L’Etranger

L'EtrangerAlbert Camus

L'Etranger

4coeurs– Résumé éditeur –

« Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français… »

Prix : 5,90€  (éditions Gallimard, collection Folio)  –  Nombre de pages : 191

– Mon avis –

Etrange roman qu’est L’Etranger d’Albert Camus. J’ai un peu de mal à mettre des mots sur ce que j’ai ressenti au cours de ma lecture tellement elle me fit passer par des palettes d’émotions totalement différentes et même contradictoires. C’est un livre qui nous laisse comme une saveur étrange, un ressenti totalement déconcertant : en fait, tout est étrange dans ce roman et ce du début à la fin.

Dans un premier temps, ce n’est pas un livre que j’ai aimé une fois que je l’avais refermé. En réalité, je me suis même demandé quel était son réel intérêt et pourquoi y’avait-il tant d’engouement face à ce roman. Mais après de mûres réflexions, j’ai commencé à l’apprécier et à comprendre son impact dans l’histoire littéraire : c’est un livre auquel je repensais après l’avoir reposé, sur lequel je m’interrogeais beaucoup. Je me suis énormément questionnée sur le monde qui m’entourait et c’est de là que j’ai compris pourquoi Camus a eu le prix Nobel.

« Aujourd’hui, Maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. »
Dès le début, je me suis sentie proche du narrateur et personnage principal Meursault, alors même que je m’y sentais complètement étrangère au vu de son absence de sentiments, sa façon de parler et d’annoncer la mort de sa mère qui était tellement dénuée d’émotions. Les mots qu’il emploie, l’absence d’affection et de certitude dans ses paroles m’ont fait comprendre que ce narrateur n’était pas comme nous. Mais je n’ai pas réussi à le détester bien que ses comportements relevaient de l’inacceptable comme par exemple lorsqu’il fumait devant le corps de sa mère entreposé dans une salle ou encore qu’il allait rire devant un film de Fernandel le lendemain de son enterrement. Tous les éléments qui se succèdent dans ce roman paraissent tellement insensés, inappropriés face aux situations présentées que ça en devient déroutant. le narrateur semble accorder plus d’importance à des événements inutiles tels que ses voyages en autocar, les réactions de son patron ou encore l’apparence des personnes qui descendent du tramway le soir. On est face à un personnage vide, qui clairement nous sidère par ses actes, qui nous donne l’impression de se ficher de tout. Bref, on se trouve face à un personnage auquel on ne peut se retrouver, auquel tout nous dissocie. Mais doit-on toujours s’identifier à un personnage dans un livre ? Je ne pense pas car c’est justement cette non-identification qui fait la force de ce roman.

Mais tantôt Meursault nous apparaît antipathique, tantôt on ressent… je ne dirais pas de la peine mais presque, du moins on s’interroge vraiment sur son cas et personnellement je n’ai pas réussi à le détester. On est face à un personnage qui semble se contenter de ce que la vie lui offre. le roman est marqué par des descriptions de plaisirs simples comme fumer une cigarette, partir se baigner en pleine mer, profiter de la fraicheur du soir et de l’amour. « J’avais laissé ma fenêtre ouverte et c’était bon de sentir la nuit d’été couler sur nos corps bruns. » Et même dès lors les dernières pages, j’étais encore sans voix d’autant de je-m’en-foutisme, d’un personnage qui puise son bonheur là où je n’en vois aucun à puiser… ! C’est dingue, je n’attendais vraiment rien de ce roman et je pense que c’est l’une de mes lectures qui me marque le plus.

Je suis restée perplexe et à la fois secouée. Il y a des livres comme ça qu’on commence à apprécier une fois que le message qu’il tente de nous transmettre prend tout son sens. Et ce fut le cas pour L’Etranger. J’aime les livres qui nous font réfléchir et celui-ci m’a particulièrement fait réfléchir par rapport à ce que la société nous impose, par rapport à la condition humaine. Ce qui découle clairement de ce roman, c’est que la société remet en question ce qui la remet en question. C’est assez déstabilisant voire révoltant car quand on ne se conforme pas aux normes de la société, cette dernière tente de nous exclure complètement du monde. Ce livre, malgré sa publication en 1942, n’a pas fini de susciter des réactions chez ses lecteurs et je trouve que plus l’on avance dans le temps et plus ce livre s’adapte à la société. Albert Camus disait de Meursault « qu’il est condamné parce qu’il ne joue pas le jeu ». Il est apparu comme un monstre au sein de la société puisqu’il a dénoncé l’hypocrisie et le jeu social. Il disait également que « dans notre société, tout homme qui ne pleure pas à l’enterrement de sa mère risque d’être condamné à mort. » La société attend que la personne qui perd sa mère rentre dans un système de manifestation de sentiments or Meursault refuse de rentrer dans le système. Et c’est bien de là que naissent tous ses problèmes puisqu’il est absent de ce qu’on attend socialement de lui. On a assimilé son crime avec son absence sociale, on a lié deux éléments sans lien direct pour mieux s’acharner contre lui.

Un livre aux abords et à l’écriture simples mais qui en réalité nous amène à une vraie remise en question du monde qui nous entoure et même de nos propres agissements. En effet, que veut dire « mère décédée » avec « sentiments distingués » ?

– Citations –

Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile: « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.
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On se fait toujours des idées exagérées de ce qu’on ne connaît pas.
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Il m’a semblé que mon image restait sérieuse, alors même que j’essayais de lui sourire.

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Ce qui m’attendait alors, c’était toujours un sommeil léger et sans rêves. Et pourtant quelque chose était changé puisque, avec l’attente du lendemain, c’est ma cellule que j’ai retrouvée. Comme si les chemins familiers tracés dans les ciels d’été pouvaient mener aussi bien aux prisons qu’aux sommeils innocents.

*

J’ai secoué la sueur et le soleil. J’ai compris que j’avais détruit l’équilibre du jour, le silence exceptionnel d’une plage où j’avais été heureux. Alors, j’ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s’enfonçaient sans qu’il y parût. Et c’était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur. 

Le maître des Livres (Tome 1)

Le maître des Livres

Umiharu Shinohara

Le maître des livres 1

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

À la bibliothèque pour enfant « La rose trémière » vous êtes accueillis et conseillés par Mikoshiba, un bibliothécaire binoclard célèbre pour son caractère bien trempé. Mais contrairement à ce qu’il peut laisser paraître, c’est un professionnel de premier ordre. Aujourd’hui encore, adultes comme enfants perdus dans leur vie viennent à lui en espérant qu’il leur trouvera le livre salvateur. Une histoire passionnante centrée sur la littérature et Mikoshiba, le « sommelier du livre pour enfant ».

Prix : 8,50€ (édition Komikku)  –  Nombre de pages : 192

– Mon avis –

Le maître des livres est un manga très original et fascinant qui aborde le thème de la littérature de manière à transmettre la passion des livres au lecteur. Lors de ma lecture de ce manga, j’ai senti que l’auteur était vraiment passionné et admiratif de ce que la littérature peut apporter dans le quotidien des gens, du pouvoir bénéfique et dépaysant que les histoires peuvent amener dans la vie de chacun ; et c’est cet aspect qui m’a particulièrement plu et qui, à mon sens, a donné tout le cachet à ce manga.

L’histoire débute avec le personnage de Myamoto, un jeune homme à la vie assez désordonnée puisque nous le découvrons sortant d’une soirée où il a bu beaucoup d’alcool pour oublier ses malheurs. En tentant de rentrer chez lui, Myamoto va se trouver face à une bibliothèque pour enfant nommée « La rose trémière », bibliothèque qu’il n’a jusqu’alors jamais vue et qui va l’intriguer par le fait que malgré l’heure tardive, elle soit encore ouverte. Ainsi donc il va s’y réfugier et faire la connaissance de Mikoshiba, un bibliothécaire acariâtre, franc et énigmatique qui ne va donc pas hésiter à le remettre en place dès le départ. 

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Mais peu à peu, Myamoto va trouver ses marques dans cette bibliothèque : il va voir en ce lieu comme une sorte de havre de paix où la littérature peut laisser pleinement s’exprimer tous ses effets ressourçants et libérateurs. De fil en aiguille, nous allons découvrir d’autres personnages pour qui les livres se sont avérés être comme un second souffle, une renaissance de soi et surtout une belle prise de conscience. J’ai adoré la façon dont ce manga nous narre le quotidien de manière réaliste mais sans omettre le rêve et la spontanéité, bases-mêmes de ce premier tome prometteur. La littérature est vraiment mise à l’honneur et ne peut que passionner tout accro à la lecture.

