de son manga éponyme.


Stylo et carnet Chi

Petit carnet Chi et son stylo assorti tout mignon.

La lettre mystérieuse

La lettre mystérieuse

Lenia Major

La lettre mystérieuse

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Vous ne devinerez jamais ce qui m’arrive ! J’ai reçu une déclaration d’amour ! Un garçon me trouve super chouette et me demande d’être son amoureuse. Mais sa signature est illisible… Est-il dans ma classe ? J’ai quelques heures pour mener mon enquête…

Prix : Inconnu (édition Rageot)  –  Nombre de pages : 151

– Mon avis –

Éva est une jeune fille qui n’intéresse pas forcément les garçons de son école et pourtant, un jour, elle finit par recevoir une déclaration d’amour. Le problème c’est que la signature de cette lettre est illisible. Elle va donc devoir mener son enquête dans un temps limité afin de savoir qui est tombé amoureux d’elle.

J’ai beaucoup aimé la personnalité d’Éva car elle se fiche du regard des autres et des critiques – notamment sur son physique – et jamais ne perd confiance en elle. Je trouve super le fait qu’elle finisse par trouver l’identité de son amoureux, celui qui l’aime pour ce qu’elle est intérieurement. 

La lettre mystérieuse est donc un petit roman sympathique pour les jeunes lecteurs. Je trouve qu’il y a vraiment une bonne moralité à tirer de ce livre : il peut faire comprendre aux plus jeunes qu’il n’y a pas que le physique dans la vie et que la véritable beauté se trouve dans le cœur.

Le journal de Julie – J’oserai jamais! (tome 3)

Le journal de Julie

Princess H.

Le journal de Julie - J'oserai jamais (tome 3)

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Tsunami, cataclysme et tremblement de terre ! Théa et benjamin, c’est fini. Julie et Kim ne ménagent pas leurs efforts pour soutenir la malheureuse… Pas si malheureuse, en fait, oui, c’est pas si simple et les trois amies continuent de se poser des questions impossibles : comment ça marche, un garçon ? Est-ce qu’on est obligés de s’embrasser ? Et puis ça veut dire quoi, être intelligente ?… D’ailleurs, vous n’auriez pas les réponses, vous ?

Prix : 9,95€ (édition Milan – collection BD KIDS)  –  Nombre de pages : 60

– Mon avis –

Le journal de Julie est une petite bande dessinée sympathique aux couleurs girly et écrite pour toutes les jeunes filles qui commencent à quitter l’enfance pour faire place à l’adolescence. Dans ce tome 3 intitulé J’oserai jamais!, nous suivons trois meilleures amies : Julie, Kim et Théa dans leurs petites chamailleries du collège, leur vie pleine de questionnements sur l’amour et les garçons…

En bref, ce n’est pas de la grande littérature mais cette bande dessinée plaira à beaucoup de filles pour son côté « rose-bonbon », son humour et ses petites tranches de vies de trois collégiennes qui découvrent le vaste monde de l’adolescence.

– Citation –

JournaldeJulie-T3