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Tous les personnages ont leurs caractéristiques propres et sont attachants à leur façon. Le personnage de Mikoshiba m’a beaucoup plu bien qu’il soit peu sympathique et toujours très mystérieux. Malgré que nous ayons pu nous immiscer dans un flashback sur son enfance, on ne sait pas grand chose sur lui bien que cela fut suffisant pour me permettre de mieux l’apprécier et le comprendre. J’ai trouvé le personnel de la bibliothèque très amusant et chaleureux. Cela donne envie d’aller à la bibliothèque et d’être aussi bien conseillés qu’à « La rose trémière » !

« Le rôle d’un bibliothécaire est de donner envie aux gens de lire…ainsi que de trouver les livres qui pourraient plaire aux gens ! C’est parce qu’il y a des bibliothécaires capables de ça que l’on se rend dans les bibliothèques ! »

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J’ai également adoré le fait que dans un livre, nous plongeons par petits fragments dans d’autres livres comme par exemple Le prince heureux d’Oscar Wilde ou encore L’île au trésor de Stevenson. Nous n’avons donc pas affaire à des livres fictifs mais bien réels. En plus de nous donner envie de continuer cette série de manga, cela nous donne envie de nous plonger dans les classiques de la littérature de jeunesse. 

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Ce manga est une incitation à la lecture, une invitation à voyager dans les mondes infinis et extrêmement riches des histoires. Il nous montre les bienfaits que peut nous apporter la littérature et tout cela se fait en douceur, en humour et en légèreté. Et le fait que ce soit présenté comme une histoire dépourvue de fantastique nous rapproche encore plus des personnages puisqu’ils pourraient être nous. J’ai adoré ce premier tome tellement frais et addictif ! Que demander de plus mis à part la suite ? 

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– Citations –

Ce n’est pas toi qui choisis les livres… Mais les livres qui te choisissent.

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Quel est le problème des livres pour enfants ? Tu te crois suffisamment adulte pour avoir le droit de considérer comme stupide la lecture des livres pour enfants ?!

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Arriver à trouver le livre qui nous plaît parmi tout ce choix…C’est comme une sorte de chasse au trésor. A quoi cela sert d’enlever ce plaisir aux enfants ?

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On parle souvent de « livres pour enfants » ou de « livres pour adultes ». Mais la réalité est qu’il n’y a pas d’âge pour apprécier un livre.

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Ernest & Rebecca – Mon copain est un microbe (Tome 1)

Ernest & Rebecca (T.1) Mon copain est un microbe

Guillaume Bianco & Antonello Dalena

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Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Je m’appelle Rebecca. J’ai six ans bientôt et demi et je suis souvent malade. En plus, mon papa et ma maman veulent se séparer et ça me rend triste. Heureusement Ernest est là pour me remonter le moral. Ernest, c’est un super microbe et un super copain ! Je l’ai attrapé un jour de pluie. Ensemble, on rigole bien…

Prix : 10,60€ (édition Le Lombard)  –  Nombre de pages : 48

– Mon avis –

Cette bande-dessinée est pour moi un véritable coup de cœur. Nous suivons Rebecca, une petite fille de six ans qui n’a pas forcément la vie facile. Elle tombe sans cesse malade et ses parents sont sur le point de divorcer. Mais malgré tout c’est une petite fille pleine de joie, d’espoir et d’énergie. Un jour pluvieux, alors qu’elle s’est éclipsée de chez elle pour aller chasser les grenouilles, elle va faire la rencontre d’un microbe drôle et très sûr de lui, nommé Ernest.

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De leur rencontre saugrenue va naître une amitié très forte et hors du commun. Alors que ses parents ne s’entendent plus et qu’il règne une ambiance pesante au sein de la maison, Rebecca va trouver en Ernest plus qu’un compagnon : il va très vite devenir pour elle un ami très cher, une sorte de confident. J’ai adoré voir leur amitié se développer au fil des pages et la consolation qu’Ernest a pu apporter à Rebecca au quotidien. Ils s’entendent tellement bien ensemble qu’elle va tout faire pour conserver son microbe coûte que coûte… au point d’en faire voir de toutes les couleurs à son médecin le Dr Fakbert. Le pauvre quand même mais c’est tellement drôle ! 

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Les maladies sont traitées avec beaucoup d’humour ce qui peut permettre aux plus jeunes lecteurs de les prendre avec plus de légèreté et donc d’être moins angoissé à l’idée d’avoir une grippe ou tout autre virus. J’ai trouvé le passage de la  jalousie d’Ernest très drôle : d’autres microbes sont venus rendre visite à Rebecca et Ernest a eu peur qu’ils prennent sa place au point de faire une crise. « C’est pas croyable ! Je m’absente cinq minutes et tous les parasites du coin viennent frapper à ta fenêtre !!! » Ça m’a beaucoup amusée comme de nombreux autres passages que je vous laisse découvrir par vous-mêmes.

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C’est une bande dessinée qui m’a fait beaucoup rire tout comme à la fois m’a beaucoup émue, que ce soit par les bêtises causées par notre duo de choc ou encore le thème difficile de la séparation qui à elle-même constitue un virus destructeur de famille. D’ailleurs j’ai beaucoup aimé la façon dont Rebecca, avec l’aide d’Ernest, va user de diverses techniques pour que ses parents se réconcilient. Sous sa carapace humoristique et pleine de tendresse, Ernest & Rebecca traite donc des sujets difficiles comme la manière dont l’enfant voit la séparation de ses parents, le vide que cela peut lui laisser dans le cœur mais qui n’est pas forcément vu par les parents qui délaissent souvent le ressenti de l’enfant, puisqu’ils passent leur temps à se disputer. Mais tout cela est traité avec ingéniosité et à l’aide de nombreux passages comiques et attendrissants, ce qui nous fait au final passer un moment très divertissant. Je recommande vivement cette bande-dessinée !

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– Citations –

Papa est parti passer la nuit chez son frère qui est aussi mon tonton… J’étais triste et je me sentais toute bizarre… Ce soir-là, mon arrière-goût de mayonnaise dans la bouche manquait cruellement de ketchup…

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Un papa et une maman, c’est comme le ketchup et la mayonnaise… C’est meilleur les deux ensemble…

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Alors si tu es un papa responsable, va faire des bisous à maman et remets-toi avec elle… Signé « Rebecca la gangster ».

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Les chefs-d’oeuvre Disney

Les chefs-d'oeuvre Disney

Walt Disney (Réécrit par Emmanuelle Caussé)

Les chefs-d'oeuvre Disney

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Redécouvrez la magie de Disney grâce à ce superbe recueil d’histoires ! De merveilleuses illustrations vous permettront de partager en famille et de revivre avec émotion les plus beaux chefs-d’oeuvre de votre enfance : Le Livre de la Jungle, Bambi, Blanche-Neige, Peter Pan, Alice au Pays des Merveilles, Pinocchio, Le Roi Lion, Aladdin et Les Aristochats.

Prix : 24,99€ (édition Hachette Jeunesse)  –  Nombre de pages : 304

– Mon avis –

Magnifique, féerique, somptueux. Ce sont les mots qui me viennent à l’esprit pour qualifier ce merveilleux ouvrage empli de magie. Les chefs-d’œuvre Disney est le petit bijou que tout fan de l’univers de Disney se doit d’avoir.

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Tout d’abord parce qu’il s’agit d’un livre exceptionnel : c’est aussi bien un plaisir pour les yeux que pour le toucher. La première et la quatrième de couverture sont sublimes et possèdent d’incroyables reliefs dorés, une couleur enchanteresse entre le bleu et le violet et des dorures rappelant les anciens livres. Pour ce qui est des pages, elles sont toutes finement dorées et correspondent parfaitement à l’état d’esprit onirique qu’émane Disney. L’intérieur du livre reproduit le papier des livres d’antan avec son aspect « parchemin ». C’est véritablement un objet de collection et donc il est à mettre dans les mains des plus soigneux.

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En dehors de l’objet-livre, les histoires – à savoir Le Livre de la Jungle, Bambi, Blanche-Neige, Peter Pan, Alice au Pays des Merveilles, Pinocchio, Le Roi Lion, Aladdin et Les Aristochats – sont parfaitement racontées, en harmonie totale avec les dessins animés. Les dessins sont d’une qualité extraordinaire. Ils reprennent les images des films tout en sublimant les couleurs et la fantaisie qu’on a pu y trouver. De plus, étant donné que cet ouvrage est d’une taille et d’un poids plutôt imposants, les dessins prennent une plus grande ampleur et nous plongent d’autant plus dans la merveille des films.

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J’ai tout adoré dans ce livre mais j’ai vraiment eu un coup de cœur pour les histoires de Pinocchio, de Blanche-Neige et d’Alice au Pays des Merveilles qui font partie de mes Disney préférés. Je n’ai donc pas pu rester de marbre face à tous ces dessins finement travaillés.

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J’ai aussi beaucoup aimé Aladdin notamment la vue qui nous est offerte d’Agrabah : on peut profiter de chaque détail, chose qui n’est pas forcément possible de faire en regardant un film puisque les images ne sont pas fixes et changent donc très rapidement.

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De même que j’ai adoré qu’il y ait pour chaque histoire une transition avec un superbe dessin de l’histoire qui va suivre. Ils sont si magnifiés que c’est impossible de ne pas faire « waw » quand on les voit.

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C’est un plongeon au cœur de l’enfance et du rêve que nous offre Les chefs-d’œuvre Disney et je ne peux que le conseiller pour tous ceux qui adorent Disney, ont su garder leur âme d’enfant et sont sensibles par tant de poésie, de rêve et de magie.

– Citations –

Papa, papa ! Je vis vraiment ! s’écria-t-il. Ça y est, je suis un véritable petit garçon ! (Pinocchio)

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Pour trouver un lapin blanc, j’irais par ici, à moins que je n’aille par là. Quoi qu’il en soit, tu arriveras toujours quelque part ! (Le chat du Cheshire dans Alice au pays des Merveilles)

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Mon enfant, où que tu sois, n’oublie pas d’être toujours aux aguets. Le danger vient des hommes, méfie-toi d’eux ! (La maman de Bambi)

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Vous êtes belle, Majesté, mais il existe en ce royaume une jeune fille aux lèvres rouges comme le sang et au teint blanc comme la neige, dont la beauté surpasse la vôtre… (Le miroir magique dans Blanche-Neige et les Sept Nains)

Cœur Mandarine

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Cathy Cassidy

Coeur Mandarine

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Je m’appelle : Summer Tanberry. Mon âge : 13 ans. Je suis : Perfectionniste. Mon style : Leggings et robes à la mode. J’aime : La danse, la danse, la danse. Je rêve : De devenir danseuse professionnelle. Mon problème : J’ai l’impression que tout m’échappe au moment où je voudrais tout contrôler… 

Prix : 14,90 (édition Nathan)  –  Nombre de pages : 288

– Mon avis –

J’étais très impatiente de lire ce troisième tome et je n’ai pas été du tout déçue. Bien que dès le départ Summer m’a paru hautaine, ennuyeuse et complètement prétentieuse, mon avis a vite changé au fil de ma lecture. C’est une fille qui souffre, qui ne se confie pas car elle voudrait que les gens remarquent directement qu’elle ne va pas bien. Elle ne se confie pas ou très peu et a des difficultés à dire ce qu’elle ressent.

Dans ce roman, Cathy Cassidy traite une fois de plus un sujet difficile, celui de l’anorexie. Mais ce n’est pas abordé de façon trash : elle y va petit à petit, avec un langage simple mais franc, ce qui nous amène non pas à être choqué mais touché. Plus on tourne les pages et plus on sent l’aspect dramatique de la situation, qui ne cesse de s’aggraver. On voudrait s’immiscer dans le roman pour pouvoir aider Summer : on aimerait lui dire de se réveiller et de se remettre sur le droit chemin mais malheureusement les faits s’accumulent sans que nous puissions réagir ; chaque pas qu’elle fait la mène tout droit dans le mur. Ça en est limite énervant de ne pouvoir rien faire quand on voit ce qu’elle s’inflige – tous ses régimes alimentaires qui l’affaiblissent et la rendent maigre au point d’en voir les os – et il n’y a pas que physiquement qu’elle se détruit, intérieurement elle se sent d’une infériorité sans égale, elle se sous-estime sans cesse. Elle est détruite et a l’impression que personne n’est là pour la soutenir alors que tout le monde se fait du souci pour son état de santé. Tout le monde est là pour elle sauf que sa maladie l’empêche de s’en rendre compte.

Dans ce tome, j’ai beaucoup aimé le fait que Tommy soit aussi important dans l’histoire. Je dirai même qu’il est un personnage essentiel à la construction de ce roman. C’est un personnage très sympathique, pour qui on ne peut que ressentir de l’empathie et plein de bons sentiments. Il est attentionné, gentil et malheureusement la fille qu’il aime le prend pour un idiot. En effet, Summer se souvient de l’école primaire où Tommy lui demandait d’être son amoureux pour ensuite se moquer d’elle. Sauf que depuis leur plus tendre enfance, Tommy a changé : il a grandi et surtout il a mûri. Et c’est là le grand problème avec Summer, c’est qu’elle n’arrive pas à casser la barrière entre l’enfance et l’adolescence ; tout comme elle n’arrive pas à voir sa maladie telle qu’elle est, c’est-à-dire horriblement destructrice. Elle pense que Tommy est encore là juste pour la ridiculiser et lui faire des blagues. Lorsqu’il la flatte et la complimente, elle croit qu’il n’en pense pas un mot et qu’il dit tout ça de façon ironique alors qu’il est l’un des personnages les plus soucieux envers Summer – il est une sorte de pilier qui l’empêche de chuter.

Je vous conseille vraiment ce roman. Loin de sa couverture girly, c’est un roman plus profond et travaillé que nous propose Cathy Cassidy. C’est ce qui fait vraiment l’originalité de ce roman et nous donne envie de continuer à lire la suite. De plus, cela illustre bien ce tome qui pour moi fait partie des meilleurs : l’habit ne fait pas le moine ou encore il ne faut jamais juger l’apparence extérieure d’une personne (on ne réalise pas à quel point certaines personnes jouent un rôle pour ne pas montrer leurs faiblesses) – un roman a l’aspect très enfantin peut cacher une très grande faille, des séquelles incurables tout comme Summer peut laisser la première fois qu’on la voit un aspect très superficiel et énervant alors qu’au fond elle est détruite et ne nous envoie rien d’autre qu’un appel au secours.

– Citations –

Son baiser a un goût de carotte, de mandarine et d’espoir, et je souris.

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Ça fait bizarre de se voir grandir en accéléré… les gamines sages dans leurs uniformes impeccables sont devenues des ados branchées. Au lieu de parler de poupées et de chevaux, on préfère maintenant discuter de musique, de maquillage et de qui craque pour qui. On rit, on mâche du chewing-gum et on se remet du gloss dans les couloirs entre les cours, mais je me demande combien de filles aimeraient, comme moi, revenir en arrière, vers une époque plus simple où on n’avait pas à se soucier de soutiens-gorge, de règles et de garçons, où on pouvait jouer aux princesses ou manger une barre de chocolat sans penser aux calories. Parfois, j’ai l’impression de devoir jouer un rôle. On se parfume avec du déodorant à la fraise, on admire les groupes à la mode et on joue les grandes, en espérant que personne ne verra qu’au fond, on est toutes un peu perdues. A moins que je ne sois la seule à avoir cette impression? C’est tellement dur de grandir.

*

– Ne pleure pas, me dit Tommy. Il n’en vaut pas la peine.
– Je sais, je chuchote.
Mais ce n’est pas à cause de Zack que je pleure; c’est parce que tout est en train de changer et se dérobe devant moi… la vie bien organisée que j’imaginais, mes espoirs, mes rêves, ma confiance en moi. C’est comme un pull troué : on tire un peu sur un fil, et tout se détricote.

*

C’est comme si grandir était une espèce de maladie qui se répand à toute vitesse, comme le virus de la grippe en hiver, et qui chamboule tout. Pour l’instant, je me sens immunisée. Je me contente de contempler l’épidémie, horrifiée par les dégâts qu’elle peut causer. Parfois, j’aimerais pouvoir arrêter le temps, retourner à l’époque où j’avais neuf ou dix ans et où tout était beaucoup plus simple.

Les filles au chocolat

Cœur Guimauve

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Cathy Cassidy

Coeur Guimauve

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Je m’appelle : Skye Tanberry. Mon âge : 12 ans. Je suis : Sentimentale et passionnée. Mon style : Chapeaux et robes vintage. J’aime : Les histoires romantiques, l’astrologie. Je rêve : D’être aussi populaire que ma sœur jumelle. Mon problème : Je ne suis pas faire pour les garçons d’aujourd’hui…

Prix : 14,90€ (édition Nathan)  –  Nombre de pages : 297

– Mon avis –

J’ai passé un merveilleux moment de lecture grâce à Cœur Guimauve ! J’avais déjà adoré le premier tome Cœur Cerise mais j’avais beaucoup moins apprécié l’héroïne Cherry qui me paraissait vraiment trop naïve malgré qu’elle soit un peu plus âgée que les jumelles Tanberry. Alors que dans ce second tome, le personnage de Skye m’a ravie : je l’ai trouvée tellement attachante, pour faire court je l’ai complètement adorée.

Dans ce second tome, nous suivons précisément Skye, une jeune fille rêveuse et un peu tête en l’air, raffolant de guimauve et surtout passionnée de vintage et de tout ce qui touche à l’ancien temps, aussi bien vêtements que meubles, histoires ou accessoires – ce qui n’entraîne que de l’incompréhension de la part de ses proches au vu de sa façon de s’habiller atypique. Et en parallèle, nous suivons sa sœur jumelle Summer, qui est beaucoup plus appréciée que Skye, que ce soit à l’école ou partout où qu’elle aille : c’est elle qui attire les garçons (même le meilleur ami de Skye avoue craquer pour sa sœur), elle que les amis de Skye vont voir pour des conseils, elle qui est une merveilleuse et talentueuse danseuse de ballet et qui à présent a toujours réussi ce qu’elle a entrepris. Skye est donc très malheureuse d’être si peu remarquée et délaissée.

Bien qu’elles soient jumelles et qu’elles s’adorent, elles ont donc des caractères et des personnalités bien différentes et distinctes, ce qui a le don de peiner Skye. Bien-sûr, se démarquer de sa jumelle n’est pas un problème, bien au contraire puisqu’elle n’aime pas forcément lui ressembler – elle ne voudrait pas qu’on pense qu’elle vit à travers elle. Mais le fait de se différencier de sa sœur lui donne l’impression de s’éloigner peu à peu d’elle. Cette situation la rend triste et elle refuse de vivre dans son ombre. De ce fait, Skye souffre beaucoup et se renferme sur elle-même au point de s’inventer un monde propre à elle et de vivre dans l’imaginaire. Mais comment faire pour sortir des rêves et recommencer à croire en soi lorsque l’imaginaire s’avère être plus réconfortant et magnifique que la réalité ?

Ce second tome m’a vraiment touchée. J’ai adoré voir l’évolution de la relation entre les deux jumelles. La façon dont Cathy Cassidy nous aborde cette relation donne une impression de vécu – on dirait qu’elle a vraiment été à la place de Skye étant petite, ce qui a donné un réalisme étonnant au récit et renforcé mon empathie envers ce personnage. J’ai eu de la peine pour Skye et je pense que beaucoup de jeunes filles pourront se reconnaître à travers elle. Cathy Cassidy traite des sujets difficiles – surtout pour des jeunes filles – tels que l’acceptation de soi, le fait de grandir, de changer… mais les magnifie avec son écriture simple mais pas simpliste. Et c’est ça qui est magique avec cette auteure, c’est qu’elle a le don de rendre quelque chose de simple en quelque chose de très fort, de très émouvant. Je vous conseille particulièrement ce second tome qui à mes yeux est l’un des meilleurs de la saga avec Cœur Vanille.

– Citations –

Je la regardais pour savoir ce que je ressentais ; si elle souriait, je souriais aussi. Si elle pleurait, j’essuyais ses larmes, je la prenais dans mes bras et j’attendais que le chagrin qui me serrait la poitrine s’efface. Ça peut paraître niais, mais quand elle souffrait, je souffrais aussi. Je pensais que les choses ne changeraient jamais. Et pourtant…

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Moi, je ne suis pas d’accord: la guimauve est tout sauf fade. C’est doux, léger et mousseux, comme un petit morceau de paradis.

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Je n’ai pas envie de rester là. Je veux un monde où le soleil brille, où l’air sent le feu de bois et où un garçon aux yeux rieurs m’accroche des fleurs sauvages dans les cheveux et me fait tournoyer sous les arbres jusqu’à en perdre haleine.
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Je préfère largement mon monde à la réalité. Le passé est un lieu sombre, doux et sucré comme de la guimauve.

*

Le monde de mes rêves est si doux et si réconfortant, comme les Chamallows… et comme avec les Chamallows, il est difficile de s’arrêter une fois qu’on y a goûté.

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Ma boîte est remplie de chocolats au lait en forme de cœur recouverts d’un glaçage en sucre filé qui ressemble à un flocon de neige. J’en croque un. De la guimauve sucrée fond sur ma langue, douce, vanillée et légèrement collante. J’en ai le souffle coupé. Soudain, ma tristesse semble vouloir s’envoler.

*

La salle brille dans la nuit et on entend la musique dehors. Un flocon parfait vient se poser sur la manche de mon manteau, puis un autre, et soudain on dirait que quelqu’un a éventré un oreiller de plumes dans le ciel d’un noir d’encre.
– C’est magnifique !
J’aimerais rester là dans le noir, sous les flocons qui tourbillonnent doucement.

Cœur Cerise

Coeur Cerise

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Cathy Cassidy

Coeur Cerise

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Je m’appelle : Cherry Costello. Mon âge : 13 ans. Je suis : Secrète, débordante d’imagination. Mon style : Jeans skinny, tee-shirts à motifs japonais. J’aime : Les fleurs de cerisier, les roulottes de gitans. Je rêve : D’être acceptée par mes quatre nouvelles demi-sœurs. Mon problème : Je suis amoureuse du petit copain de ma demi-sœur…

Prix : 14,90€ (édition Nathan)  –  Nombre de pages : 295

– Mon avis –

Cœur Cerise est une petite merveille de la littérature jeunesse. Cathy Cassidy nous conte avec tendresse et simplicité l’histoire de Cherry, une jeune fille de 13 ans qui a perdu sa mère très tôt et qui vit donc seule avec son père Paddy. Elle est très discrète et surtout a un cruel manque de confiance en elle puisqu’elle se laisse constamment rabaisser par les pestes de son école ce qui nous montre alors son impuissance vis-à-vis des autres. Personne n’arrive à la comprendre – elle se sent très seule et de ce fait elle est très malheureuse. Mais un jour, lorsque Paddy rencontre Charlotte et parle de s’installer chez elle, tout va changer pour Cherry. Parce qu’il est vrai qu’avoir une belle-mère alors qu’on n’a toujours eu qu’un père auprès de soi, cela change tout – mais apprendre qu’en plus de cela elle va rejoindre une famille nombreuse composée de quatre filles aux alentours de son âge, c’est juste déstabilisant pour une jeune fille qui a toujours vécu dans la solitude et dans le désir d’avoir un jour une véritable famille. Tout va alors aller pour le mieux du monde pour Cherry qui découvre enfin le bonheur d’avoir une famille, jusqu’au moment où elle va tomber amoureuse du petit ami de l’une de ses nouvelles demi-sœurs. Cherry va alors être dans la tourmente : comment réagir lorsque l’on est bien intégrée au sein d’une nouvelle famille mais qu’on est subitement tombée amoureuse du petit ami d’une de ses « nouvelles sœurs » ?

Je vais aller droit au but, j’ai adoré ce livre du début à la fin ! Ce qui m’a d’abord plu, c’est la simplicité de Cherry. Tout au long du roman, elle a su garder les pieds sur terre et rester fidèle à elle-même – elle ne joue aucun rôle. C’est une fille très gentille et qui a la volonté de bien faire et de rendre les gens heureux alors qu’elle-même n’atteint pas encore le bonheur total. J’ai malgré tout trouvé que certains détails ont alourdi ce tome notamment son grand manque de confiance en elle. Elle est toujours prête à se dévaloriser et à se juger inintéressante alors que sa nouvelle famille l’a dans l’ensemble bien acceptée. Elle m’a véritablement tapée sur les nerfs à de nombreuses reprises. J’avais clairement envie de la secouer et de lui dire de se ressaisir car au bout d’un moment je me suis dit qu’elle cherchait les problèmes aussi à toujours être dans la dépréciation de soi. Dans sa nouvelle famille tout le monde l’adore et par ailleurs je ne la comprenais pas dans certaines de ses réactions.

Mais finalement, je me suis mise à sa place. Ça ne doit pas être facile d’arriver du jour au lendemain dans une famille nombreuse et d’être avec une demi-sœur aussi cruelle qu’Honey. Bon, après elle lui a clairement piqué son copain donc il est clair qu’il ne fallait pas trop compter sur une amitié entre les deux jeunes filles…

J’ai trouvé ce premier tome vraiment réussi et annonciateur d’une très belle saga jeunesse. Cathy Cassidy aborde des thèmes difficiles mais tout en légèreté. En plus, c’est frais et gourmand avec l’histoire de la chocolaterie qui se mêle à l’histoire même du personnage-narrateur de Cherry. Je tiens d’ailleurs à préciser que je trouve très intéressant le concept des « Filles au Chocolat ». Chacun des livres qui compose cette saga se focalise sur l’une des sœurs et ainsi on peut mieux les comprendre une à une. Cette saga ne sera donc pas redondante étant donné que de tome en tome nous suivons un personnage différent tout en continuant l’histoire de base. Ce concept de points de vue alternés me plaît beaucoup et attise encore plus mon envie de connaître chacune des filles de manière plus personnelle. En plus, ayant lu les autres tomes, je remarque que les histoires sont des suites mais quand même individuelles. Je m’explique : si quelqu’un veut commencer par le tome deux – ce serait quand même dommage de ne pas lire ce premier tome qui en vaut la peine – il ne sera pas perdu du tout.

La couverture de ce premier tome est merveilleuse. C’est d’ailleurs cette couverture sucrée et alléchante qui m’a poussée à acheter ce livre. Je ne regrette pas du tout d’avoir acheté ce livre juste pour la couverture car l’histoire qu’elle contient en est bien plus belle. A voir ce premier tome, on s’attend à une histoire girly et rose-bonbon à souhait mais ce n’est pas le cas – ce roman est plus profond qu’il en a l’air alors n’hésitez pas à vous ruer sur Cœur Cerise, le contenu est d’autant plus sublime que le contenant !

Un dernier petit plus que j’ai beaucoup apprécié : c’est qu’aux dernières pages du roman, Cathy Cassidy nous a laissé quelques petites cartes d’identités sur les personnages – leur âge, leurs goûts etc. – ainsi que des tests pour savoir à quelle sœur l’on ressemble le plus et des petites recettes qui doivent sûrement être délicieuses… ! Un roman qui se dévore c’est le cas de le dire !

– Citations –

L’amour est comme un chocolat : dur a l’extérieur, mais fondant à l’intérieur.

*

C’est la première fois que je bois du champagne : ça a le goût du bonheur, comme un rayon de soleil glacé et pétillant.

*

Le passé est un truc dangereux. On peut le revivre à travers une histoire, le rendre plus doux, plus beau qu’il n’est vraiment… mais pendant la nuit, la vérité refait sournoisement surface, et on se réveille avec un goût amer dans la bouche.

Lou ! (Tomes 1 à 6)

Saga BD Lou

Julien Neel

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Lou ! est une bande dessinée que j’affectionne particulièrement depuis mon enfance. J’ai grandi avec Lou, je me sentais proche d’elle au point de m’y identifier. Cette petite fille avec sa vie farfelue dont notre quotidien semble tellement similaire mais à la fois magnifié des plus tendres couleurs qui puissent exister. C’est donc avec nostalgie que je vais revenir sur les six tomes déjà parus.

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Malheureusement, comme vous pourrez le constater, Julien Neel m’a beaucoup déçue sur les derniers tomes de Lou ! notamment le sixième. Cette bande dessinée nous a toujours relaté les tranches de vie d’une petite fille qui aurait pu être nous contrairement au sixième tome qui est devenu fantastique et grotesque. [pour plus de détails, voir critique ci-dessous] Au fil des tomes, tout s’est éloigné de la trame de départ. Je n’aurai jamais cru un jour être déçue par un album de Lou ! Et c’est vraiment bien dommage.

D’ailleurs, un septième tome intitulé La cabane va paraître en Octobre 2016, j’espère que Julien Neel saura se rattraper car nombreux de lecteurs ont été comme moi extrêmement déçus. J’avoue ne pas encore être convaincue au vu de la couverture… Les couleurs automnales sont vraiment jolies mais je ne reconnais pas le personnage de Lou, on dirait une autre fille. A voir lors de sa sortie !

Lou, La cabane

En tout cas, de ces six albums, je retiens particulièrement les trois premiers tomes qui sont pour moi les meilleurs et les plus authentiques par rapport au véritable univers de Lou. 

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Journal infime (tome 1)

Lou, Journal infime

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Lou est une petite fille qui ne connaît pas son papa, qui vit seule avec sa maman et le petit chat qu’elles ont adopté. Toutes les deux ont une grande complicité, elles jouent à la console, dînent dans des pizzerias… Lou est amoureuse de son voisin d’en face mais, bien sûr, n’ose pas lui avouer… C’est une petite fille très à la mode avec des dons de styliste. Sa meilleure copine s’appelle Mina, et ensemble elles partagent beaucoup de choses. Lou se dit aussi que Richard, qui vient d’emménager sur son palier, pourrait très bien plaire à sa mère. D’ailleurs, elle va se débrouiller pour les faire se rencontrer…Nouvelle série de Tchô ! la collec , Lou ! nous conte la vie d’une petite fille d’aujourd’hui, croquée avec énormément de tendresse, d’intelligence et de poésie… Une bande dessinée pleine de charme qui séduira autant les enfants et les adolescents que les adultes.

Prix : 9,99€ (édition Glénat BD)  –  Nombre de pages : 48

– Mon avis –

Ce premier tome est vraiment une pure merveille ! Julien Neel nous croque une jolie petite fille très mûre pour son âge et sa vie d’adolescente. Entre fous rires avec sa meilleure amie Mina et crises de larmes parce-qu’elle a surpris Tristan – celui qu’elle aime en secret – en train de se décrotter le nez « Ce porc se fourre les doigts dans le nez ! », cette bande dessinée est merveilleusement représentative des péripéties qu’une jeune fille peut avoir. 

En parallèle, nous suivons sa maman, célibataire mais qui ne recherche pas forcément l’amour. Censée rédiger un roman de science-fiction, elle passe l’intégralité de son temps à jouer aux jeux vidéos et se gaver de pizzas. Lou va tenter de la faire sortir de sa bulle en mettant tout en oeuvre afin qu’elle rencontre le voisin qui vient d’emménager sur le palier d’à côté. Tiens, il a l’air plutôt pas mal non ? L’amour est un thème important dans ce premier tome. Il est traité avec douceur, justesse et spontanéité.

J’ai particulièrement aimé la personnalité de la maman ainsi que sa grande complicité avec sa fille. Elle m’a fait beaucoup rire parce qu’au final la véritable adolescente de la maison, c’est elle ! Mais je me suis souvent dit heureusement que Lou est là pour remettre un tant soit peu de l’ordre au sein de l’appartement !

Ainsi d’autres personnages haut en couleur vont apparaître dans ce premier tome – tous aussi attachants les uns que les autres – tels que la grand-mère acariâtre mais tellement drôle, Richard le nouveau venu dans l’immeuble au look quelque peu particulier et qui va faire tourner la tête de la maman ou encore Mina la meilleure amie de Lou, sur qui on peut toujours compter lorsque rien ne va.

Journal infime est donc une magnifique bande dessinée pleine de joie et de couleurs sucrées. J’ai eu véritable coup de cœur. 

– Citations –

PRÉFACE À L’ATTENTION DE MA MÈRE :
« Intime » ça veut dire que tu as pas le droit de lire. Alors : POSE ÇA TOUT DE SUITE !

*

Je reviens de chez lui. Et il est parti. Disparu. Envolé. Sans laisser de mot. Sans me dire au revoir. Son appartement est vide. Mon cœur aussi.

*

-L’homme idéal ? Non mais j’hallucine ?!! Qui voudrait d’un étudiant de 30 ans qui joue du violon géant et qui porte un gilet en mouton mort ?

*

MA MÈRE EST UNE GAMEUSE
L’année dernière, elle m’a offert une console pour mon anniv’. Depuis, elle a pas décroché.

Mère de Lou


Mortebouse (tome 2)

Lou, Mortebouse

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Il s’agit du même résumé que pour le premier tome.

Prix : 9,99€ (édition Glénat BD)  –  Nombre de pages : 48

– Mon avis –

Lou ! c’est un condensé de fraîcheur, de tendresse et d’humour. Et dans ce second tome intitulé Mortebouse, on retrouve toute la magie et le grain de folie du premier tome si ce n’est plus encore !

Dans ce second tome, Lou va passer, comme chaque année, ses vacances à Mortebouse, petit village paumé où vit sa grand-mère. Elle déprime beaucoup car Tristan a déménagé sans même la prévenir. Les vacances s’annoncent terriblement ennuyeuses… Comment faire pour s’occuper quand on est dans un trou perdu où le réseau ne passe pas et qu’en plus on est éloigné du garçon que l’on aime ?

J’ai vraiment adoré ce tome tellement drôle, triste et à la fois merveilleux. On voit Lou grandir et se poser un tas de questions sur la vie, on y suit sa rencontre avec Paul, ce mystérieux garçon qui va embellir ses vacances, tout comme on rit de la mauvaise humeur de la grand-mère toujours aussi aigrie. Tout compte fait, ces vacances ne sont pas si mal que ça.

Cette bande dessinée est un surprenant mélange d’émotions mais qui ne balaie pas pour autant l’humour et la légèreté. J’ai adoré voir évoluer notre petite Lou et la suivre dans ses questionnements, ses choix et ses réflexions. Je ne peux que conseiller un aller à Mortebouse !

– Citations –

C’est le blues des filles seules en été,
Délaissées, meurtries et fauchées!

*

C’est bien la peine que t’aies fait des études de lettres si c’est pour être aussi mauvaise au scrabble!

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Le cimetière des autobus (tome 3)

Lou, Le cimetière des autobus

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Les petites et grandes histoires de la vie de Lou. Richard et la mère, c’est une affaire qui roule. Et puis le roman de la mère est enfin publié. Tout roule de ce côté-là aussi, donc. Mais pour Lou, l’ambiance de cette rentrée est tout de même assez confuse. Des engins de chantier démolissent l’immeuble de Tristan, et la municipalité décide d’y stocker temporairement des autobus. Et puis il y a Mina, son amie d’enfance, avec laquelle Lou se brouille sans trop comprendre comment. Et cette voisine de classe, Marie-Émilie, qui a l’air cool mais qui se la pète un peu tout de même… C’est pas facile d’avoir 13 ans.

Prix : 9,99€ (édition Glénat BD)  –  Nombre de pages : 47

– Mon avis –

Ce troisième tome de Lou ! est chargé en rebondissements. C’est le temps où les amitiés se lient et se délient et où l’enfance cède sa place à l’adolescence.

Lou est devenue une jeune fille : elle va passer en quatrième. Malheureusement, elle n’est plus dans la même classe que sa meilleure amie Mina. Et malgré elles, chacune s’éloigne de l’autre sans trop savoir pourquoi. Lou va changer de fréquentations et se lier d’amitié avec une fille rebelle et gothique nommée Marie-Emilie pendant que Mina traîne avec Karine, une fille toujours en jogging et qui ne peut pas du tout supporter la dégaine de Lou.

Du côté de la maman, tout se passe pour le mieux puisque son roman vient d’être édité et qu’elle vit l’amour fou avec Richard. Mais cet amour l’aveugle et elle ne voit pas les soucis de sa fille. Alors, puisque personne n’est là pour la comprendre, Lou va consulter un psy. C’est si difficile à quatorze ans de confier ses problèmes à un inconnu mais toujours mieux que de tout garder pour soi.

J’ai trouvé ce tome un peu plus profond que les deux premiers : il montre les problèmes que peut rencontrer un adolescent et les difficultés et failles qu’ils engendrent dans leur vie sociale. Je conseille cette bande dessinée à tous les lecteurs quelque soit leur âge, mais la recommande particulièrement aux adolescents car ils pourront d’autant plus s’identifier à Lou. Je trouve que d’une certaine manière, comme Lou nous grandissons au fil des tomes.

– Citation –

Grand mère de Lou

MAMIE AIME:
-Grignoter des choux de Bruxelles devant “Amour gloire et beauté”
-Tricher au scrabble

MAMIE N’AIME PAS:
-Son voisin
-Les appareils électroniques
-La musique
-Les grasses matinées
-Le sopalin
-Les grands discours
-le yoga
-Les paresseux
-Son voisin
-Les choux pas de Bruxelles
-Les couleurs vives
-Brooke Logan dans “Amour gloire et beauté”
-La grande ville
-Les commerçants
-Les personnes âgées
-Les modes-d’emploi
-Le pain
-Son voisin
-Les blagues
-Les roux
-Les événements
-Les peintres
-Pompidou
-Son voisin
-Les gens qui râlent tout le temps


Idylles (tome 4)

Lou, Idylles

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

La coqueluche de la bande à Tchô! est de retour ! Il fait chaud. Lou, Mina, Marie-Emilie et Karine sont dans cette grande villa, quelque part sur une corniche, au sud. Un sud qui leur apparaît comme étant extraterrestre. Il fait chaud. La mère de Lou et Richard sont encore dans un train, entre deux villes de province et deux séances de dédicaces désertes. Plus on descend dans le sud, et plus, décidément il fait chaud. Lou observe Tristan du coin du verre teinté de ses lunettes de soleil. Que fait-il lui aussi dans le sud ? Y a-t-il un destin, qui les aurait à nouveau réunis dans cet endroit paradisiaque ? Y aura-t-il encore du melon, au bord de la piscine, au repas du midi ? Il fait chaud. Lou saute au cou de sa mère. Tout le monde se retrouve, dans cet étrange salon de la science-fiction, à deux pas du camping et de la grande villa. Tout le monde se dispute, mais tout le monde fait la fête, et c’est très bien comme ça…

Prix : 9,99€ (édition Glénat BD)  –  Nombre de pages : 48

– Mon avis –

J’ai moins aimé ce quatrième tome que les trois premiers – peut-être parce que je trouve qu’on s’éloigne un peu plus de l’innocence de l’enfance – mais il n’en reste pas moins très agréable et drôle à lire.

Cette fois-ci, Lou part en vacances et sans sa maman – des véritables vacances entre adolescentes ! Entre la sublime villa des parents de Marie-Emilie, la plage et les garçons, Lou vit tout ce que peut vivre une jeune fille de quinze ans : premiers émois, premiers baisers, premiers rendez-vous… en bref des idylles à l’état pur !

J’ai été moins attendrie lors de ce tome. Peut-être parce que Lou grandit trop vite à mon goût – on ne dirait pas du tout qu’elle a seulement un an de différence avec le tome 3 ! – j’aurais aimé la suivre bien plus longtemps dans son enfance et sa pré-adolescence. Et puis aussi je n’adhère pas du tout aux nouveaux personnages de Marie-Emilie et Karine. Je les trouve tellement ingrates et à la limite vulgaires. Elles sont tellement opposées à Lou et Mina que je ne comprends pas du tout leur amitié.

Hormis tout ça, cet album est vraiment top et plein de fraîcheur ! Les dessins aux sublimes couleurs vives illustrent parfaitement la belle saison que s’avère être l’été et respirent les vacances inoubliables en famille et entre amies !

– Citations –

– Comme dans James Bond, tu dis?
– Pareil. Enfin, on n’aura peut-être pas le permis de tuer.

*

Le chat? Ah oui oui, il va très bien. Il est juste à côté de moi, tu veux lui dire un mot?

Lou


Laser Ninja (tome 5)

Lou, Laser ninja

Heart

– Résumé éditeur –

Les nouvelles aventures de la merveilleuse petite Lou. Et de Julien Neel, à la sensibilité et au dessin toujours aussi justes. Bon, ok, l’immeuble de son enfance qui part en fumée, au milieu de la nuit, ça fait un gros choc. Mais bon, apprendre la même nuit que l’on va avoir un petit frère, c’est merveilleux et ça équilibre pas mal le truc. L’année des quatorze ans de Lou, ça commence comme ça, cash. Donc, tout va très bien. Ou pas. Ça continue dans la chambre d’un grand hôtel du centre ville, en feuilletant le journal intime que sa mère tenait, adolescente. C’est marrant, ça explique plein de trucs, ce journal. Genre pourquoi elle est comme ça, sa mère, a tellement profiter du moment présent. Et puis ça fait se poser des questions, on fait des parallèles, forcément, ça donne des sortes de pistes pour se construire soi-même. Ou pas. Ensuite, et bah la vie continue. Les copines qui ne changent pas mais qui sont de plus en plus différentes, les visites sans fin de tout un tas d’appartements et puis toujours, cette histoire avec les deux garçons là, choisir entre Paul et Tristan. Ou pas.

Prix : 9,99€ (édition Glénat BD)  –  Nombre de pages : 48

– Mon avis –

Lou ! fait partie des bandes dessinées que j’apprécie le plus depuis ma plus tendre enfance… mais quelle déception ! Je trouve que Julien Neel s’essouffle et s’éloigne de plus en plus de l’univers qui a été transmis dans les trois premiers tomes.

Qu’il fasse grandir Lou peut être compréhensible – bien que je sois contre pour éviter que cela parte dans le ridicule – mais ce n’est pas pour autant qu’il doit nous la rendre hébétée avec l’âge. Comment dire ? Je ne retrouve plus cette jeune fille mûre que l’on connaissait. Celle qui était si drôle et joyeuse avec ses réflexions bien pensées, qui souriait à la vie accompagnée de sa copine Mina et qui nous attendrissait avec son amour secret Tristan. Là je suis clairement tombée dans le trop-plein de garçons – je choisis Paul ou Tristan ? -, de mauvaises fréquentations comme Marie-Emilie et Karine, de désespoir et de morosité avec l’appartement qui part en fumée, on est donc bien loin de l’innocence et de la gaieté de départ. J’ai juste envie de dire à Monsieur Neel que ce n’est pas parce qu’on grandit qu’on emprunte forcément des mauvais chemins.

En plus, dans le tome 4 Idylles, Lou semblait prendre cinq ans en un an, et dans ce tome 5 où elle est censée être encore plus âgée, on dirait qu’elle a perdu quatre ans… c’est juste incompréhensible.

Malgré tout j’ai une fois de plus beaucoup aimé le personnage de la maman, toujours fidèle à elle-même. Cela m’a touchée quand elle a remonté le moral de Lou lorsque leur immeuble prenait feu en lui annonçant qu’elle aurait un petit frère. [voir extrait ci-dessous] Elle est vraiment un personnage génial avec des valeurs, de l’amour à donner et un humour totalement décalé.

Néanmoins, j’aurais préféré que Lou ! soit une trilogie vu la tournure que prennent les tomes. Je ne retrouve plus autant l’ambiance d’avant. Moins drôle, moins agréable à lire, plus sombre, plus triste. Ce tome m’a bien moins plu car il regorge plus de points négatifs que de points positifs. Dommage…

– Extrait –

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L'âge de cristal (tome 6)

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– Résumé éditeur –

Tout change, tout reste pareil…

Un beau jour, de grands cristaux roses transpercent anarchiquement le cœur de la ville. Depuis, Lou partage son temps entre un programme de collecte de données scientifiques pour le gouvernement, la garde d’un petit frère obnubilé par les dinosaures et les sorties en boîte de nuit. Elle se dit quand même que c’est un peu n’importe quoi, mais pas désagréable. Cette sensation ouateuse, ce flottement incertain… Est-ce que c’est ça, devenir adulte ? Les questionnements aussi fondamentaux qu’universels de Lou font de cette série un petit joyau de la bande dessinée jeunesse. Lou ! a reçu de nombreux prix dont le Prix Jeunesse au Festival d’Angoulême, mais a surtout su conquérir le cœur d’un public de plus en plus nombreux. Grands et petits, filles et garçons, tous se jetteront sur ce nouvel album pour découvrir la suite du destin de l’ adorable Lou !

Prix : 9,99€ (édition Glénat BD)  –  Nombre de pages : 56

– Mon avis –

Mais que s’est-il passé dans ce tome?! Je pense que nous sommes énormément à nous le demander. Même en y réfléchissant, je ne comprends toujours pas. Je suis vraiment désolée pour Julien Neel (mais j’espère au moins que tous nos avis lui parviendront et qu’il rectifiera le tir pour le prochain tome), comment a t-il pu en arriver là?

En effet, dans ce tome, notre très chère Lou a subitement grandi, elle est devenue une étudiante travaillant en tant que serveuse dans un bar tout en collectant des données scientifiques sur de mystérieux cristaux roses pendant son temps libre (Les cristaux sont bien évidemment jaillis de nulle part en plein milieu de la ville! C’est tout à fait normal non?). Et ce n’est pas fini, en plus d’avoir ajouté de la science-fiction dans une bande dessinée qui à la base, relatait la vie quotidienne d’une jeune fille (qui nous ressemble ou pourrait être nous! c’est d’ailleurs ce que j’ai adoré lors de mes lectures), Julien Neel nous ajoute un drôle de … personnage?? Si on peut dire ça… car ce personnage en question, on ne sait pas qui il est. C’est un mystérieux homme raisin. Oui, vous avez bien lu. Un homme raisin qui en plus de ça suit Lou à la trace. Est-ce une métaphore pour nous dire qu’elle se drogue? Je vous avouerai que je suis perdue là.

Je suis déçue, mais alors déçue! Déjà parce que Lou ! est une bande dessinée qui m’a suivie durant toute mon enfance. J’ai grandi avec et je me voyais évoluer à travers elle. Alors à la sortie du nouveau tome, vous imaginez à quel point j’ai eu hâte de le lire, et je ne suis pas la seule dans ce cas. Mais alors un coup pareil, c’est pas sympa de la part de Julien Neel !

Je voudrais ajouter que les dessins aussi m’ont déçue, en plus d’avoir bâclé l’histoire qui pour moi est sans queue ni tête, j’ai l’impression qu’il n’a même pas pris le temps de bien dessiner non plus. On reconnait son coup de crayon mais voilà, c’est beaucoup plus bref, beaucoup plus brouillon, vous l’aurez compris beaucoup moins joli. Ah, et petite parenthèse personnage : Hors mi Lou et ses aventures fantastiques, pour ce qui est de la maman de Lou – personnage que j’adore totalement soit dit en passant – je trouve que c’est bien la seule qui est restée fidèle à son personnage! Après je suis également déçue pour le personnage de Tristan… mais pourquoi tant d’indifférence entre lui et Lou? En plus on dirait qu’il n’a pas grandi comparé à Lou et c’est vraiment du grand n’importe-quoi. Dans le genre il est resté « adolescent » voire complètement enfantin, on dirait qu’il n’a pas évolué du tout. Et ça fait un contraste énorme face à tous les changements qui ont bouleversé ce tome et par conséquent Lou.

Comme vous l’aurez compris, j’en attends beaucoup pour le prochain tome, qui j’espère reviendra « à la normale » et saura rattraper ce (il faut le dire) désastre que nous a fait Monsieur Neel. Un tome que je n’ai pas du tout aimé mais qui ne gâche pas ma joie et mon impatience à lire la suite (fort heureusement!!!).

– Citations –

En fait, un jour je me suis dit que le monde, c’était une sorte de puzzle. Chaque pièce n’avait de sens que lorsqu’elle était reliée aux autres.

*

C’est l’histoire d’une très jolie princesse, un peu idiote qui, depuis qu’elle est toute petite, bloque sur le même garçon stupide… Alors elle voudrait aller danser, pour oublier à quel point elle est bête, mais malheureusement, elle doit garder le dinosaure de sa maman qui est partie dans la nuit…

Lou l'âge de cristal


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Donc vous l’aurez compris : un bilan contrasté sur l’ensemble des tomes parus. En espérant que Julien Neel remonte le niveau dans son septième tome qui paraîtra en Octobre 2016 mais rien n’est joué ! Je reste néanmoins positive car Lou ! est une bande dessinée qui mérite son succès par son originalité et ses histoires tendres et propres à l’adolescence mais surtout à la vie.

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Lili à Chantalouette

Lili à Chantalouette

Paulette Blonay & Al. G.

Lili à Chantalouette

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

Monsieur Minet fait embaucher Lili par ses amies Dalila et Lakmé, directrices du très chic collège de jeunes filles Chantalouette. Chargée d’assister les professeurs et de surveiller les élèves, des jeunes filles de son âge, Lili s’aperçoit que sa cousine Julia est interne dans l’établissement. Cette dernière met tout en oeuvre pour faire renvoyer Lili et n’hésite pas pour cela à se liguer avec plusieurs de ses camarades. Mais Lili sympathise avec l’autre surveillante, l’excentrique anglaise Pam-Pam, et fait appel à Dan, son camarade américain, qui se déguise en jardinier simplet pour lui venir en aide incognito !

Prix : Offre de lancement à 1,99€ (éditions Hachette)  –  Nombre de pages : 48

– Mon avis –

Je ne connaissais pas cette bande-dessinée d’antan mais grâce aux éditions Hachette qui en sortent une collection prestige, j’ai pu me lancer dans ce tome datant de 1962 Lili à Chantalouette. Je ne suis pas du tout déçue par cette bande-dessinée que j’ai adoré ! Bien qu’elle soit ancienne, je l’ai trouvée très actuelle par les thèmes évoqués et son histoire.

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Cela fait trois semaines que Lili cherche un travail, en vain. Elle va alors aller confier ses soucis à Monsieur Minet qui n’est autre que son tuteur. Celui-ci a alors l’idée de la faire embaucher dans le collège très distingué Chantalouette dans lequel il exerce la profession de professeur de philosophie. Monsieur Minet étant très proche des deux sœurs tenant ce collège d’élite, Lili ne tarde pas à décrocher l’emploi de surveillante-assistante. Malheureusement pour elle, son horrible cousine Julia se trouve également à Chantalouette. Cette dernière est très jalouse de Lili et va tout faire pour la faire virer, à l’aide de ses amies et de son abominable mère la Comtesse de St-Herbu. C’est alors que, du bonheur d’avoir trouvé un emploi stable, Lili va passer au cauchemar des coups montés de sa cousine. Mais heureusement pour elle, ses amis sont là pour l’aider et rétablir la vérité au sein du collège Chantalouette.

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J’ai adoré Lili à Chantalouette. Cette bande-dessinée m’a fait tellement rire ! J’ai trouvé les vacheries de Julia extrêmement bien pensées mais « à malin, malin et demi ». J’ai aimé la personnalité de Lili vraiment très drôle, intelligente, sympathique et astucieuse : on peut facilement s’identifier à elle et on aimerait l’aider afin de contrer les plans diaboliques de Julia. Quant aux autres personnages, ils m’ont dans l’ensemble tous plu. J’ai aimé la gentillesse et la lucidité de Pam-Pam comme l’ingéniosité et la générosité de Dan. Il y a aussi Monsieur Minet qui m’a fait rire à un point ! Il se laisse manipuler facilement mais finit vite par réaliser qu’il s’est fait embobiner. Et c’est sa naïveté et sa crédulité qui lui donnent tout son aspect comique. De plus, il est un personnage à part entière, on dirait qu’il a son monde à lui. Et aussi, mention spéciale à Rarahu le perroquet de Lili avec ses répliques toujours cocasses et perspicaces ! L’histoire est pleine de rebondissements et emplie d’humour et de vitalité. De plus, les dialogues sont très bien rédigés, il y a vraiment de quoi lire et passer un agréable moment avec ce premier tome. 

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Pour ce qui est des dessins de cette bande-dessinée, ils sont vraiment très beaux, colorés – du moins une page sur deux – et travaillés. Et j’ai vraiment beaucoup aimé ce petit côté vintage avec une page sur deux en noir et blanc. J’avoue qu’au début cela m’a surprise, je m’étais même demandé si ce n’était pas une erreur d’impression. Mais on s’y habitue au fil de la lecture et cela donne tout le côté authentique à la bande-dessinée. 

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L’objet-livre en lui-même est somptueux avec son dos en tissu travaillé et sa merveilleuse première de couverture avec un effet usé. Tout prête à une autre époque tout en gardant un dynamisme pour le moins actuel et extrêmement bien pensé. 

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J’ai clairement adoré et adhéré à l’humour de Lili et c’est pour cela que je me suis procuré le second tome Lili au music-hall paru aux éditions Hachette. Je vous recommande vivement de découvrir cette superbe bande-dessinée car elle en vaut réellement le détour ! C’est frais, drôle, sympathique mais aussi plein d’innocence. Je m’explique. Malgré tous les mauvais coups que Julia a fait à Lili, j’ai trouvé que c’était « bon enfant ». Comment dire ? Contrairement au monde d’aujourd’hui où la vulgarité et la haine règnent, j’ai trouvé cette bande dessinée « saine » dans le sens où les sournoiseries de Julia restaient certes injustifiées et pas sympas du tout mais sans but de détruire Lili : pas de violence, de persécution ou de vulgarité par exemple.

J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette bande-dessinée pleine de justesse, de gaieté et de fantaisie !

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– Citation –

Les élèves sont devant la grille d’entrée du collège Chantalouette et réalisent que le vent a décroché une lettre là où il était écrit « Collège de jeunes filles ». Il manque désormais le I de « filles ».

Une collégienne – Oh, regardez !… Le vent a décroché une lettre !

Lili – Si on remplaçait ce I par un O, ce serait très drôle…

Rarahu – …Et très juste !

LilietRarahu

Dom Juan

Dom Juan

Molière

Dom Juan

Coup de coeur

– Résumé éditeur –

« L’hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus » : voilà comment Dom Juan se justifie auprès de son valet Sganarelle, scandalisé de voir son maître tromper tout le monde autour de lui, des femmes les plus naïves qu’il séduit sans vergogne aux hommes les plus nobles qu’il mène par le bout du nez sans se démonter. De fait, Dom Juan n’a qu’une ambition : jouir de tous les plaisirs, sans jamais céder aux sirènes de la morale. Il lui faut toutes les voluptés et il les obtient facilement en manipulant ses victimes avec des mots trompeurs. Seule la mort pourrait l’arrêter : n’est-ce pas elle justement qui vient le chercher, lorsque la statue du commandeur s’anime sous ses yeux ?

Débauché fameux ou épicurien averti, Dom Juan a suscité tous les débats, toutes les polémiques, toutes les analyses et, encore une fois, c’est Molière que l’on applaudit, lui qui n’a pas son pareil pour désigner et railler, mi-amer, mi-goguenard, les travers de la société.

Prix : 1,55€ (édition Pocket, collection Classiques)  –  Nombre de pages : 190

– Mon avis –

Ce que j’apprécie lorsque je lis une pièce de Molière, c’est la façon dont il mélange tragédie et comédie. Et dans Dom Juan, ce mélange des genres est intelligemment saupoudré de fantastique.

Dom Juan est un libertin qui s’assume : il n’éprouve aucune honte à séduire chaque femme qui se présente à lui et ne se fait pas prier pour se moquer ouvertement du monde. À ses yeux, rester avec une seule femme est impensable. Il veut pouvoir jouir de tous les plaisirs sans jamais se plier aux aspects moraux. À ses côtés son brave valet Sganarelle – confident et compagnon de longue date, toujours là pour aider notre protagoniste aux mœurs légères, bien que celui-ci ne soit pas toujours bienveillant à son égard.

Dans cette pièce de théâtre, j’ai beaucoup aimé le duo Dom Juan/Sganarelle. Leur relation étonnante rend la pièce plus attrayante et comique. Sganarelle ne cesse de critiquer son maître et pourtant on sent qu’il éprouve une grande admiration envers lui. Il le révulse et pourtant ne peut s’empêcher de l’imiter. Toutes les situations de cette pièce sont paradoxales et c’est ce qui m’a le plus plu.

La fin surprend par sa furtivité, sa brutalité et sa tragédie mais à la fois on s’y attend de la part de Molière. Je trouve d’ailleurs qu’elle apporte une certaine moralité à la pièce. Dom Juan est une pièce de théâtre qui m’a marquée et fait partie d’un de mes classiques favoris.

– Citations –

L’hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices à la mode passent pour vertus.

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SGANARELLE : A-t-on jamais rien vu de plus impertinent ? Un père venir faire des remontrances à son fils, et lui dire de corriger ses actions, de se ressouvenir de sa naissance, de mener une vie d’honnête homme, et cent autres sottises de pareille nature !

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DOM JUAN : Mon cœur est à toutes les belles, et c’est à elles à le prendre tour à tour, et à le garder tant qu’elles le pourront.

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L’endurcissement au péché traîne une mort funeste, et les grâces du Ciel que l’on renvoie ouvrent un chemin à sa foudre.